Arthus-Bertrand (entreprise)

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Arthus-Bertrand
Image illustrative de l'article Arthus-Bertrand (entreprise)

Création 1803
Fondateurs Michel-Ange Marion
Personnages clés Michel-Ange Arthus-Bertrand
Forme juridique SAS
Siège social Drapeau de la France Paris Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Gil Piette
Activité Bijouterie, orfèvrerie, horlogerie
Produits Médailles, épées d'académiciens, trophées, bijoux, montres
Filiales Pichard-Balme
Site web www.arthus-bertrand.fr

Arthus-Bertrand est une entreprise française de médailleurs-joailliers créée en 1803 à Paris par Michel-Ange Marion, créateur d'une entreprise de broderie.

La maison Arthus-Bertrand conçoit et réalise des médailles civiles et militaires pour la France et de nombreux pays[1]. L'entreprise fabrique certaines décorations françaises ainsi que de multiples distinctions étrangères, ordres et mérites[2].

Elle est notamment à l'origine de la Légion d'honneur et du grand collier de la Légion d'honneur porté par les présidents de la république française

Deux siècles après sa création, Arthus-Bertrand continue de confectionner des médailles civiles et militaires d'après les mêmes procédés. Elle fabrique également des épées d'académiciens, des montres, des bijoux et des pièces d'orfèvrerie, des trophées.

En 2016, 243 artisans travaillent dans ses ateliers de production en Anjou et à Palaiseau.

Historique[modifier | modifier le code]

L'union de deux familles[modifier | modifier le code]

Drapeau d'apparat peint à la main.

Le , Napoléon Bonaparte instaure la Légion d'honneur. L'armée, qui veut des décorations pour récompenser ses soldats[3], doit alors trouver des fabricants[4].

En 1803, Michel-Ange Marion, officier de l'armée révolutionnaire, crée une entreprise de broderies et insignes militaires, à Paris[5]. Elle confectionne les drapeaux de l'armée napoléonienne[5], ornés du nom de l'unité à laquelle ils appartiennent, et réalise des décorations militaires, qui à l'époque sont brodées à même les uniformes. Napoléon commande la fabrication d'une médaille pour la Légion d'honneur à Michel-Ange Marion[6]. L'entreprise devient ainsi le fournisseur officiel des décorations militaires de l'armée française[3].

En 1797, un autre officier de l'armée révolutionnaire, Claude Arthus-Bertrand, passionné d'expéditions scientifiques[5], fonde une librairie. Il publie de nombreux livres comme Le Voyage autour du monde de Louis Isidore Duperrey, et devient l'éditeur officiel du ministère de la Marine.

En 1862, Claude, le petit-fils de Claude Arthus-Bertrand épouse Marie-Adelina, la petite-fille de Michel-Ange Marion[5]. Familles et entreprises s'unissent pour former la maison Arthus-Bertrand[5]. L'entreprise se développe autour de la broderie, la confection de drapeaux et la fabrication d'insignes civiles et militaires. Du mariage entre Claude et Marie-Adelina naît un fils : Michel-Ange Arthus-Bertrand[5], qui prendra les rênes de l'entreprise quelques années plus tard.

En 1910, alors que les ateliers se divisent entre la rue Hautefeuille et celle des Beaux-Arts à Paris[7], Michel-Ange Arthus-Bertrand décide de les regrouper. Il installe l'entreprise et ouvre une boutique sur la place Saint-Germain-des-Prés à Paris[5]. L'activité est consacrée à la fabrication de médailles civiles et militaires[5]. Sous son impulsion, Arthus-Bertrand devient le fournisseur officiel du ministère des Affaires étrangères[5].

Au début du XXe siècle, la maison fabrique des distinctions d'ordres nationaux, des décorations militaires, médailles d'honneur, du travail. Ces médailles sont réalisées à partir d'œuvres de la Renaissance italienne et gravées d'un saint ou d'un symbole pieux, complétées d'inscriptions et parfois ornées de diamants ou de pierres précieuses.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1918, l'entreprise familiale remporte le concours de la création de la croix de Guerre[8],[9].

En 1925, André, fils de Michel-Ange Arthus-Bertrand, prend la suite de l'entreprise. Il diversifie les activités de la maison. Il crée une collection de médailles de baptême et se lance dans la fabrication de bijoux[5].

