Ars antiqua

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Dans la musique occidentale, l’Ars antiqua (l'Art ancien, ou encore l'ancienne manière) est une période et surtout un style de composition musicale allant de 1240 à 1320. Il s'est développé entre l'époque de l'École de Notre-Dame de Paris (à partir des années 1170) et l'ars Nova (au XIVe siècle).

L'expression Ars antiqua a été créée au XIVe siècle par opposition à l'idée d’Ars nova (art nouveau), par laquelle les musiciens de la nouvelle génération voulurent désigner fièrement leur art. L’Ars antiqua est actuellement le nom générique donné à la musique médiévale occidentale des XIIIe et du début du XIVe siècles. Cet art a principalement développé la polyphonie, technique de composition radicalement nouvelle qui était apparue en France vers le IXe siècle. Né d'un désir d'orner le plain-chant (ou chant grégorien), cet art avait connu un brillant développement dès le début du XIIIe siècle. L’Ars antiqua est considéré aujourd'hui comme la principale manifestation musicale du classicisme médiéval, celui du XIIIe siècle.

Une des principales formes musicales nées à l'époque précédente reste l'organum, qui fait entendre le plain-chant en valeurs longues. Dans cette forme, les autres voix, qui lui sont superposées, sont dites « voix organales ». Elles se développent autour de ce fil conducteur appelé cantus firmus (« chant ferme »). L'improvisation peut y avoir sa place (on peut y voir là la pratique d'origine). Une autre forme musicale, moins ornée, est le conduit, qui présente moins de différences d'aspect entre le cantus firmus et les voix de déchant, qui, là encore, s'ordonnent autour de lui. La fonction des deux formes n'était pas la même, le conduit étant pensé pour les processions et l’organum pour des moments plus statiques.

Le motet, forme qui connaîtra un brillant avenir et subsiste encore de nos jours, prend plus de liberté avec le plain-chant. Les deux autres étaient liturgiques, alors que celle-ci marquent plutôt une pause dans son déroulement.

Du point de vue de l'écriture, les signes utilisés n'ont pas encore de valeur rythmique définie.

École franco-flamande Contenance angloise Ars subtilior Ars nova Ars antiqua École de Notre-Dame

Formes musicales de l'ars antiqua[modifier | modifier le code]

  1. L'organum : celui de l'époque de Notre Dame est encore chanté mais il y a moins de création.
  2. Le conduit : reste apprécié et se rapproche du motet.
  3. Le motet : est le genre principal de l'ars Antiqua. Il se caractérise par son texte.
  4. Le hoquet : c'est à l'origine une technique d'écriture qui consiste en un découpage, avant tout rythmique, de la voix par des silences. Cela a donné naissance à une forme.
  5. Le rondeau : passe à plusieurs voix et est considéré comme le précurseur de la chanson polyphonique. Le rondeau (comme la ballade et le virelai) est une pièce à forme fixe et suit la structure suivante : ABaAabAB (où "a" désigne une partie musicalement identique à "A" mais avec des paroles différentes- de même pour "b" et "B")

Le motet[modifier | modifier le code]

  • Motet simple : 2 voix : ténor et duplum ou motet avec texte (latin ou français)
  • Motet double : 3 voix : ténor, motetus et triplum. Les voix supérieures ont 2 textes différents : les 2 en latin, les 2 en français ou mélangé. À la voix de Triplum, le texte est toujours plus long et plus rapide que le motetus.
  • Motet triple : 4 voix avec quadruplum, 3 textes différents pour les voix supérieures en français ou mélangées au latin.
  • Motet conduit : 3 ou 4 voix avec ténor et voix supérieures avec le meme texte donc le rythme est identique.

Références[modifier | modifier le code]