Arsène Tchakarian

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Arsène Tchakarian, le 18 octobre 2013 lors de la commémoration du 70e anniversaire d'un acte de résistance du Groupe Manouchian devant le Jean-Bart à Montrouge.

Arsène Tchakarian (en arménien : Արսեն Չաքարյան), né le (98 ans) dans l'Empire ottoman, est un résistant français d'origine arménienne, membre des FTP-MOI dirigé par Missak Manouchian.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Il est né le en Turquie d'une famille arménienne qui pour fuir le génocide arménien s'exile d'abord en Bulgarie, puis arrive en France en 1930[1]. Il fait alors des petits boulots qui lui permettent de vivre.

Résistance[modifier | modifier le code]

À la suite de sa participation aux manifestations du Front populaire, il adhère à la CGT. Il rencontre Missak Manouchian en participant avec lui au début des années 1930, à une campagne d'aide aux enfants de l'Arménie soviétique.

Engagé dans l'armée française en 1937[2], il participe aux combats des Ardennes et de la Meuse puis est démobilisé à Nîmes en 1940[3]. Lorsque Manoukian le contacte, il répond présent et entre dans la Résistance, en 1942 au sein du Groupe Manoukian.

Le premier coup d'éclat date du  : Arsène, Missak et Marcel Rayman attaquent une formation de gendarmes allemands à Levallois-Perret[4]. Il participe les mois suivants à des distributions de tracts, actions militaires ou de sabotage.

Après l'arrestation de Missak Manouchian, il rejoint le maquis du Loiret et participe à la libération de Montargis.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la Libération, il fait partie du bureau d'épuration qui se tenait dans le bâtiment de l'ex-Kommandantur.

À partir de 1950, il devient historien, membre de la Commission des Fusillés du Mont-Valérien et chargé de recherches auprès du ministère de la Défense[5].

Le 7 mai 2012 sort son dernier livre édité, Les Commandos de l'Affiche Rouge, aux éditions du Rocher en collaboration avec Hélène Kosséian-Bairamian.

Emission Les 4 vérités sur France 2 avec Monsieur Roland Sicard le 21 Février 2013.

En 2015, sort son nouveau livre toujours avec Hélène Kosséian-Bairamian

Famille[modifier | modifier le code]

De son premier mariage, Arsène Tchakarian a eu cinq enfants, dont quatre encore vivants. Sa première femme s'est occupée pratiquement seule de ses enfants car avec Missak Manouchian et ses camarades, dont ceux de l'affiche rouge, il faisait de la résistance... Sa première femme Christiane élevait les 3 premiers enfants, nés avant guerre, tout en assumant, dans le groupe, des transmissions pour la résistance.

De son deuxième mariage, il a un enfant.

Il habite toujours à Vitry-sur-Seine, depuis plusieurs années.

Décorations[modifier | modifier le code]

Arsène Tchakarian est président d'honneur de l'Association nationale des volontaires, anciens combattants et résistants arméniens.

En avril 2005, il est promu chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur.

En février 2012, il est élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur.

Il a aussi reçu les Palmes académiques, pour avoir fait une multitude de rencontres dans les écoles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sources familiales
  2. « Aucun groupe de résistants n’a fait trembler les Nazis comme nous ! », Le Journal de Saint-Denis,‎ (consulté le 11 mars 2009)
  3. « Le Portel : Arsène Tchakarian, dernier du groupe de Résistants Manouchian, honoré par la Ville », La Voix du Nord,‎
  4. Didier Berneau, Mémoire résistante: Arsène Tchakarian dans Le Magazine du Conseil général du Val de Marne, février 2014, n°309, p.24.
  5. « Le Grand Entretien, France Inter »,‎ (consulté le 28 mai 2012)

Article connexe[modifier | modifier le code]