Arnaud Le Vac

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Arnaud Le Vac est un poète et critique littéraire français né en 1978 à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne).

Parcours[modifier | modifier le code]

Il a passé son enfance en Ile-de-France, successivement dans la vallée de l’Yerres, puis dans la Brie[1], avant de s’installer à Paris « pour vivre et écrire, travailler et voyager[2]. »

Arnaud Le Vac se définit avant tout comme « un autodidacte[3] », « formé par sa propre expérience, très réservé quant à sa scolarité, méfiant envers la société, menant très vite une double vie : très peu intéressé par la question sociale de son existence et presque exclusivement tourné vers l’activité poétique et sa pratique par la lecture. » Accordant une importance particulière à ses lectures d’Hugo, de Baudelaire, de Lautréamont, de Rimbaud et des surréalistes qui coïncident avec sa découverte de Paris. Expérience qu’il retrouvera par la suite dans ses voyages et dans les études qu'il consacrera à ces poètes publiées en revues. Arnaud Le Vac, travaillant dans « un lieu d’art contemporain » et « tout en approfondissant sa solitude », se dit être « très attentif à une pratique de la poésie ouverte sur le monde et l’homme. »

Il dirige et anime la revue Le sac du semeur[4], revue électronique privilégiant les rapports entre poésie et arts et qui depuis 2016 a vu paraître 5 numéros.

Il publie en 2017, On ne part pas, puis en 2019, Reprenons les chemins d’ici. Dans On ne part pas, la poésie d’Arnaud Le Vac se présente comme une « odyssée du sujet[5]. » Dans Reprenons les chemins d’ici, celui-ci se reconnait dans cette aventure du langage et du sujet comme « un passeur de langage et d’histoire[6]. » Les poètes Pascal Boulanger et Serge Martin se feront l’écho de cette démarche (« traversée ») « mobile et singulière, ouverte et inattendue[7] » et (« phrasé comme un(e) geste sans détour ») « qui vise tout ce qui compte pour tenir voix et relation : « la vie même[8] »[9]. »

Il publie en 2021, Manifeste pour une poétique de la modernité vers Hugo, Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, Mallarmé, Apollinaire, Breton, Tzara. Dans cet essai qui questionne la poétique[10] et la modernité[11] et s'efforce de reconnaître le fonctionnement de celle-ci dans l'oeuvre de chacun de ces poètes, Arnaud Le Vac élabore une critique du sujet et du poème comme travail du rythme[12] et de la prosodie (Vers la poétique comme rythme et prosodie[13]) en tant que signifiance[14] du poème (L'originalité du langage comme signifiance du poème[15]) et opérateur de transformation du sujet et du poème.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • On ne part pas, éd. du Cygne, 2017.
  • Reprenons les chemins d’ici, éd. du Cygne, 2019.
  • Manifeste pour une poétique de la modernité vers Hugo, Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, Mallarmé, Apollinaire, Breton, Tzara, éd. du Cygne, 2021.

Publications dans des anthologies[modifier | modifier le code]

  • « Présence éveillée », dans l’anthologie Triages, Voix unes & premières, éd. Tarabuste, 2014.
  • « Place à la vie, place à la ville », dans Génération Poésie debout, éd. Le Temps des Cerises, 2017.
  • « Les livres et les disques », dans Le Chant du cygne, anthologie 2020, vingt ans de poésie contemporaine, éd. du Cygne, 2020.

Publications en revues[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Du quotidien à la grande nature : entretien avec le poète Arnaud Le Vac, Le Littéraire, le 25 août 2017, Jean-Paul Gavard-Pérret.
  2. Invitation au voyage, Mes Carnets Vénitiens, entretien avec Arnaud Le Vac, le 2 avril 2019, Anna Livia.
  3. Ibid note 2 pour l'ensemble des citations du paragraphe.
  4. Le sac du semeur, revue électronique de poésie et d'arts, (2016-2020).
  5. Quatrième de couverture, On ne part pas, Arnaud Le Vac, éd. du Cygne, 2017.
  6. Quatrième de couverture, Reprenons les chemins d'ici, Arnaud Le Vac, éd. du Cygne, 2019. Citation de la p. 35 du livre : « Quelqu’un qui dirait :/ je ne fais que tendre/ l’oreille et voir. / Je devine et j’ose,/ me voici tel que je suis.// Un passeur de langage/ et d’histoire. »
  7. On ne part pas, Notes de lecture, dans Les Cahiers de Tinbad n°5, hiver 2018, éd. Tinbad, Pascal Boulanger, repris sur Babelio : https://www.babelio.com/livres/Le-Vac-On-ne-part-pas/1290380
  8. « Une autre vie/ dans la même vie :/ la vie même. », Reprenons les chemins d'ici, Arnaud Le Vac, éd. du Cygne, 2019, p. 36.
  9. Reprenons les chemins d'ici, Ta résonance, le 26 mars 2019, Serge Martin-Ritman.
  10. Pour la poétique I-V, Henri Meschonnic,  éd Gallimard, 1970.
  11. Modernité modernité, Henri Meschonnic, éd. Verdier, 1988, folio-essais Gallimard, 1994.
  12. Critique du rythme, Anthropologie historique du langage, Henri Meschonnic, éd. Verdier (1982), Verdier-poche, 2009.
  13. Vers la poétique comme rythme et prosodie, Manifeste pour une poétique de la modernité vers Hugo, Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, Mallarmé, Apollinaire, Breton, Tzara, éd. du Cygne, 2021, p. 7.
  14. Politique du rythme, politique du sujet, Henri Meschonnic, éd. Verdier, 1995.
  15. L'originalité du langage comme signifiance du poème, Manifeste pour une poétique de la modernité vers Hugo, Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, Mallarmé, Apollinaire, Breton, Tzara, éd. du Cygne, 2021, p. 105.

Liens externes[modifier | modifier le code]