Armande Béjart

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Armande-Grésinde-Claire-Élisabeth Béjart
Armande Béjart.jpg

Armande Béjart, dite Mademoiselle Molière

Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance
Incertaine
Décès
Activité
Comédienne
Conjoint
1. Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière ; 2. Isaac-François Guérin, sieur d'Estriché
Enfant
1. Louis Poquelin; 2. Esprit Madeleine Poquelin; 3. Marie Poquelin; 4. Pierre-Jean-Baptiste-Armand Poquelin; 5. Nicolas-Armand-Martial Guérin

Armande-Grésinde-Claire-Élisabeth Béjart, née à une date et dans un lieu incertains[1], et morte à Paris le , est une comédienne française, dont le talent fut reconnu de ses contemporains. Fille ou sœur de Madeleine Béjart (les historiens en débattent encore), elle est célèbre pour avoir été l'épouse de Molière et avoir fait l'objet, de son vivant même, d'une biographie romancée, très venimeuse à l'endroit de son héroïne, mais écrite avec élégance et maintes fois rééditée au cours des siècles suivants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et identité[modifier | modifier le code]

Plus de trois siècles après sa mort, l'identité exacte de « Mademoiselle Molière », dite « la Molière », puis « la Guérin », n'est pas clairement établie et divise encore les biographes et les historiens. [Voir ci-dessous l'état de la question.]

On ne peut donc rien dire de certain concernant son enfance et les années qui précédèrent son mariage. Beaucoup d'auteurs s'accordent cependant à considérer qu'elle est cette « Mlle Menou » qui joue le rôle de la néréide Éphyre (quatorze vers) dans les représentations de l'Andromède de Corneille données en province au cours de l'année 1653 par la troupe que dirigent Charles Dufresne et Molière. Ils sont plus nombreux encore à reconnaître en elle la jeune « Mademoiselle Menou » dont il est question dans une lettre de Chapelle à Molière publiée tardivement (1692) et qu'on date en général du printemps 1659[2].

Armande Grésinde Claire Élizabeth : cet insolite et très aristocratique[3] quadruple prénom[4] n'apparaît pour la première fois dans la documentation que le 23 janvier 1662, jour de la signature de son contrat de mariage.

Épouse et mère[modifier | modifier le code]

Le , en l'église Saint-Germain-L'Auxerrois, « Armande Grésinde Béjart […] âgée de vingt ans ou environ » épouse Jean-Baptiste Poquelin, son aîné d'une vingtaine d'années.

Ils auront quatre enfants :

  1. Louis, tenu sur les fonts baptismaux de Saint-Germain-l'Auxerrois, le 28 février 1664, par Charles duc de Créquy, tenant pour Louis XIV, et Colombe Le Charon, épouse du maréchal du Plessis-Choiseul, tenant pour Henriette d'Angleterre, épouse de Philippe d'Orléans, et inhumé le 11 novembre de la même année ;
  2. Esprit-Madeleine, tenue sur les fonts de Saint-Eustache, le 4 août 1665, par Esprit de Rémond, marquis de Modène, et Madeleine Béjart.
  3. Marie, morte peu après sa naissance à la fin de l'année 1668[5].
  4. Pierre-Jean-Baptiste-Armand, né le 15 septembre 1672, tenu sur les fonts de Saint-Eustache, le 1er octobre suivant, par Pierre Boileau de Puymorin, frère du satiriste, et Catherine-Marguerite Mignard, fille du peintre Pierre Mignard, et inhumé le 12 du même mois.

Comédienne[modifier | modifier le code]

Le 9 juin de la même année 1662, le registre de La Grange donne à lire pour la première fois le nom de « Mademoiselle Molière »[6]. Mais il faudra attendre un an pour la voir tenir un rôle important : en juin 1663, elle est Élise dans La Critique de l'École des femmes, puis en octobre, elle joue son propre personnage dans L'Impromptu de Versailles. En mai 1664, elle tient le rôle-titre dans La Princesse d'Élide, que la Troupe de Monsieur crée à Versailles devant Louis XIV et ses six-cents invités dans le cadre des Plaisirs de l'île enchantée. Elle succède dès lors à Madeleine Béjart dans les grands rôles féminins, aux côtés de Marquise Du Parc et de Catherine de Brie, et ce, non seulement dans les comédies de Molière, mais dans les pièces d'autres auteurs, y compris tragiques, qui seront créées sur la scène du Palais-Royal, d'Alexandre le Grand (1665) de Racine, à Attila (1667) et Tite et Bérénice (1670) de Corneille[7],[8].