En 1940, sous l'impulsion d'André Arthus-Bertrand, l'entreprise reproduit des bijoux anciens en bronze doré issus des collections du musée du Louvre ainsi que des musées nationaux[5],[10]. Arthus-Bertrand les distribue à travers son réseau de 600 points de vente[10]. Pendant les années 1990, la maison continue de fournir les boutiques des musées nationaux[11].

Dans l'entre-deux-guerres, la maison s'entoure de sculpteurs célèbres comme César ou Arman[10] et d'artistes comme Fernand Léger, ou plus récemment Niki de Saint-Phalle[7]. Auguste Bartholdi, collaborateur de la maison[7],[5], réalise le moule original de la Statue de la Liberté[1]. À l'occasion du bicentenaire de la statue, l'entreprise confectionne une série limitée des répliques d'après les moules originaux de l'artiste[7],[5].

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la maison réalise principalement des médailles[12]. André Arthus-Bertrand est décoré de l'ordre de la Francisque. À la fin de la guerre, le général Jean de Lattre de Tassigny se rend dans les ateliers d'Arthus-Bertrand pour commander de nouvelles décorations militaires[9].

Après la Seconde Guerre mondiale, l'entreprise est reprise par les trois fils d'André Arthus-Bertrand. Parmi eux figure Henri, le père de Nicolas, qui dirigera la maison dans les années 1980[5]. L'entreprise poursuit son développement et conquiert de nouveaux marchés[5]. Henri Arthus-Bertrand oriente notamment l'entreprise vers la conception et fabrication des épées d'académiciens[5].

Le , le général de Gaulle instaure l'ordre national du Mérite. À cette occasion, il souhaite créer une médaille. Charles de Gaulle passe lui-même commande auprès d'Henri Arthus-Bertrand, qui recevra lui-même cet ordre trois ans plus tard[13]. La maison est chargée de fabriquer la médaille de l'ordre national du Mérite[5]. C'est alors le graveur Max Leognany qui la réalise[5].

Le grand collier de la Légion d'honneur[modifier | modifier le code]

En 1953, la maison Arthus-Bertrand se voit confier la réalisation du grand collier de la Légion d'honneur[8],[14]. L'entreprise l'imagine et le conçoit dans ses ateliers situés en région parisienne[1],[15]. Il est réalisé à partir des dessins de Raymond Subes, ferronnier, et du décorateur André Arbus[16].

Le grand collier de la Légion d'honneur est porté par chaque président de la République française lors de la cérémonie d'investiture[15]. Le premier président à l'arborer est Vincent Auriol le 1er décembre 1953[14].

Le grand collier revient dans les ateliers à chaque élection présidentielle pour y graver le nom du président de la République récemment élu. Le nom est gravé au dos d’un médaillon représentant un symbole de l'armée française[8].

Le grand collier de la Légion d'honneur pèse 952 grammes[16] et est composé de seize médaillons. Sur chacun d'eux se trouve un symbole de la Nation, ainsi que le nom du président avec les dates de prise et de fin de fonction[15]. Alors que le nom de Jacques Chirac est gravé sur deux médaillons, l'un symbolisant l'artillerie (deux fusils croisés), l'autre l'infanterie (grenade), celui de Nicolas Sarkozy se trouve derrière une ancre, représentant la marine[15]. Le nom de François Hollande est quant à lui gravé derrière un médaillon représentant une tête de cheval, symbole des blindés[15]. Ces médaillons entourent les lettres H et P représentant les mots « honneur » et « patrie »[16].

En 2012, l'entreprise est toujours considérée comme la spécialiste des médailles et décorations[9]. Les militaires français et étrangers continuent de porter des insignes fabriquées par l'entreprise, plus de deux siècles après sa création[3].

Les épées d'académiciens[modifier | modifier le code]

Épées d'académiciens.

Parallèlement aux insignes, drapeaux et décorations militaires, la maison Arthus-Bertrand réalise des bâtons de commandement ainsi que des épées d'académiciens[7].

L'entreprise imagine et conçoit la plupart des épées des membres de l'Académie française, dans ses ateliers à Palaiseau[17].

Chaque épée est unique et nécessite trois à quatre mois de travail. Dessus, sont gravés les symboles de ce qui a compté dans la vie et la carrière de l'académicien[17].

En 1980, l'entreprise dessine et fabrique l'épée du chimiste Bernard Pullman[18].

