Arthur Duray

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Arthur Duray
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Date de naissance
Date de décès
Nationalité Drapeau de la France France
Arthur Duray vainqueur du kilomètre de Dourdan 1903 - record du monde à 136,363 km/h sur Gobron-Brillié 100 hp.
Arthur Duray éphémère recordman du monde à la Coupe de Rotschild en 1904, à 142,85 km/h sur Gobron Brillié Paris-Madrid 100 hp, à Nice (2ème, derrière Louis Rigolly).

Arthur Duray () est un pilote automobile franco-américain, d'ascendance belge.

Né de parents belges à New York (États-Unis), il obtient par la suite la nationalité française, ayant passé la majorité de son existence en France[1], ce qui lui permet de disputer la dernière Coupe automobile Gordon Bennett 1905 avec l'équipe de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, il commence par des courses cyclistes vers 1893, et ce durant près de cinq ans.

Outre ses nombreuses participations à des compétitions automobiles (premières apparitions lors du Critérium de Spa 1898 sur "La Torpille", puis à la côte de Château-Thierry, à quelques courses dans les Ardennes belges, et la même année au Paris-Vienne 1902, le tout avec Gobron-Brillié[2]), il est probablement mieux connu aujourd'hui pour avoir battu le record de vitesse terrestre à trois reprises avec sa Gobron-Brillié, entre juillet 1903 (à 21 ans, âge où il est deuxième au Mont Ventoux) et mars 1904 (notamment lors d'une victoire au kilomètre de Dourdan en novembre 1903, à 136.363 km/h[3]). En 1904 toujours, il remporta la troisième Coupe de Caters[4] en avril à la semaine de Nice (une course de côte aux "Quatre Chemins", sur la route de la Corniche) sur Gobron-Brillié 100 hp[5], devant son équipier Louis Rigolly avec le même type de véhicule[6], et il termina 5e de la seconde Coppa Florio organisée à Brescia sur Darracq puis 3e en côte à La Consuma avec la même marque.

Vainqueur du Circuit automobile des Ardennes en 1906 sur De Dietrich 130 hp (constructeur dont il fut pilote officiel durant plusieurs années) et de la course Saint-Pétersbourg-Moscou en 1907 sur De Dietrich 60hp[7], il termina second de la Coppa Florio en 1905 sur Lorraine-Dietrich et des 500 miles d'Indianapolis 1914 sur Peugeot, troisième de la Coupe Vanderbilt en 1906 sur Lorraine-Dietrich, ainsi que quatrième de la Targa Florio en 1907, sixième de la Coupe Gordon-Bennett en 1905 disputée en Auvergne, et huitième du Grand Prix de l'A.C.F. en 1914, le tout avant la guerre. En 1907, il fut en tête du Grand Prix de France jusqu'à 32 kilomètres de l'arrivée, devant abandonner sur bris d'un roulement à bille dans la boîte de vitesse de sa Lorraine-Dietrich[8]. En 1913 il termina aussi quatrième du premier Grand Prix automobile de Russie à Saint-Pétersbourg en performance pure sur Métallurgique, fut deuxième en régularité (vitesse moyenne sur chaque tour), et gagna au calcul de performance des moteurs[9],[10].

En 1912, il conduisit de plus la Fiat S76 Record sur une vaste étendue plate près d'Ostende, atteignant les 225 km/h. Pour cause d'irrégularité dans la modalité d'enregistrement de sa performance, le record n'a alors pas été homologué.

Durant la guerre, il est un temps chauffeur sur la ligne de front à bord d'une Delaunay-Belleville, lorsqu'il est capturé par l'ennemi et brièvement emprisonné.

Le premier conflit mondial terminé, il fut encore 2e du Grand Prix de l'A.C.F. Sport à Strasbourg en 1922 sur Voisin C3[11], 2e de la Coupe de l'Autodrome de Miramas (ou Grand Prix de Marseille)[12] et 3e du Match des Champions de Montlhéry en 1924 sur D'Aoust/Hispano-Suiza V8 (ainsi que 6e du GP de l'A.C.F. sur Ariés), puis 2e du Gran Premio del Vetturette de Monza et vainqueur du Grand Prix du Salon Cyclecars à Montlhéry en 1926 sur Amilcar C6, 2e du Grand Prix de Provence et vainqueur du Grand Prix automobile de l'U.M.F. pour Voiturettes à Montlhéry en 1927 toujours sur Amilcar C6 (de plus 4e de la Coupe Georges Boillot sur Ariès la même année), ainsi que quatrième du Grand Prix de Belgique plus tardivement, en 1930 lors de la deuxième édition de l'épreuve après cinq ans d'absence de celle-ci. Sa dernière apparition en Grand Prix eut lieu lors du GP de l'A.C.F. en 1931, à 49 ans, associé alors à "W.Williams" sur Bugatti T35C[13].

Il participa aux 24 Heures du Mans à quatre reprises, en 1924, 1926, 1927 et 1928, toujours sur Ariès (abandons).

Il participa aussi aux 24 Heures de Spa à sept reprises, en 1925 puis de 1927 à 1933, et fut cinq fois vainqueur de classe (1.1L.), en 1927, 1928, 1929, 1931 et 1933, trois fois sur Ariès, une sur B.N.C., et une sur Amilcar C6 à 51 ans (meilleur résultat absolu 8e en 1928).

Sa carrière s'est ainsi étalée sur une trentaine d'années.

En son hommage, le coureur américain George Stewart, double poleman en 1925 et 1928 à l'Indy 500 sur Miller et surnommé The Flying Frenchman bien que non français, changea de nom et devint Leon Duray, participant même à des Grand Prix européen entre 1929 et 1932, à Monza sur Miller 91.

Records du monde[modifier | modifier le code]

  • 1903 (17 juillet): 134.32 km/h à Ostende, sur Gobron-Brillié type Paris-Madrid ("La Torpille");
  • 1903 (5 novembre): 136.36 km/h à Dourdan, sur Gobron-Brillié Paris-Madrid;
  • 1903: des 100 kilomètres, lors du Circuit automobile des Ardennes, sur Darracq;
  • 1904 (31 mars): 142.85 km/h à Nice, sur Gobron-Brillié Paris-Madrid.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


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