[…]

De « Mlle Molière » à « Mlle Guérin »[modifier | modifier le code]

La mort de Molière, le 17 février 1673, entraîne des bouleversements dans la vie des théâtres parisiens. Pendant la relâche de Pâques, quatre comédiens de la Troupe du Roi au Palais-Royal (Michel Baron, La Thorillière, Beauval et sa femme) passent dans la troupe rivale de l'Hôtel de Bourgogne. La Grange (ancien bras droit de Molière) et Armande obtiennent de réunir les comédiens restés fidèles avec ceux de la Troupe du Marais, définitivement dissoute par une ordonnance royale du 23 juin. Dans le même temps, Louis XIV attribue la salle du Palais-Royal à Lully pour ses spectacles d'opéra, ce qui conduit la Troupe du Roi à louer, dès le 23 mai 1673, la salle de l'hôtel Guénégaud. Le 9 juillet suivant, la « Troupe du roi en son hôtel de la rue Guénégaud » ouvre la nouvelle saison avec Le Tartuffe. Armande figure la première dans la liste des comédiennes.

Le procès Lully-Guichard[modifier | modifier le code]

[…]

L'affaire du président Lescot[modifier | modifier le code]

[…]

En septembre 1675, elle achète une maison au Mont-Valérien, qu'elle revendra quatre ans plus tard au comédien Achille Varlet, dit Verneuil, frère de Charles Varlet de La Grange.

En mars 1676, elle acquiert à Meudon pour 5400 livres, une maison qui, au milieu du XVIe siècle, était celle d'Ambroise Paré. Ses héritiers, Guérin d'Estriché, Nicolas Guérin et Esprit Madeleine Poquelin, la vendront en 1705. Elle abrite aujourd'hui le Musée d'art et d'histoire de la ville. L'aspect extérieur est identique à ce qu'a connu Armande.

Second mariage[modifier | modifier le code]

Le 31 mai 1677, Armande épouse en secondes noces le comédien Isaac-François Guérin d'Estriché, âgé de quelques années de plus qu'elle[9]. Fils de comédiens[10], frère de deux comédiennes et deux comédiens de campagne[11], il a, pendant vingt ans, appartenu à des troupes itinérantes, avant d'entrer dans la troupe de Marais en 1672, puis l'année suivante dans celle de l'Hôtel Guénégaud. « Ses emplois, écrit Auguste Jal, étaient les premiers confidents dans la tragédie, et, dans la comédie, ce qu'on appelle en terme des coulisses les rôles à manteau. »

Ce mariage donne lieu à un quatrain, reproduit dix plus tard à la suite de La Fameuse Comédienne (voir ci-dessous): « Les Grâces et les Ris règnent sur son visage; / Elle a l'air tout charmant et l'esprit tout de feu; / Elle avait un mari d'esprit, qu'elle aimait peu; / Elle en prend un de chair, qu'elle aime davantage. »

Armande et Guérin d'Estriché auront un seul enfant, Nicolas-Armand-Martial[12], qui s'essaiera au théâtre en réécrivant et complétant, sous le titre Myrtil et Mélicerte, « pastorale héroïque » en trois actes, la Mélicerte laissée inachevée par Molière, et mourra en 1708 à l’âge de trente ans.

Le 8 août 1680, par ordre royal, les troupes de l'Hôtel Guénégaud et de l'Hôtel de Bourgogne sont jointes pour donner naissance à la Comédie-Française. « Mademoiselle Guérin » en est l'une des premières sociétaires.

