Artolsheim

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Artolsheim
Artolsheim
Blason de Artolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Sélestat
Intercommunalité Communauté de communes du Ried de Marckolsheim
Maire
Mandat
Dominique Martin
2018-2020
Code postal 67390
Code commune 67011
Démographie
Gentilé Artolsheimois
Population
municipale
996 hab. (2017 en augmentation de 6,75 % par rapport à 2012)
Densité 89 hab./km2
Population
aire urbaine
1 000 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 33″ nord, 7° 34′ 26″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 174 m
Superficie 11,25 km2
Localisation
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Liens
Site web www.artolsheim.fr

Artolsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Maison à colombages.
École d'Artolsheim.

Village du canton de Sélestat et de l'arrondissement de Sélestat-Erstein, sur la route D 468 et plus loin traversé par la voie rapide A35 de Bâle à Strasbourg, près du canal du Rhône au Rhin. Artolsheim est voisin des communes de Marckolsheim et de Bootzheim et se trouve à 12 km au nord-ouest de Sélestat, la plus grande ville. Le Rhin se situe à 2 km en direction de l'est du village. Une route conduit d'Artolsheim à la ferme de Schnellenbülh[1] où elle rejoint la route de Marckolsheim à Sélestat. On y trouvait jadis une source minérale vantant l'efficacité contre la goutte.

Artolsheim a la particularité d'être, parmi les communes françaises du territoire métropolitain, celle qui se situe le plus éloignée de la mer[2]. Elle se trouve à 430 km du golfe de Gênes et de l'embouchure de l'Escaut[2]. De surcroît, aucune de ces deux côtes ne se situe sur le territoire français.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Artolsvesheim en 817.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

On trouve dans la banlieue d'Artolsheim des restes d'une voie romaine. Ce village essentiellement agricole est étroitement lié avec celle de l'abbaye d'Ebersmunster. Dès le Xe siècle une église est édifiée dans le bourg. L'abbaye est également propriétaire d'une cour domaniale avant le XIIe siècle . L'évêché de Strasbourg administre le village, qu'il cède ensuite en fief à la famille noble des Rathsamhausen. Il passe ensuite à la famille des Rohan-Soubise qui le garde jusqu'à la Révolution. La chapelle de la croix fut longtemps un pèlerinage très fréquenté. Sur le ban communal était situé avant le XIVe siècle le village de Borenheim ou Birenheim décimé par la peste et autres calamités.

Ravagé pendant la guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Artolsheim est dévastée pendant la guerre de Trente Ans.

Village occupé lors de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1918, un état-major allemand s'installe dans le village lors de la retraite des troupes.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'ensemble de la population est évacué en Dordogne en 1939. La commune est prise en étau par l'offensive allemande en juin 1940. Dans la nuit du 15 mars 1944, un bombardier lourd de la Royal Air Force type Lancaster explosa, les sept membres d'équipage périrent.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Artolsheim

Les armes d'Artolsheim se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent à la fasce de sinople et à la bordure de gueules, au second de gueules aux neuf macles d'or. »[3].

Ce sont les armes des Rathsamhausen zum Stein (Ban de la Roche) associées à celles des Rohan-Soubise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2001 Roger Huber    
mars 2001 août 2018 Bernard Schultz   retraité
octobre 2018 En cours Dominique Martin[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2017, la commune comptait 996 habitants[Note 1], en augmentation de 6,75 % par rapport à 2012 (Bas-Rhin : +1,89 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
543477645789965925853892916
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
909934948958891887853908921
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
888891828734727697696694672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
716705630649643728848931998
2017 - - - - - - - -
996--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église catholique Saint-Maurice d'Artolsheim.
Chapelle de la Croix à Artolsheim.
Mairie d'Artolsheim.
Spritzenhaus-Waschtaus (fin du XIXe siècle).

Église Saint-Maurice (1850)[modifier | modifier le code]

L'église actuelle bâtie en 1850 comme le prouve la date indiquée sur le tympan du porche a sans doute été reconstruite sur l'emplacement d'une ancienne église remontant à la fin du XIVe siècle. C'est Antoine Ringeisen, architecte de Sélestat qui a établi les plans de l'église, en conservant certains éléments de la construction antérieure. Contrairement à plusieurs villages des environs, l'église d'Artolsheim a été épargnée par les bombardements et les batailles liés à la libération du village, en janvier et février 1945[réf. nécessaire].

Au cours de son histoire, l'église a fait l'objet de plusieurs travaux de restauration, notamment en 1983 et 1998. L'église se compose d'un vaisseau et de cinq travées qui viennent s'accoler à une tour axiale. Une sacristie vient se ranger contre le vaisseau. De larges fenêtres en plein cintre viennent éclairer harmonieusement l'intérieur de l'église. La tour est à trois niveaux.

Chapelle de la Sainte-Croix[modifier | modifier le code]

Il existe un lieu de pèlerinage dédié à la Sainte Croix qui se trouve au lieu-dit les Bains d'Artolsheim, lieu de l'ancien établissement thermal, en dehors du village. À proximité de cette chapelle s'élevait autrefois une source d'eau réputée pour ses vertus curatives connues depuis le Moyen Âge. La chapelle a été bénie le 10 septembre 1822 probablement à proximité d'un édifice plus ancien existant depuis le XVIIIe siècle qui était tombé en ruine. La chapelle est représentée par un vaisseau et deux travées. Des fenêtres en arc placées deux par deux éclairent la chapelle. La toiture est surmontée d'un pignon vers l'entrée. La chapelle a fait l'objet de travaux de restauration récemment.

Puits du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Spritzenhaus-Waschtaus (fin du XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Ancienne gare[modifier | modifier le code]

Blockhaus (1930)[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Herth (1963-), député du Bas-Rhin résidant à Artolsheim.
  • Thomas Seltz (1872-1959), homme politique.
  • François-Joseph Fahrner (1794-1883), Capitaine retraité et écrivain, né à Artolsheim (découverte de la marche du soleil-1856 et système solaire d'après la marche réelle du soleil-1869).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Schnellenbülh : ancien village entièrement dévasté pendant la guerre de Trente Ans, aujourd'hui disparu
  2. a et b IGN Magazine no 50, novembre-décembre 2008
  3. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  4. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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