Arnoul IV de Looz

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Arnoul IV de Looz
ArnoldIV.JPG

Statue équestre d'Arnoul IV de Looz

Biographie
Décès
Père
Frère
Conjoint
Enfants

Arnoul IV de Looz, probablement mort entre le 24 novembre 1272 et février 1273 et plus probablement le 22 février 1273, fut comte de Looz de 1221 à 1273 et comte de Chiny (Arnoul II) de 1228 à 1268. Il est fils de Gérard III, comte de Rieneck, et de Cunégonde de Zimmern.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1221, il succède en 1221 à ses trois oncles Louis II, Henri et Arnoul III, au comté de Looz.

Son mariage en 1228 avec Jeanne de Chiny lui apporte le comté de Chiny, ainsi que les terres de Givet, d'Agimont et d'Embise.

Il est du nombre des seigneurs francs qui, sur invitation du pape Grégoire IX, et du dominicain Conrad de Marbourg, écrasent en 1234 les hérétiques Stedingiens[1], diocèse de Brême, dirigée par le duc Henri II de Brabant. Il participe au combat livré à Oldennesch, sous le commandement de Gérard de Lippe, archevêque de Brême, combat où les rebelles sont en partie taillés en pièces et en partie noyés dans la Weser.

En 1238, il défend le prince-évêque de Liège, Jean d'Eppes, contre les attaques de Waleran, seigneur de Montjoie et de Fauquemont, qui vient de brûler la ville de Theux et, après avoir ravagé le pays de Franchimont, entre dans la principauté. Ils poursuivent Waleran jusqu’au pied de sa forteresse de Poilvache, située dans le voisinage de Dinant.

En 1239, il réconcilie Henri II, duc de Brabant et Gauthier Bertout, seigneur de Malines, et lui donne en mariage Marie, fille de sa sœur et de Guillaume, comte d'Auvergne.

En 1240, il s'associe avec les ducs de Brabant et de Limbourg pour tenter de réconcilier le pape Grégoire IX avec l'empereur Frédéric II.

En 1244, une guerre l'oppose à Henri de Heinsberg. Les différends entre le pape et l'empereur s'enveniment, le pape excommunie l'empereur et appelle les électeurs à en choisir un autre : ce fut Guillaume de Hollande et Arnoul assista à son couronnement.

Pour éviter que leurs fiefs ne subissent les troubles liés à l'anarchie qui suit la mort de Frédéric II, l'évêque de Liège, le duc de Brabant et le comte de Gueldre concluent une confédération chargée d'assurer leur défense commune.

En 1255, il aide à soumettre des habitants de Liège, de Saint-Trond et de Huy, qui se sont révoltés contre le prince-évêque Henri de Gueldre.

Arnoul jouit de l'estime et de la confiance de ses contemporains, et arbitre à ce titre plusieurs litiges.

Au mois de mai 1232, il accorde à Hasselt, qui n’est encore qu’un village, tous les privilèges et toutes les libertés dont jouissent les bourgeois de Liège, à condition de ne pas toucher aux droits régaliens du comte et de respecter ses revenus; et c’est lui qui, au grand avantage des habitants, fait creuser le canal qui amène les eaux du Demer à l’intérieur de la ville et qui est désigné aujourd’hui sous le nom de Nieuwen Demer. Il accorde également de grandes libertés à Curange, et donne le statut de ville à Bilzen.

A l’instar de ses ancêtres, Arnoul fait de grandes largesses aux religieux, notamment aux abbayes d’Orval, d’Averbode, d’Orienten et d’Oeteren, et confirme tous les privilèges du chapitre noble de Munsterbilzen.

Mariage et enfants[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1228 Jeanne († 1271), comtesse de Chiny, il devient le premier comte de la seconde dynastie de Chiny; ils ont :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. paysans habitants de Steding, pour la plupart Hollandais ou Frisons, qui se sont révoltés contre leur duc et leur archevêque qui veulent leur imposer des tributs et des servitudes sur les marais près de la Weser qu’ils ont été les seuls à défricher. Le pape, qui y voit le danger d'une nouvelle hérésie (à l’instar des Albigeois), lance contre eux une prédication et encourage une croisage armée

Source[modifier | modifier le code]

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  • J-J. Thonissen,  « Arnoul IV », Académie royale de Belgique, Biographie nationale, vol. 1, Bruxelles, [détail des éditions], p. 451-455