En 1688, un imprimeur hollandais met en vente, sous une adresse fictive (« À Francfort, chez Frans Rottenberg »), un libelle diffamatoire intitulé La Fameuse Comédienne ou Histoire de la Guérin, auparavant femme & veuve de Moliere, qui donne à suivre, sous la forme d'une biographie romancée, les aventures amoureuses d'Armande Béjart, « cette comédienne coquette […] fameuse entre les femmes galantes », depuis son mariage avec Molière en 1662 jusqu'à son second mariage avec Guérin d'Estriché en 1677.

Article détaillé : La Fameuse Comédienne.

Armande Béjart se retire du théâtre le avec une pension de 1 000 livres[13]. Le 30 novembre 1700, elle meurt, âgée de cinquante-cinq ans, selon l'acte d'inhumation, en son domicile de la rue de Touraine à Paris (au 4 de l'actuelle rue Dupuytren). L'enterrement a lieu le surlendemain au cimetière de l'église Saint-Sulpice, en présence de Nicolas Guérin, fils de la défunte, de son neveu le joaillier François Mignot et de son ami le comédien Jacques Raisin, mais en l'absence de sa fille. L'inventaire après décès ayant été clos le 21 janvier 1701, la succession sera partagée le 29 novembre 1703 entre Guérin d'Estriché, son fils et Esprit-Madeleine Poquelin, lesquels vendront la maison de Meudon deux ans plus tard.

Controverses au sujet de sa filiation[modifier | modifier le code]

Pour tous ses contemporains, qu'ils soient amis ou "ennemis", et hormis les membres de sa proche famille, Armande est la fille de Madeleine Béjart. Ainsi Boileau, qui a fréquenté Molière pendant dix ans, témoigne en 1702 que celui-ci « [a] été amoureux premièrement de la Béjart, dont il [a] épousé la fille, ensuite de Mlle de Brie, aussi comédienne[14].» Et c'est ce que trois ans plus tard Jean-Léonor Le Gallois de Grimarest, qui dit tenir ses informations d'Esprit-Madeleine Poquelin, confirmera à sa manière dans une page de sa Vie de M. de Molière où il mêle à des faits avérés (la liaison de Madeleine Béjart et Esprit de Modène, la fillette qui en est issue) des développements peu vraisemblables (le mariage caché, les babillages de l'enfant, etc.)[15].

« Molière, écrit-il, en formant sa troupe lia une forte amitié avec la Béjart qui, avant qu'elle le connût, avait eu une petite fille de Monsieur de Modène, gentilhomme d'Avignon, avec qui j'ai su, par des témoignages très assurés, que la mère avait contracté un mariage caché. Cette petite fille, accoutumée avec Molière, qu'elle voyait continuellement, l'appela son mari dès qu'elle sut parler, et, à mesure qu'elle croissait, ce nom déplaisait moins à Molière ; mais cela ne paraissait à personne tirer à aucune conséquence… »

L'enfant née le 3 juillet 1638 des amours illégitimes de Madeleine Béjart et du sieur de Modène a été tenue le lendemain sur les fonts baptismaux de l'église Saint-Eustache à Paris par Marie Hervé, sa grand-mère maternelle, et Jean-Baptiste L'Hermite de Vauzelle (frère de Tristan), représentant le fils mineur de Modène, et a reçu le prénom de Françoise, en référence à son grand-père paternel, François de Rémond de Mormoiron, comte de Modène, dit «  le Gros Modène » (1570 ?-1632)[16]. On ne sait rien d'autre de cette enfant. Il est possible qu'elle soit morte en bas âge, comme de nombreux enfants à l'époque, mais on n'en a aucune certitude, son acte de décès n'ayant jamais été retrouvé.

Le récit de Grimarest sera repris par tous les éditeurs et biographes pendant plus d'un siècle, sans qu'aucun élément nouveau vienne l'enrichir ou le corriger.