En 2011, lors de sa cérémonie d'intronisation, l'écrivain François Weyergans arbore l'épée de son ami le chorégraphe Maurice Béjart[19]. Créée par Arthus-Bertrand, elle comporte une compression de César avec des chaussons de danse et une médaille de Notre-Dame de la Garde. François Weyergans fait ajouter sur la lame l'alphabet et une devise[20].

En 2012, l'écrivain franco-libanais Amin Maalouf fait graver sur son épée une Marianne et un cèdre du Liban, ainsi que les premiers mots d'un poème écrit par son père[21]. Celle du réalisateur Gérard Oury dispose quant à elle d'une garde représentant une pellicule, tandis que l'épée du professeur Luc Montagnier montre la structure de l'ADN[17].

La mode des pin's[modifier | modifier le code]

En 1983, Nicolas Arthus-Bertrand, représentant de la 6e génération de la famille[22], rentre dans l'entreprise, à la demande de son père Henri[5], après avoir passé 25 ans dans la publicité[12]. Il oriente alors l'entreprise vers la fabrication d'objets promotionnels[12].

En 1986, Nicolas Arthus-Bertrand lance la mode des pin's en France[12] à l'occasion du tournoi de Roland-Garros[23]. Très vite, le public s'empare de ces objets et la demande explose[24]. Un an et demi plus tard, l'entreprise fabrique plus d'un million d'épinglettes par mois[5].

En 1990, 240 millions de pièces sont importées en France[25]. Les pin's d'Arthus-Bertrand sont copiés et fabriqués en Asie. Les pin's asiatiques sont réalisés en résine alors que les modèles haut de gamme de l'entreprise familiale sont en émail[26]. Les collectionneurs ne s'échangent que des modèles d'Arthus-Bertrand[25],[26].

La vague des pin's déferle sur la France jusqu'aux Jeux olympiques d'Albertville en 1992[23]. Cette année-là, Arthus-Bertrand réalise la moitié de son chiffre d'affaires avec les épinglettes[10]. Mais la mode passe et les ventes s'effondrent. Alors qu'elles représentent 120 millions de francs en 1992, elles chutent et passent à 40 millions l'année suivante[10].

L'entreprise anticipe la fin du phénomène et réalise trois acquisitions en 1993[10]. La société rachète deux concurrents sur le marché des médailles, ainsi que la marque d'horlogerie Emerich & Merson, destinée à renforcer les activités de bijouterie et joaillerie d'Arthus-Bertrand[10].

Trophées et médailles souvenir[modifier | modifier le code]

En 2002, Arthus-Bertrand confectionne des drapeaux d'apparat, des médailles civiles et militaires, des épées d'académiciens, des pin's, des bijoux[1] et des montres[6]. L'entreprise réalise également des trophées sportifs[1] comme celui de la coupe d'Europe des Nations[6], l'America's Cup[1] ou du rallye Louis Vuitton Classic[7].

En 2003, l'entreprise se lance dans la fabrication de médailles souvenir, disponibles dans la plupart des sites touristiques français et européens[12]. La maison Arthus-Bertrand conçoit également les distributeurs destinés à les vendre. L'entreprise est alors réputée pour ses créations et la qualité de ses médailles[27]. Plusieurs millions de médailles souvenir sortent des ateliers de production en 2013[28].

La même année, la société familiale célèbre le bicentenaire de sa création[8].

En 2012, Arthus-Bertrand frappe et commercialise l'ensemble des décorations militaires et civiles françaises dont la médaille d'honneur du travail, les Légions d'honneur ainsi que la dernière décoration officielle française : la médaille d'honneur de la santé et des affaires sociales (décret 2012-169 du 2 février 2012). L'entreprise familiale réalise également l'ordre national du Mérite, des médailles étrangères ainsi que les épées d'académiciens[15].

Certaines médailles sont gravées par Joaquin Jimenez qui a également signé des monnaies françaises dont les pièces de 1 et 2 euros.

En 2014, l'entreprise continue de fabriquer des objets promotionnels (porte-clés, stylos, sabliers…)[7].

Cette année-là, Arthus-Bertrand obtient le label Entreprise du patrimoine vivant, qui récompense les sociétés françaises aux savoir-faire artisanaux d’excellence[29],[30].

Produits[modifier | modifier le code]

Médailles et décorations[modifier | modifier le code]

Médailles religieuses.

Parallèlement aux décorations militaires françaises et étrangères, la maison Arthus-Bertrand continue de peindre et de broder à la main des drapeaux d'apparat[7].

