Artnapping

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Le vol au musée Isabella Stewart Gardner en 1990 a été évalué à 500 millions de dollars.

L'artnapping (mot-valise néologique formé de art et kidnapping) est une pratique illégale qui consiste à voler une œuvre d'art à un musée ou à un particulier, dans le but de la restituer à son propriétaire contre une rançon, sans impliquer la police. L'artnapping évite au voleur d'avoir à chercher un receleur ou un acheteur (ce qui est difficile à accomplir dans la mesure où les œuvres volées sont listées et leur réapparition surveillée). La compagnie d'assurances du propriétaire a intérêt à payer la rançon si son montant est inférieur à la valeur de l'œuvre qu'elle devrait verser au propriétaire dans le cas contraire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette pratique a pris de l'ampleur à la fin des années 1960 et au début des années 1970[1]. Les derniers vols retentissants sont le vol au musée Isabella Stewart Gardner le 18 mars 1990 de tableaux de Rembrandt, Manet et Degas et Johannes Vermeer (dont Le Concert), vols le 10 février 2008 à la Fondation et Collection Emil G. Bührle, vols de deux tableaux de Van Gogh le 7 décembre 2002 dans le musée van Gogh. Le 22 août 2004, deux toiles d'Edvard Munch, Le Cri et La Madone, sont volés au musée Munch d'Oslo ; le 20 mai 2010, un Picasso, un Matisse, un Modigliani, un Braque et un Léger sont dérobés au musée d'art moderne de la ville de Paris[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. John Henry Merryman (Hastings College of the Law), Art and the Law, University of California, , p. 1134.
  2. « Les principaux vols d'œuvres d'art depuis 25 ans », sur Le Nouvel Observateur, (consulté le 5 octobre 2010)