En 1821, Louis-François Beffara (1751-1838), ancien commissaire de police du quartier de la Chaussée d’Antin à Paris, « moliériste » avant l’heure et passionné d’histoire des spectacles, fait paraître une mince plaquette intitulée (j’abrège) Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, sur ses ancêtres, l'époque de sa naissance, qui avait été inconnue jusqu'à présent, […] sur la véritable époque de son mariage avec Mlle Béjard et la naissance de leurs trois enfants […] sur les comédiens et comédiennes Béjard, frères et sœurs de Mme Molière, etc., dans laquelle il reproduit l’acte de mariage du 20 février 1662[17] :

« Jean-Baptiste Poquelin, fils du sieur Jean Poquelin et de feue Marie Cressé, d’une part, et Armande Grésinde Béjart, fille de feu Joseph Béjart et de Marie Hervé d’autre part, tous deux de cette paroisse, vis-à-vis le Palais-Royal, fiancés et mariés tout ensemble par permission de M. de Comtes, doyen de Notre-Dame et grand-vicaire de Mgr le cardinal de Retz, archevêque de Paris, en présence dudit Jean Poquelin, père du marié, et de ladite Marie Hervé, mère de la mariée, et Louis Béjart et Madeleine Béjart, frère et sœur de ladite mariée, et d’autres, avec dispense de deux bans. »

Ces données seront confirmées par la publication, quarante-deux ans plus tard, du contrat de mariage signé le 23 janvier 1662[18] :

« Furent présents Jean-Baptiste Pocquelin de Molière, demeurant à Paris, rue Saint-Thomas-du-Louvre, paroisse Saint-Germain-l’Auxerrois, […] d’une part, et demoiselle Marie Hervé, veuve de feu Joseph Béjart, vivant écuyer, sieur de Belleville […], stipulant en cette partie pour demoiselle Armande Grésinde Claire Élizabeth Béjart, sa fille et dudit défunt sieur de Belleville, âgée de vingt ans ou environ […], d’autre part ; lesquelles parties, en la présence, par l’avis et conseil de leurs parents et amis, savoir, de la part dudit sieur de Molière, de sieur Jean Pocquelin, son père, tapissier et valet de chambre du Roi, le sieur André Boudet, marchand bourgeois de Paris, beau-frère à cause de dame Marie-Madeleine Pocquelin, sa femme ; et, de la part de ladite demoiselle Armande Grésinde Claire Élizabeth Béjart, de demoiselle Madeleine Béjart, fille usante et jouissante de ses biens et droits, sœur de ladite demoiselle, et de Louis Béjart, son frère, demeurant avec ladite demoiselle leur mère dans ladite place du Palais-Royal, ont fait et accordé entre elles, de bonne foi, les traité et conventions de mariage qui ensuivent ; c’est à savoir, etc. »

Ces découvertes, qui font d'Armande la sœur, et non plus la fille, de Madeleine, vont diviser durablement les historiens.

De nombreux éléments semblent conforter la thèse formulée par Grimarest : l'âge de Marie Hervé à la date supposée de la naissance d'Armande; la qualité des parrain et marraine d'Esprit-Madeleine, tenue sur les fonts baptismaux en 1665 par Esprit de Rémond de Modène et Madeleine Béjart, qui peuvent ainsi apparaître comme ses grands-parents; le testament de Madeleine Béjart, qui fait d'Armande sa légataire universelle, alors que sa sœur Geneviève et son frère Louis sont encore vivants.

Roger Duchêne, auteur de la dernière grande biographie en date de Molière, se veut l'héritier des historiens "légalistes". Pour lui, l'hypothèse d'une filiation entre Madeleine et Armande est possible, mais pas avérée. Si l'on s'en tient aux seuls documents officiels, à commencer par le contrat de mariage de Molière et Armande, cette dernière est la fille de Joseph Béjart (158?-1641) et de son épouse Marie Hervé (1593-1670). Du reste, le récit de Grimarest présente plusieurs erreurs ou invraisemblances qui donnent à penser qu'il ne fait peut-être que répéter ce qu'on a toujours dit à son informatrice: que son grand-père et parrain avait épousé jadis secrètement sa grand-mère et marraine et que la fille née de cette union était donc sa mère Armande.