L'entreprise réalise l'ensemble des décorations officielles françaises ainsi que de nombreux ordres étrangers en relation directe avec les gouvernements.

Parmi ses dernières réalisations : la médaille du bachelier, la médaille d'honneur de la santé et des affaires sociales, la médaille de la sécurité intérieure, la médaille de la protection militaire du territoire.

L'entreprise réalise également des médailles religieuses et civiles. Ainsi, en 2007, Dassault Aviation fait frapper une médaille à l'occasion de la certification de son nouvel appareil : le Falcon 7X[31]. Un an plus tard, la maison grave des étiquettes à bagage en métal pour les entreprises[32].

En 2008, l'entreprise se décline autour de trois activités[5]. La première, historique, est celle des médailles et décorations militaires[5]. Parallèlement à la France, Arthus-Bertrand fournit une cinquantaine de pays[5].

Un an plus tard, Arthus-Bertrand crée une médaille pour les bacheliers. Plus de 5 000 exemplaires sont vendus la première année. En 2014, près de 50 000 médailles sont écoulées[33].

La maison réalise également des médailles de baptême et plus généralement des bijoux de naissance[34].

Bijouterie[modifier | modifier le code]

Des médailles de baptême à la bijouterie, il n'y a qu'un pas qu'Arthus-Bertrand franchit[7]. Les médailles constituent la collection la plus étoffée de la maison[7]. Au fur et à mesure, Arthus-Bertrand se spécialise dans la joaillerie. L'un de ces bijoux phares est la bague Princess[35],[36]. Dans cette création, le diamant est serti comme une couronne[37]. L'autre bijou emblématique est la manchette Rencontre, sorti des ateliers début 2014. Portée par la présentatrice Karine Ferri à plusieurs reprises à la télévision, cette création est confectionnée en or jaune et pavée de diamants[38],[39].

L'entreprise confectionne également des bracelets, des manchettes, des sautoirs[40], des colliers[41]

Parmi les nombreuses créations se trouvent notamment la ligne Rêve de nacre en or jaune et nacre sortie en 2007[42] et la bague Cubix en turquoise et argent créée en 2013[43].

En 2014, Arthus-Bertrand lance la collection Tendre Pensée, inspirée des fleurs. Les bijoux allient alors l'or jaune et l'agate blanche. La même année, la maison reprend le thème des abeilles à travers Beedule, une série de produits confectionnés en or, perles, agate et citrine[44]. Parallèlement, la marque lance Royale, une ligne de bracelets en or et trèfle à quatre feuilles surmonté d'un diamant[45].

Pour certains de ces bijoux ou objets décoratifs, Arthus-Bertrand fait appel à des artistes comme Hilton Mc Connico[10], Claude et François-Xavier Lalanne, Pierre-Yves Trémois, Nathalie Decoster, le styliste Franck Michel[5], Marie-Paule Quercy en 2009[46], Peggy Huyn Kinh ou encore Jean-Charles de Castelbajac[7].

En 2016, Arthus-Bertrand nomme Emmanuel Aubry comme directeur artistique. Les lignes Jazz, Le Tabou, Quartier Latin et Saint Germain sont lancées[47].

Horlogerie[modifier | modifier le code]

La maison Arthus-Bertrand crée aussi des pièces d'horlogerie[48]. En 2009, l'entreprise présente une série de montres réalisées en argent. La pièce maîtresse de cette collection est un chronographe à quartz équipé d'un cadran noir et d'un boîtier poli en argent 925[49].

En 2014, la maison crée une collection de montres pour hommes. Cette ligne de douze modèles est baptisée « 1803 » en référence à l’année de création de l'entreprise[48]. Fabriquée en France, la collection 1803 est équipée d'un mécanisme suisse à quartz et d'un boîtier en acier.

Objets promotionnels[modifier | modifier le code]

Si l'entreprise a lancé la mode des pin's en France dans les années 1990, elle continue de produire des objets promotionnels. Ainsi en 2014, à l'occasion des 50 ans de son soin Absolue, la marque de cosmétique Lancôme fait appel à Arthus-Bertrand pour concevoir un écrin pour la crème Absolue L'Extrait. Le coffret anniversaire est en métal doré, perforé comme de la dentelle[50]. Il est vendu en édition limitée à 500 exemplaires à travers le monde[51].

En 2014, Arthus-Bertrand confectionne des médailles, des décorations, de la bijouterie, joaillerie et de l'orfèvrerie[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Médaille de la Légion d'honneur.

