Arto Paasilinna

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Arto Paasilinna
Description de cette image, également commentée ci-après

Arto Paasilinna (à 65 ans), , foire du livre de Helsinki.

Naissance (74 ans)
Kittilä, Laponie, Drapeau de la Finlande Finlande
Activité principale
Écrivain (romancier, journaliste)
Famille
Auteur
Langue d’écriture Finnois
Genres
Roman picaresque, comédie, satire, aventure
Adjectifs dérivés Paasilinnien

Œuvres principales

Arto Paasilinna /ˈɑr.to ˈpɑː.si.ˈlin.nɑ/, né le à Kittilä en Laponie, est un écrivain finlandais de langue finnoise[1].

Il est l’auteur de trente-cinq romans traduits en plus de vingt-sept langues (dont dix-sept en français à mi-2016). Il écrit aussi pour le cinéma, la radio et la télévision.

Paasilinna est, avec Mika Waltari, un des écrivains finlandais les plus connus dans le monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie[modifier | modifier le code]

Arto Paasilinna est né en 1942 dans un camion[2], en plein exode face aux forces soviétiques, durant la Guerre de Continuation ; sa famille, fuyant les combats, est chassée vers la Norvège, puis la Suède et la Laponie finlandaise. Paasilinna - qui signifie en finnois « forteresse de pierre »[2]- est un nom inventé par son père[2], né Gullstén, pour « finniser », comme beaucoup de Finlandais, un patronyme à consonance suédoise (à l'instar des personnes inspirées par le mouvement fennomane)[3]. Les circonstances de sa naissance et les premières années de sa vie ont fait dire à Paasilinna : « J’ai connu quatre états différents dans ma prime jeunesse. La fuite est devenue une constante dans mes récits, mais il y a quelque chose de positif dans la fuite, si avant il y a eu combat ».

Dès l'âge de treize ans, il exerce divers métiers, dont ceux de bûcheron et d'ouvrier agricole. A vingt ans, il décide de reprendre ses études afin de devenir journaliste et va à l’école Supérieure d’éducation populaire de Laponie (1962-1963). Il entre ensuite, comme journaliste-stagiaire, au quotidien régional Lapin Kansa (Le peuple lapon). Parlant de cette époque de sa vie, Paasilinna a indiqué : « J’étais un garçon des forêts, travaillant la terre, le bois, la pêche, la chasse, toute cette culture que l’on retrouve dans mes livres. J’ai été flotteur de bois sur les rivières du nord, une sorte d’aristocratie de ces sans-domicile fixe, je suis passé d’un travail physique à journaliste, je suis allé de la forêt à la ville. Journaliste, j’ai écrit des milliers d’articles sérieux, c’est un bon entraînement pour écrire des choses plus intéressantes. ».

Arto Paasilinna (à 66 ans) et une admiratrice, mai 2008, Salon du livre de Turin.

Il collabore de 1963 à 1988 à divers journaux et revues littéraires.

Il est marié à Terttu Annikki Paasilinna, née Kasper. Il a deux fils : Jyrki Petteri (1964) et Janne (1967). Paasilinna habite dans son domaine de Kuusilaakso (la Vallée des Sapins), à une heure d'Helsinki[2]. Reino Paasilinna, député européen, est son frère.

En octobre 2009, Arto Paasilinna est victime d'un accident vasculaire cérébral. Son fils Petteri Paasilinna a confirmé dans une interview accordée au journal Ilta-Sanomat en septembre 2011 que son père avait séjourné en maison de soin palliatifs en avril 2010[4].

Univers romanesque[modifier | modifier le code]

Arto Paasilinna (à 65 ans), novembre 2007, Moscou.

L’œuvre littéraire d'Arto Paasilinna est composée de nombreux romans (trente-cinq fin 2009), dont certains ont été traduits dans plus de vingt langues[réf. nécessaire] (notamment en français). Ses œuvres se caractérisent par un sens de l’humour et de la narration rares ; elles sont remplies d’une bonne humeur et d’une jovialité inhabituelles dans la littérature contemporaine, d’un humour doux-amer et burlesque. Les personnages singuliers, qui habitent dans différentes régions de Finlande, sont le trait marquant de ses écrits. La nature est, elle-même, un personnage à part entière dans ses romans. De ce fait, les œuvres de Paasilinna sont souvent qualifiées de « romans d'humour écologique »[5].