Autre invraisemblance : Grimarest parle d'un mariage secret entre Molière et Armande, ce que contredit l'acte de mariage. De plus, un tel mariage clandestin avec Armande, sans le consentement de la famille, aurait mis Molière sous la menace d'une accusation de rapt. Concernant l'âge de Marie Hervé au moment supposé de la naissance d'Armande (à peu près quarante-huit ans), Roger Duchêne souligne que si la ménopause était plus précoce à l'époque, une telle naissance tardive n'était toutefois pas impossible. Il situe celle d'Armande entre 1640 et 1642, Marie Hervé ayant eu une autre fille en 1639 (morte précocement) et son époux Joseph étant mort en 1641. Quant aux insinuations de Montfleury qui, en rappelant que Armande était la fille de Madeleine qui avait été autrefois la maîtresse de Molière, Duchêne y voit une tentative de faire invalider le mariage (l'Église interdit le mariage avec l'enfant d'une ancienne femme ou maîtresse) bien plus qu'une accusation d'inceste: s'il n'y eut pas de suite, c'est parce que tout le monde était abrité par les actes officiels qui, une fois pour toutes, avaient établi la filiation d'Armande et parce qu'on connaissait le désir de Montfleury, récemment humilié par Molière dans L'Impromptu de Versailles, de nuire à son rival[19]. L'historien concède que le choix d'Esprit Rémond de Modène et Madeleine Béjart comme parrain et marraine d'Esprit-Madeleine, fille d'Armande et Molière, peut aussi suggérer une filiation entre Madeleine et Armande, mais il ajoute que cette volonté de mettre en avant le comte de Modène auprès de Madeleine dans cette cérémonie est peut-être une façon de déjouer les accusations d'inceste dont Molière faisait l'objet[20]. Enfin, le fait que Madeleine, dans son testament, fait d'Armande sa légataire universelle donne à penser qu'elle était bien sa mère. Au vu de tous ces éléments, Roger Duchêne laisse toutefois la question en suspens[21].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1638, si l'on admet, avec Grimarest informé par Esprit-Madeleine Poquelin, qu'Armande est la petite Françoise, fille de Madeleine Béjart et d'Esprit de Rémond, comte de Modène ; vers 1642, si l'on en croit son acte de mariage, qui indique qu'elle a, en février 1662, "vingt ans ou environ".
  2. « Œuvres de Chapelle et Bachaumont »
  3. Aucun membre connu des familles Béjart et Hervé ne porte l'un de ces prénoms, qu'il ou elle aurait pu donner à la fillette.
  4. À l'exception d'une "Bénigne-Madeleine" morte en bas âge vers 1639 et qui pourrait bien être une seconde fille de Madeleine, les neuf enfants de Marie Hervé et Joseph Béjart, frères et sœurs supposés d'Armande, ont chacun un seul prénom.
  5. Madeleine Jurgens et Elizabeth Maxfield-Miller ont publié son acte de décès dans la Revue d'histoire du théâtre, octobre-décembre 1972, p. 363-365.
  6. Ce sera son nom de scène jusqu'à son remariage avec Guérin d'Estriché.
  7. Notice sur Armande Béjart sur César.org
  8. Notice sur Armande Béjart, sur toutmoliere.net
  9. Les «92 ans environ» que son acte de décès lui donne en 1728 le feraient naître en 1636.
  10. Charles Guérin, dit L'Espérance, et de sa femme Françoise d'Estriché de Bradam.
  11. Voir Georges Mongrédien et Jean Robert, Les Comédiens français du XVIIe siècle, dictionnaire biographique, troisième édition, Paris, éditions du CNRS, p. 107-108 et 141-142.
  12. Jal écrit de cet enfant, dont il n'a pas vu l'acte de baptême, qu'il est né «dans le courant de l'année qui suivit [le] mariage» de ses parents.
  13. Elle a alors une cinquantaine d'années. Guérin d'Éstriché, âgé, lui, de cinquante-huit ans, ne se retirera qu'en 1717 et mourra le 20 janvier 1728, à quatre-vingt-douze ans.
  14. Correspondance entre Boileau-Despréaux et Brossette, Paris, (lire en ligne), p. 517
  15. Grimarest, La Vie de M. de Molière, Paris, 1705, p. 20-21, texte en ligne.
  16. Auguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, 1872, p. 179, texte en ligne.
  17. L.-F. Beffara, Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, Paris, 1821, p. 7, texte en ligne.
  18. Eudore Soulié, Recherches sur Molière et sur sa famille, Paris, 1863, p. 203-204, texte en ligne.
  19. Roger Duchêne, Molière, Ed. Fayard, 1998, p. 51, p. 297-302, p. 738
  20. Roger Duchêne, Molière, éd. Fayard, 1998, p. 423-424
  21. Roger Duchêne, Molière, éd. Fayard, 1998, p. 620-622

