Artemisia vulgaris

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L’Armoise commune ou Armoise citronnelle (Artemisia vulgaris) est une espèce de plantes herbacées vivaces de la famille des Astéracées ou Composées (Asteraceae). Commune dans les régions tempérées, parfois cultivée comme ornementale, cette plante est appréciée pour son superbe feuillage découpé et ses propriétés médicinales. Cette plante est en effet connue depuis l'antiquité. Les Gaulois la nommaient « ponema », mais son genre vient du nom latin de la déesse Artémis, qui avait aussi pour rôle de protéger les femmes malades.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Armoise commune
Feuillage au printemps
plante en fleurs

L'armoise commune est une plante herbacée qui peut mesurer de 60 cm à 2 m de haut.

Elle possède une tige dressée très rameuse et élancée sans stolons souvent de couleur rouge-violacée.

Son feuillage est vert foncé, ses capitules duveteux sont serrés et très abondants sur les branches. Ses feuilles sont basales, longuement pétiolées et pennées de 5 à 8 cm de long.

La partie souterraine est un rhizome horizontal ramifié, parfois fort en diamètre et ses fleurs jaunâtres ou pourprées avec une odeur forte (voire désagréable pour certains). La floraison a lieu de juillet à octobre. Les feuilles froissées dégagent une odeur similaire à celle de l'absinthe.

Les fruits sont des akènes sans aigrette et mesurent 2 mm, une seule plante peut en produire plusieurs dizaines de milliers.

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Les armoises communes vivent principalement au bord des chemins et des routes, remblais, décombres, berges, terrains vagues. Appréciant les sols riches en azote, elles peuvent pousser jusqu’à une altitude de 1600 m et endurer des températures de l’ordre de -15 degrés. Elles sont présentes partout en Europe (Cf. Liste des principales mauvaises herbes en France).

Liste des variétés[modifier | modifier le code]

Selon Catalogue of Life (28 septembre 2015)[8] :

  • variété Artemisia vulgaris var. indica
  • variété Artemisia vulgaris var. vulgaris
  • variété Artemisia vulgaris var. xizanensis Ling & Y.R.Ling

Artemisia vulgaris et l'Homme[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Artemesia Vulgaris L. est aussi appelée « herbe de feu ». Ce nom lui a probablement été donné parce qu'on portait l'artemise en chapelets (associé à la verveine) lors de la Fête de la Saint-Jean au Moyen Âge. Ceci a encore été attesté jusqu'au XVIe siècle en Allemagne. On regardait à travers des gerbes/bouquets de pieds-d'alouette en portant ce chapelet le feu de Saint Jean. Ceci était censé protéger les yeux et la santé en général pendant toute une année. En partant de la fête ils jetaient le chapelet dans le feu en disant « que toute ma malchance brûle avec ceci »[9]. Le Grand Albert indique que l'armoise possède toutes les vertus : « Celui qui a soin d'avoir toujours sur lui cette herbe ne craint point les mauvais esprits, ni le poison, ni l'eau, ni le feu et rien ne peut lui nuire »[10].

Usage culinaire[modifier | modifier le code]

L'Armoise (Artemisia vulgaris) était utilisée autrefois pour attendrir les volailles dont la chair était trop coriace. Aujourd'hui elle vient parfumer les volailles mais aussi des gâteaux sucrés ou salés.

Au Japon, elle entre dans la composition de certains daifuku, des pâtisseries d'origines chinoises où elles sont appelées caobing.

Usage thérapeutique[modifier | modifier le code]

L'Armoise (Artemisia vulgaris) est une analogue de l'Absinthe (Artemisia absinthum). Ainsi présente-t-elle à forte dose un caractère toxique. Plusieurs propriétés lui sont reconnues: tonique, fébrifuge, antispasmodique, vermifuge et stomachique. En infusion, elle régularise le cycle des menstruations à la ménopause. On l'utilise aussi pour soigner les infections urinaires. Mise dans les chaussures, cette plante aurait comme vertu de diminuer la fatigue pendant la marche. Avant, on l'utilisait pour aromatiser la bière et pour farcir la dinde. Elle a un goût amer et sucré, ce qui se ressent en mangeant la viande ou en buvant le lait des animaux qui les mangent. Ces plantes peuvent aussi être utilisées en cas d’épilepsie. Ses jeunes pousses sont tendres et sucrées et peuvent être utilisées dans des salades ou dans des apéritifs

En médecine chinoise, on l'utilise pour faire des moxas : bâtonnets d'armoise séchée que l'on fait brûler à proximité des points des méridiens pour les chauffer. Ce principe est utilisé en moxibustion et est une alternative à l'acupuncture et l'acupression.[réf. nécessaire]

Au jardin[modifier | modifier le code]

En purin (macération longue jusqu'à fermentation), l'armoise, qui contient de la thuyone, est un répulsif efficace contre les insectes, rongeurs, escargots et limaces

Usage traditionnel[modifier | modifier le code]

  • stimulation de la sécrétion des sucs gastriques en cas de perte d'appétit[11].
  • soulagement des flatulences et des sensations de distension[11].
  • traitement de la dysménorrhée[11].
  • agent antibactérien et antifongique[11].

Usage spirituel[modifier | modifier le code]

Les Aztèques et autres indiens des Amériques utilisaient l'armoise pour des rituels et la médecine. Depuis les époques reculées en Europe l’herbe était un remède contre la fatigue et pour protéger les voyageurs contre les mauvais esprits et les animaux sauvages[réf. nécessaire]. Les indiens utilisent l’armoise toujours comme ‘sauge’. Ils utilisent l’herbe pour la purification spirituelle, pour chasser des mauvais esprits et des énergies négatives. Des faisceaux de feuilles de Calamus avec l’armoise sont toujours utilisées comme talisman pendant le festival des bateaux dragon[réf. nécessaire].

On dit que l’armoise est utile pour l'induction de rêves lucides et du voyage astral. Fumer ou consommer de l’armoise sous forme de plante ou en solution avant de dormir pourrait intensifier les rêves ou leur contrôle et aider à s'en souvenir. Au Mexique, l’herbe est souvent fumée comme substitut de la marijuana[12].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Le nom de la ville de Tchernobyl, ou plutôt чорнобиль (tchornobylj) en ukrainien, désigne l'Armoise, en particulier l'armoise ordinaire (Artemisia vulgaris). Il vient de tchorno = noir et bylj = herbe. Ce dernier nom s'est souvent spécialisé au sens d'armoise, comme en polonais bylica. Ces "herbes noires" sont très communes dans les steppes, où elles finissent par se casser et par rouler sur de longues distances.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Tela Botanica (France métro), consulté le 28 septembre 2015
  2. a et b Nom en français d'après l'Inventaire National du Patrimoine Naturel, sur le site Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Meyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales. [lire en ligne]. Montpellier, France, Cirad. [12/05/2015].
  4. a et b Nom en français d’après Termium plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
  5. a, b et c Nom en français d'après la fiche de cette espèce dans Brouillet et al. 2010+. VASCAN (Base de données des plantes vasculaires du Canada) de Canadensys.
  6. a et b GRIN, consulté le 28 septembre 2015
  7. Nom en français d'après le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française.
  8. Catalogue of Life, consulté le 28 septembre 2015
  9. The Golde Bough : a study of magic and religion by Sir James George Fraser 1922 LXII-5
  10. guide de visite, les plantes magiques, du jardin des neuf carrés de l'abbaye de Royaumont
  11. a, b, c et d Santé Canada
  12. http://www.freecapsules.com/article/302-armoise-commune
  • Plantes sauvages comestibles - I. Hunault - Éditions Ulmer

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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