Les premiers romans sont du genre « grinçant » : Prisonniers du paradis, Le Lièvre de Vatanen, Un homme heureux, Le Meunier hurlant, La Forêt des renards pendus… Le plus connu de ceux-ci est Le Lièvre de Vatanen (1975), qui a été porté à l'écran en 1977 par Risto Jarva et en 2006 par Marc Rivière. La deuxième période[réf. nécessaire] est plutôt « picaresque », avec Petits suicides entre amis, Le Fils du dieu de l'orage et Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen. Dans la plupart de ses livres, on suit un protagoniste qui, d'une vie urbaine et relativement rangée, passe à une vie plus sauvage et proche de la nature.

Interrogé sur la suite de sa carrière d'écrivain, Paasilinna a répondu : « Les Finlandais ne sont pas pires que les autres, mais suffisamment mauvais pour que j’aie de quoi écrire jusqu’à la fin de mes jours »[6].

Arto Paasilinna a aussi écrit pour le cinéma, la radio et la télévision ; il s'intéresse aux arts graphiques et écrit des poèmes.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Versions originales[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Trente-cinq romans à mi-2016. (Les titres entre guillemets sont des indications littérales pour les livres non traduits ou dont le titre traduit est assez différent.)

  • 1972. Operaatio Finlandia (« Opération Finlandia »)
  • 1974. Paratiisisaaren vangit (litt. « Prisonniers de l'île paradisiaque », trad. Prisonniers du paradis, 1996)
  • 1975. Jäniksen vuosi (litt. « L'année du lièvre », trad. Le Lièvre de Vatanen, 1989)
  • 1976. Onnellinen mies (trad. Un homme heureux, 2005)
  • 1977. Isoisää etsimässä (« À la recherche de Grand-Père »)
  • 1979. Sotahevonen (« Le Cheval de guerre »)
  • 1980. Herranen aika (« Bon Dieu »)
  • 1981. Ulvova mylläri (trad. Le Meunier hurlant, 1991)
  • 1982. Kultainen nousukas (« Un parvenu en or »)
  • 1983. Hirtettyjen kettujen metsä (trad. La Forêt des renards pendus, 1994)
  • 1984. Ukkosenjumalan poika (trad. Le Fils du dieu de l'orage, 1993)
  • 1985. Parasjalkainen laivanvarustaja (« L'Armateur au bon pied »)
  • 1986. Vapahtaja Surunen (litt. « Surunen le sauveur », trad. Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés, 2015)
  • 1987. Koikkalainen kaukaa (« Koikkalainen l'extra-terrestre »)
  • 1988. Suloinen myrkynkeittäjä (trad. La Douce Empoisonneuse, 2001)
  • 1989. Auta armias (« Que le ciel nous aide »)
  • 1990. Hurmaava joukkoitsemurha (litt. « Un charmant suicide collectif », trad. Petits Suicides entre amis, 2003)
  • 1991. Elämä lyhyt, Rytkönen pitkä (litt. « La vie passe, Rytkönen reste », trad. La Cavale du géomètre, 1998)
  • 1992. Maailman paras kylä (litt. « Le Plus Beau Village du monde », trad. Le Cantique de l'Apocalypse joyeuse, 2008)
  • 1993. Aatami ja Eeva (« Adam et Ève »)
  • 1994. Volomari Volotisen ensimmäinen vaimo ja muuta vanhaa tavaraa (litt. « La Première Femme de Volomari Volotinen et autres vieilleries », trad. Le Dentier du maréchal, Madame Volotinen et autres curiosités)
  • 1995. Rovasti Huuskosen petomainen miespalvelija (trad. Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen, 2007)
  • 1996. Lentävä kirvesmies (« Le Charpentier volant »)
  • 1997. Tuomiopäivän aurinko nousee (« Le Jour du Jugement Dernier se lève »)
  • 1998. Hirttämättömien lurjusten yrttitarha (trad. Le Potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison, 2010)
  • 1999. Hirnuva maailmanloppu (« Une fin du monde hennissante »)
  • 2000. Ihmiskunnan loppulaukka (« Le Dernier Galop de l'humanité »)
  • 2001. Kymmenen riivinrautaa (litt. « Les Dix Mégères », trad. Les Dix Femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi, 2009)
  • 2003. Liikemies Liljeroosin ilmalaivat (« Les Dirigeables de l'homme d'affaires Liljeroos »)
  • 2004. Tohelo suojelusenkeli (litt. « L'Ange gardien maladroit », trad. Les Mille et Une Gaffes de l'ange gardien Ariel Auvinen, 2014)
  • 2005. Suomalainen kärsäkirja (« Le Livre finlandais de la trompe »)
  • 2006. Kylmät hermot, kuuma veri (« Nerfs de glace, sang chaud », trad. Sang chaud, nerfs d'acier, 2010)
  • 2007. Rietas rukousmylly (« Le Moulin à prière obscène »)
  • 2008. Neitosten karkuretki (« La Cavale des demoiselles »)
  • 2009. Elävänä omissa hautajaisissa (« Présent à son propre enterrement »)