En 1994, l'entreprise réalise 40 % de son chiffre d'affaires avec les objets promotionnels, 30 % avec la bijouterie et l'horlogerie, et 30 % avec les médailles et insignes militaires[10].

En 1998, Arthus-Bertrand compte 180 salariés et enregistre 150 millions de francs de chiffre d'affaires[52].

En mai 1999, Arthus-Bertrand rachète le même jour deux entreprises de Saumur : Balme et Pichard[53], spécialisées dans la fabrication de médailles[54]. Pichard-Balme devient alors une filiale du groupe Arthus-Bertrand. Spécialisée dans la confection de médailles, décorations et objets précieux, elle dispose de deux sites de production à Saumur et Allonnes[55].

En 2002, la maison Arthus-Bertrand compte 300 salariés et réalise 37 millions d'euros de chiffre d'affaires[6]. Nicolas Arthus-Bertrand et son frère Benoît sont à la tête de l'entreprise familiale.

En 2005, l'entreprise compte 250 points de vente en France[12]. Un an plus tard, elle réalise 34 millions d'euros de chiffre d'affaires[5]. Elle dispose d'un réseau de 250 détaillants répartis sur toute la France. Arthus-Bertrand compte également trois magasins : deux à Paris et un à Lille, ouvert en décembre 2007[12].

En 2010, Gil Piette devient directeur général d'Arthus-Bertrand[4].

En 2012, Arthus-Bertrand rachète l'entreprise Augis, spécialisée dans la réalisation de bijoux pour enfants. La fabrication est regroupée dans les ateliers d'Arthus-Bertrand[56].

En 2012, la famille Guerrand-Hermès participe au capital de l'entreprise à hauteur de 45 %[22]. Elle est l'une des trois branches de la famille Hermès[57],[58].

En octobre 2012, Nicolas Arthus-Bertrand, PDG et cousin du photographe Yann Arthus-Bertrand[1], cède la place à Gil Piette, à la tête de l'entreprise[22]. Celui-ci détient 10 % de l'entreprise[22]. Gil Piette est le premier PDG d'Arthus-Bertrand extérieur à la famille[59]. Il continue d'être accompagné par Nicolas et Benoît Arthus-Bertrand[4]. Le nouveau PDG envisage alors d'augmenter le chiffre d'affaires de 34 à 45 millions d'euros en cinq ans, tout en doublant ses résultats[60].

En 2012, Arthus-Bertrand réalise 34 millions d'euros de chiffre d'affaires pour un résultat net de 1,1 million d'euros[61].

En 2013, Arthus-Bertrand accroît son activité de sous-traitance pour les entreprises de luxe . Le groupe met en avant la fabrication française de ses produits et la possibilité de confectionner des petites séries[62].

Le groupe assure à lui seul la moitié des ventes de médailles en France. Chaque année, le groupe commercialise 115 000 médailles. La filiale Pichard-Balme assure 65 000 ventes par an et Augis 30 000. Arthus-Bertrand, avec son positionnement haut de gamme, enregistre 20 000 ventes par an[63].

En 2014, Arthus-Bertrand ouvre une nouvelle boutique à Lille[64].

Gravure d'une matrice.

En 2014, la maison travaille pour une quarantaine de pays[4]. L'export représente 35 % du chiffre d'affaires de l'entreprise. La clientèle d'Arthus-Bertrand est composée d'habitués et de personnalités politiques et médiatiques[5].

La maison Arthus-Bertrand dispose de dix magasins : trois à Paris, un à Lille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Deauville, Cannes, et Bruxelles

Savoir-faire[modifier | modifier le code]

Pour réaliser ses créations, Arthus Bertrand emploie des dessinateurs, médailleurs, brodeurs, joailliers, sertisseurs, émailleurs, argenteurs, etc[7]. Leur savoir-faire font la qualité des pièces d'Arthus-Bertrand[5]. Certaines opérations comme la gravure, l'émaillage et le polissage sont effectuées manuellement[7].

Dans les ateliers, la machine de gravure au laser et la fraiseuse à commandes numériques côtoient la presse à estamper qui date de 1924[1]. Chaque pièce est confectionnée artisanalement[1]. Depuis sa création en 1803, la maison Arthus-Bertrand a gardé ses techniques de fabrication traditionnelle[3]. Les artisans travaillent de nombreux métaux précieux et des matériaux fragiles comme la nacre.

