Arsenie Boca

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Arsenie Boca
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Le père Arsenie Boca

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
SinaiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Zian Boca
Nationalité
Activités
Peintre, théologien, religieux chrétienVoir et modifier les données sur Wikidata

Arsenie Boca, né Zian Boca à Vața de Sus (județ de Hunedoara) le 29 septembre 1910 et mort à Sinaia le 28 novembre 1989, est un prêtre de l'Église orthodoxe roumaine, considéré par certaines sources comme le plus grand maître spirituel qu'ait connu la Roumanie au XXe siècle. Il est aussi fresquiste et traducteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 29 septembre 1910 à Vața de Sus, Arsenie Boca fait ses études jusqu'à 1929 au lycée orthodoxe Avram Iancu.

La même année, il entre à l'académie de théologie de Sibiu, où il reste jusqu'en 1933, quand, grâce à une bourse octroyée par le métropolite Nicolae Balan, il part étudier à l'institut des beaux-arts de Bucarest. Parallèlement à ces cours, il suit, à la faculté de médecine, ceux du professeur Rainer Francisc et étudie les mystiques chrétiens auprès du professeur Nichifor Crainic de Bucarest.

À cette époque, le professeur Costin Petrescu lui commande une représentation de Michel Ier le Brave. Il est envoyé par le métropolite Balan au mont Athos afin d'obtenir certains manuscrits de la Philocalie en roumain et grec ; pendant ce voyage, il vit une expérience spirituelle profonde, qui sera importante dans son chemin vers le monachisme.

En 1940, à l'âge de vingt-cinq ans, il est ordonné diacre et reçoit la tonsure et l'ordre sacré. Deux ans plus tard, il est nommé starets au monastère Brâncoveanu.

Il est emprisonné en 1945, pendant l'occupation de la Roumanie par l'armée soviétique puis une deuxième fois le 14 mai 1948, pour deux mois, accusé d'avoir aidé les anti-communistes des monts Făgăraș. Pour sa sécurité, le métropolite Balan le transfère en 1948 au monastère Prislop (ro), où il est nommé starets. Il est de nouveau arrêté en 1950, 1951, 1953, 1955 et 1956. En 1959, il est accusé d'irrégularités financières dans la gestion du monastère (accusation, accusations dont il ne sera blanchi qu'en 1998, après sa mort) et exilé à Bucarest, où il est autorisé à effectuer des peintures d'églises afin de pourvoir à sa subsistance.

Constamment surveillé par la Securitate, il se retire au monastère de Sinaia, où il travaille à l'embellissement de l'église de Drăgănescu, dédiée à saint Nicolas[1]. Décédé le 28 novembre 1989, il est enterré, selon son désir, au monastère Prislop, le 4 décembre 1989. Bien qu'il n'ait pas été canonisé, il est considéré comme un saint, voire « le saint de Transylvanie »[2],[3] et des centaines de pèlerins se rendent chaque année sur sa tombe[4].

La Philocalie[modifier | modifier le code]

Il aide son supérieur, le père Dumitru Stăniloae (qui a été son professeur à Sibiu), à traduire la Philocalie. Il met à sa disposition les manuscrits rapportés de son voyage au mont Athos, relit les textes, dessine la couverture du livre et contribue à la publication de la collection en souscrivant à plusieurs abonnements.

Durant la première publication, le père Stăniloae Boca le nomme chef-lecteur de la Philocalie roumaine.

Œuvres posthumes[modifier | modifier le code]

  • Arsenie Boca, Cărarea împărăţiei (Chemin au Royaume), Ed. Episcopiei Ortodoxe Romane a Aradului, 1995.
  • Arsenie Boca, Lupta duhovnicească (Lutte spirituelle), Ed. Agaton, Fagaras, 2009.
  • Arsenie Boca, Trepte spre vieţuirea în monahism (Pas à travers la vie monastique), Ed. Teognost, Cluj-Napoca, 2003.

Illustrations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Părintele Arsenie Boca în Arhivele Securității, vol I, 2013
  • Arhim. Serafim Popescu, Mărgăritare duhovnicești - Din învățăturile Părintelui Arsenie Boca, Ed. Pelerinul, 2002
  • Arhim. Serafim Popescu, Omul zidire de mare preț - Din învățăturile Părintelui Arsenie Boca, Editura Credința strămoșască, 2009
  • Nichifor Crainic, Memorii, vol.II, Ed. Muzeul literaturii romane, Bucurest, 2001
  • Arsenie Boca - Fotografii și ziceri, Ed. Teognost, Cluj-Napoca, 2005 - (ISBN 973-87255-0-X)
  • Alte mărturii despre Părintele Arsenie Boca, Ion Cismileanu, Ed. Agaton, Făgăraș, 2008
  • Mărturii din Țara Făgărașului despre Pr. Arsenie Boca, Ion Cismileanu, Ed. Agaton, Făgăraș, 2004
  • Ioan Gînscă, Părintele Arsenie Boca, mare îndrumător de suflete din secolul XX, Ed. Teognost, Cluj-Napoca, 2002 - (ISBN 973-85376-5-7)
  • Părintele Arsenie Boca - Biserica de la Drăgănescu: "Capelă Sixtină" a Ortodoxiei românești, Deva, 2005
  • Dan Lucinescu, Părintele Arsenie Boca - un sfânt al zilelor noastre, Ed. Siaj, București, 2009
  • Noi mărturii despre Părintele Arsenie Boca, Ed. Agaton, Făgăraș, 2005
  • Părintele Arsenie Boca, obiectivul "Bratu", Ed. Patmos, Cluj-Napoca, 2009 [5]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ro) Église de Drăgănescu, site crestinortodox.ro
  2. Părintele Arsenie Boca - Primii pași pe Cararea Impărăției
  3. (en) Nicolae Bulz, « On the pilgrimage pattern related to Dumitru Staniloae and Arsenie Boca », International Journal for Responsible Tourism, vol. 2, no 3,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Prislop Monastery (Hunedoara) - the place where priest Arsenie Boca is lying in eternal sleep », McClatchy - Tribune Business News,‎ (lire en ligne)
  5. Arsenie Boca si Securitatea

Liens externes[modifier | modifier le code]