Arvind Kejriwal

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Arvind Kejriwal
Fonctions
Ministre en chef de Delhi
En fonction depuis le
(3 ans, 3 mois et 11 jours)
Prédécesseur President's rule
Ministre en chef de Delhi

(1 mois et 17 jours)
Prédécesseur Sheila Dikshit
Successeur President's rule
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance District de Bhiwani (Haryana)
Nationalité Indienne
Parti politique Aam Aadmi
Père Gobind Ran Kejriwal
Mère Gita Kejriwal
Conjoint Sunita Kejriwal
Enfants 2
Diplômé de IIT de Kharagpur

Arvind Kejriwal est un homme politique indien né le 16 août 1968, fondateur du parti politique Aam Aadmi et récipiendaire du prix Ramon Magsaysay en 2006 pour son action contre la corruption. Il est ministre en chef de Delhi depuis le 14 février 2015.

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Arvind Kejriwal nait le 16 août 1968 à Siwani, un village du district de Bhiwani dans l'Haryana. Il est l'aîné de trois enfants dans une famille aisée. Son père, Gobind Ran Kejriwal, est ingénieur électricien, et sa mère Gita Kejriwal une femme au foyer qui a réussi une excellente scolarité, fait exceptionnel car les filles de son village n'étaient en général pas éduquées. Son grand-père paternel Mangal Chand Bansal est un homme d'affaires fondateur de nombreuses entreprises et un riche propriétaire terrien.

Poussé par sa mère, les résultats scolaires du jeune Arvind Kejriwal sont brillants, il est studieux et finit régulièrement premier de sa classe. Après avoir hésité avec une carrière de médecin, il rejoint l'institut indien de technologie de Kharagpur. Contrairement à la plupart de ses camarades, il choisit de rester en Inde pour l'ensemble de ses études[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu son diplôme, Kejriwal rejoint en 1989 Tata Steel, une entreprise sidérurgique du groupe Tata. Il en démissionne en 1991 et rejoint Mère Teresa à l’hôpital de Nirmal Hriday à Calcutta. Il y reste un mois, puis participe à différentes œuvres sociales en attendant les résultats des concours administratifs qu'il avait passés.

En août 1992, il rejoint le département des impôts (Indian Revenue Service), où il découvre l'ampleur de la corruption généralisée quand son supérieur lui explique qu'il faut « mettre assez d'argent de côté pendant les premières années pour pouvoir être honnête le reste de sa carrière »[1].

Militantisme anti-corruption[modifier | modifier le code]

En 2000, Kejriwal fonde Parivartan (« changement » en hindi), organisation qui a pour but d'aider la population à lutter contre la corruption et le manque de transparence des institutions indiennes. Il reçoit le prix Ramon Magsaysay du dirigeant naissant en 2006 pour son action[2].

Il participe au mouvement anti-corruption indien de 2011 d'Anna Hazare.

Aam Aadmi[modifier | modifier le code]

En 2012, Kejriwal rompt avec Anna Hazare qui ne souhaitait pas que le mouvement entre en politique et fonde le « parti de l'homme ordinaire » (Aam Aadmi Party).

AAP termine deuxième des élections à Delhi en décembre 2013 et Kejriwal devient ministre en chef d'un gouvernement de coalition[3]. Il démissionne 49 jours plus tard après avoir échoué à faire passer une loi anti-corruption[4].

Kejriwal est mentionné parmi les 100 personnalités les plus influentes par Time en 2014[5].

Il est à nouveau candidat au poste de ministre en chef de Delhi lors des élections du face à son ancienne camarade du mouvement anti-corruption Kiran Bedi, candidate pour le Bharatiya Janata Party[6]. Aam Aadmi remporte 67 des 70 sièges, ce qui permet à Kejriwal de retrouver son poste un an jour pour jour après sa démission. Il prête serment le 14 février 2015[7],[8]. Ce résultat est la première défaite électorale du BJP depuis l'accession de Narendra Modi au poste de Premier ministre de l'Inde[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ramon Magsaysay Award Foundation, « Kejriwal, Arvind », sur RMAF (consulté le 16 février 2015)
  2. Ramon Magsaysay Award Foundation, « Kejriwal, Arvind », sur RMAF (consulté le 16 février 2015)
  3. « INDE • Le Parti de l'homme du peuple, au pouvoir », sur Courrier international (consulté le 11 février 2015)
  4. « INDE • Une démission pas ordinaire », sur Courrier international (consulté le 11 février 2015)
  5. Rajdeep Sardesai, « Arvind Kejriwal: The World’s 100 Most Influential People », sur TIME.com, (consulté le 7 février 2015)
  6. « Arvind Kejriwal May Just Have Pulled it Off, Show Exit Polls », sur NDTV.com (consulté le 7 février 2015)
  7. « Delhi chief 'to end VIP culture' », sur BBC News (consulté le 14 février 2015)
  8. « Inde: victoire surprise d'un parti anticorruption à Delhi », sur L'Express (consulté le 11 février 2015)
  9. « Inde : premier revers électoral pour Modi », sur Le Monde (consulté le 11 février 2015)