25 étapes sont nécessaires pour confectionner une médaille[63]. La fabrication débute avec le trait de crayon du dessinateur[63]. Une sculpture est ensuite réalisée en terre ou en plâtre afin de confectionner un moule en bronze ou résine[63]. La création est numérisée puis reproduite sur une matrice. Le sculpteur intervient éventuellement pour peaufiner le résultat et faire ressortir les finitions[63]. Puis, lorsque la matrice est installée sur des presses de 300 à 2 000 tonnes, elle frappe la médaille plusieurs fois afin d'obtenir le résultat voulu (estampage)[63]. Lors de la finition, divers traitements permettent d'apporter de la brillance à l'objet[63]. Enfin, la médaille est polie à l'aide d'une patine[63].

En 2014, 240 artisans travaillent dans les ateliers en Anjou et à Palaiseau[4]. Cette année-là, Arthus-Bertrand produit 5 millions de pièces (médailles, horlogerie, épées, décorations militaires et civiles, orfèvrerie, bijouterie)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Actualys, « DÉCORATIONS OFFICIELLES | Monnaie de Paris », sur www.monnaiedeparis.fr (consulté le 12 avril 2017)
  3. a, b, c et d « D'où viennent les médailles ? », sur Armée de Terre,
  4. a, b, c, d, e, f et g « Le Paris de Gilles Piette, PDG de la maison Arthus-Bertrand dans Paris est à vous », sur BFM Business,
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z et aa « Arthus-Bertrand : deux siècles de création », sur Les Échos,
  6. a, b, c et d « Les 100 qui font bouger le VIE », sur L'Express,
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Arthus-Bertrand : de la médaille aux bijoux », sur fashions-addict.com
  8. a, b, c et d « Henri Arthus-Bertrand se souvient du collier du président », sur Le Maine libre,
  9. a, b et c « Henri Arthus-Bertrand, 100 ans de chance », sur Ouest-France,
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Arthus-Bertrand a bien préparé l'après pin's », sur Les Échos
  11. « Les bonnes affaires des musées », sur Le Point,
  12. a, b, c, d, e, f et g « Arthus-Bertrand, créé en même temps que la Légion d'honneur », Les entreprises les plus anciennes de France, sur Journal du Net
  13. « Le créateur de “bijoux” républicains a 100 ans », sur Les Nouvelles de Sablé,
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  15. a, b, c, d, e et f « Le grand collier du président gravé du nom d'Hollande », Audrey Morel, Le Figaro,
  16. a, b et c « Hollande couvert d'or », sur Europe 1,
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  20. « Académie française : Weyergans est arrivé… en retard », sur TF1 News,
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  27. Article consultable sur marine-a-paris.fr : « Arthus-Bertrand: deux siècles de création », Magazine "Série limitée" n°63, supplément des Échos, Les Échos,
  28. « Pichard-Balme : un avenir en or », sur Le Courrier de l'Ouest
  29. « L’excellence des savoir-faire français », sur Entreprise du Patrimoine Vivant
  30. « Bienvenue aux nouvelles entreprises labellisées », sur Entreprise du Patrimoine Vivant
  31. « Une médaille signée Arthus-Bertrand pour la certification du Falcon 7X », sur Aerobuzz.fr
  32. « Arthus-Bertrand place le cadeau d'affaires sous le signe du voyage », sur Action commerciale
  33. « Le business du bac, ça peut rapporter gros », sur Le Monde
  34. « Dix bijoux de naissance à offrir (ou se faire offrir) », sur L'Express
  35. « Les plus belles bagues de fiançailles », sur Femme Actuelle
  36. « Dix bagues de fiançailles entre 500 et 2000 euros », sur L'Express
  37. « La bague de fiançailles Princess d'Arthus-Bertrand », sur Vogue
  38. « La manchette Rencontre en or jaune 18 carats pavé de diamants Arthus-Bertrand », sur Puretrend.com
  39. « Les manchettes Rencontre pavé d'Arthus-Bertrand », sur Vogue
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  61. « Saumur : Pichard-Balme, parti pour rester », sur CCI de Maine-et-Loire,
  62. « Mobilisation collective sur le dossier Pichard Balme et la création d’emplois », sur Saumur kiosque,
  63. a, b, c, d, e, f, g et h « Médailles religieuses : un marché sous-estimé », sur Le Bijoutier,
  64. « Arthus-Bertrand ouvre une nouvelle boutique à Lille », sur Issimmag.fr,

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]