Autres publications[modifier | modifier le code]

Liste partielle de ses ouvrages de non-fiction (essais, enquêtes, guides, etc.) :

  • 1964. Karhunkaataja Ikä-Alpi (trad. Ikä-Alpi, chasseur d'ours, 1991) – premier ouvrage publié
  • 1971. Kansallinen vieraskirja, graffiitti eli vessakirjoituksia (« Le livre d'or : les graffiti des toilettes »)
  • 1984. Seitsemän saunahullua suomalaista (trad. Un guide du sauna pour un homme d’affaires, 1996)
  • 1986. Kymmenen tuhatta vuotta (« Dix mille ans ») – histoire de la Finlande
  • 2002. Yhdeksän unelmaa (« Neuf rêves ») – autobiographie
  • 2003. Sadan vuoden savotta (« Cent ans de bûcheronnage ») – histoire forestière de la Finlande

Et plusieurs adaptations en bande dessinée :

  • 2002. Ronkoteus (trad. Ronkoteus, 2015), adaptation par Hannu Lukkarinen du roman Lentävä kirvesmies (1996, « Le Charpentier volant », non trad.)
  • 2006. Karvainen kamaripalvelija (non trad.), adaptation par Hannu Lukkarinen du roman Rovasti Huuskosen petomainen miespalvelija (1995, trad. Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen, 2007)

Versions françaises[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Dix-sept de ses romans sont traduits à mi-2016 :

Certains romans sont repris en omnibus :

Autres publications[modifier | modifier le code]

Deux de ses ouvrages de non-fiction sont traduits à mi-2016 :

  • 1991. Ikä-Alpi, chasseur d'ours (Karhunkaataja Ikä-Alpi, 1964)
  • 1996. Un guide du sauna pour un homme d’affaires (Seitsemän saunahullua suomalaista, 1984)

Plus des adaptations en bande dessinée (traduites ou françaises) :

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « "Famous Finns: Arto Paasilinna"], », virtual.finland.fi, ministère finlandais des Affaires Étrangères, département Communication et Culture,‎ 21 janvier 2000, copie archive.org de 2007 (consulté le 12 décembre 2015)
  2. a, b, c et d Xavier Houssin, « Arto Paasilinna "Ma manière picaresque" », Le Monde des livres, 8 juin 2007
  3. Note d'Anne Colin du Terrail, traductrice de La Forêt des renards pendus, Denoël (Folio 2869), 1994, pp. 68-69
  4. (fi) Iltasanomat Arto Paasilinna sai vakavan sairauskohtauksen [1].
  5. Le Lièvre de Vatanen. Folio, 2000. 4e de couverture.
  6. « L'humour flegmatique : Arto Paasilinna », L'Express, publié le 01/10/2005.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

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