Armoiries de Québec

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Armoiries de Québec
Image illustrative de l'article Armoiries de Québec
Détails
Adoption 1949
Timbre Couronne murale
Écu D’azur à la champagne burelée-ondée d’argent et d’azur sommée d’un navire ancien voguant à pleines voiles d’or, au chef de gueules bordé d’or et chargé de deux clés d’or passées en sautoir, à la feuille d’érable de sinople brochante sur les clés
Devise Don de Dieu feray valoir
Précédentes versions 1833 ou avant
Usage Ville de Québec

Les armoiries de la ville de Québec, capitale de la province canadienne de Québec, ont été adoptées par le Conseil municipal en 1949 et par l'Autorité héraldique du Canada en 1988.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières armoiries de la ville, sur le plancher du palais Montcalm, comportent l'ancienne devise Natura Fortis Industria Crescit (fortifiée par la nature, elle croît par le travail).
Le premier blason de la ville (début XIXe siècle à 1949) et le blason actuel (depuis 1949).

La date de création des premières armoiries de la ville est inconnue. Cependant, les armoiries de 1793 du diocèse anglican de Québec en sont pratiquement identiques. Elles se blasonnent ainsi : De gueules au léopard couronné et tenant dans sa dextre une clef d'or à la bordure rivetée d'or[1]. Dépendamment des versions, l'écu est supporté par deux anges et est timbré par un couronne française. La bordure rivetée est également parfois absente. On retrouve encore la trace de ces armoiries à différents endroits, notamment à l'hôtel du Parlement du Québec où elles sont gravées au dessus de la statue de Samuel de Champlain.

En 1833, le peintre et conseiller municipal Joseph Légaré conçoit le sceau de la ville de Québec. On y montre une déesse de l'abondance tenant les armoiries de la ville devant la colline de Québec. D'ailleurs, ce sceau se présentera souvent sous la forme d'un écu, concurrençant les premières armoiries[2].

En 1945, le maire Lucien Borne demande à l'héraldiste Maurice Brodeur de concevoir de nouvelles armoiries. Le conseil municipal les adopte en 1949. Le , elles sont les premières armoiries à recevoir l'approbation de l'Autorité héraldique du Canada.

Description[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de la ville de Québec peuvent se blasonner ainsi:

« D'azur à la champagne burelée-ondée d'argent et d'azur sommée d'un navire ancien voguant à pleines voiles d'or, au chef de gueules bordé d'or et chargé de deux clés d'or passées en sautoir, à la feuille d'érable de sinople brochant sur les clés »

Pour les ornements extérieurs:

« L'écu surmonté d'une couronne murale maçonnée de sable et ajourée de gueules, et pour devise DON DE DIEU FERAY VALOIR »

Critique du blasonnement[modifier | modifier le code]

  • La champagne est dite "burelée" alors que burelé suppose au minimun 10 pièces, qui est le nombre par défaut. Le dessin ne montre que six pièces, il s'agit donc simplement d'un fascé.
  • Ce fascé comportant une couleur du champ, bien que n'étant pas fautif, est ambigu, car le rendu est plutôt celui de trois burelles ondées (ou d'une tierce ondée) en pointe.
  • La figure en pointe (champagne, trois burelles ou tierce) n'est pas sommée par le navire, puisqu'elle broche en partie sur celui ci. En fait, le navire est "mouvant" de cette figure.
  • Pour le chef le blasonnement comporte une lourdeur de formulation : « au chef de gueules bordé d'or et chargé de deux clés d'or » (... et chargé de deux clés du même)
  • Tel que blasonné le chef est à enquerre, puisque de gueules sur azur. La bordure ne le sauve pas selon la théorie. Pour ce faire, il faut blasonner le chef d'or et poursuivre par le gueules, puis l'or. Le remplir de gueules, pose problème pour l'or qui va suivre. La solution est donc "au chef d'or chargé d'un chef de gueules, surchargé de deux clés aussi d'or passées en sautoir, à une feuille d'érable de sinople brochant sur les clés.
  • les clés par défaut ont l'anneau vers la pointe et le panneton vers l'extérieur. Sur le chef elles sont donc dessinées versées et contournées, ce qui n'est pas blasonné.
  • L'écu n'est pas "surmonté" mais "sommé" d'une couronne murale (elle touche l'écu) et comme il s'agit d'une couronne, l'écu peut être dit "timbré".

Signification[modifier | modifier le code]

  • Le bateau, le Don de Dieu, représente la fondation de Québec par Samuel de Champlain. Il représente aussi la vocation maritime de Québec, l'un des plus importants centres de construction de navires au monde au milieu du XIXe siècle. Les voiles gonflées symbolisent la fermeté et la vaillance de la population ;
  • les clés représentent le passé de capitale de la Nouvelle-France, de capitale du Bas-Canada, de capitale du Canada et de capitale du Québec dans son histoire ;
  • la feuille d'érable évoque la personnalité canadienne de la ville, et sa diversité culturelle ;
  • la couronne, quant à elle, rappelle que Québec est une ville fortifiée.
  • la devise « Don de Dieu feray valoir » témoigne de l'héritage catholique de la ville. Elle est désignée comme un cadeau de Dieu que l'on doit chérir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]