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anonyme, La Fameuse Comédienne ou Histoire de la Guérin, auparavant femme et veuve de Molière, Frans Rottenberg, Francfort, 1688, disponible sur le site de la Bayerische Staatsbibliothek digital ; rééd. avec préface et notes de Jules Bonnassies, Paris, Barraud, 1870, disponible sur Gallica.
  • Anonyme, Les Intrigues de Molière et celles de sa femme ou La Fameuse Comédienne, Histoire de la Guérin, Réimpression conforme à l'édition sans lieu ni date, suivie des variantes, avec préface et notes par Charles-Louis Livet, Paris, Isidor Liseux, 1877, disponible sur Gallica. Contient les extraits du Factum d'Henry Guichard concernant la déposition d'Armande Béjart.
  • Jean-Léonor Le Gallois de Grimarest, La Vie de M. de Moliere, Paris, Jacques Le Febvre, 1705, consultable sur Google Livres.
  • Louis-François Beffara, Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, sur ses ancêtres, l'époque de sa naissance, etc., Paris, 1821, disponible sur Google Livres.
  • Agricol-Joseph Fortia d'Urban, Supplément aux diverses éditions des Œuvres de Molière ou Lettres sur la femme de Molière et poésies du comte de Modène son beau-père, Paris, 1825, disponible sur Gallica.
  • Anaïs Bazin, Notes historiques sur la vie de Molière, deuxième édition, Paris, 1851, p. 48-52, disponible sur Gallica.
  • Édouard Fournier, Le Roman de Molière, suivi de Jugements sur sa vie privée d'après des documents nouveaux, Paris, E. Dentu, 1863, disponible sur Gallica.
  • Jules Loiseleur, Les Points obscurs de la vie de Molière.Les années d'étude-Les années de lutte et de vie nomade-Les années de gloire-Mariage et ménage de Molière, Paris, Isidore Liseux, 1877, p. 237-257. Disponible sur Gallica.
  • Napoléon-Maurice Bernardin, "Le Mariage de Molière", dans Hommes et mœurs au dix-septième siècle, Paris, Société française d'imprimerie et de librairie, 1900, p. 237-246.
  • Abel Lefranc, "Armande Béjart", dans Revue des cours et conférences, 1908 (année scolaire 1907-1908), p. 354-362.
  • Henry Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français (ceux d'hier), tome II, Bibliothèque de la Revue universelle internationale illustrée, Genève, 1912, p. 447-451, disponible sur Gallica.
  • Léopold Lacour, Les Maîtresses et la femme de Molière, Paris, Éditions d'art et de littérature, 1914, p. 254-300, disponible sur archive.org.
  • Gustave Michaut, Les Débuts de Molière à Paris, Paris, Hachette, 1923, Genève, Slatkine Reprints, 1968, p. 146-168.
  • Henry Lyonnet, Mademoiselle Molière (Armande Béjart), Paris, Alcan, 1925.
  • Louis Casté, « Monsieur de Modène, Madeleine Béjart et Molière », Provincia, 1934, t XIV.
  • Georges Mongrédien, La Vie privée de Molière, Paris, Hachette, coll. "Les Vies privées", 1950, p. 84-102.
  • Madeleine Jurgens et Elisabeth Maxfield-Miller, Cent ans de recherches sur Molière, sur sa famille et sur les comédiens de sa troupe, Paris, S.E.V.P.E.N., 1960.
  • Jacques Chabannes, Mademoiselle Molière, Paris, Fayard, 1961.
  • Georges Couton, "L'État-civil d'Armande Béjart, femme de Molière, ou historique d'une légende", dans Revue des sciences humaines, n° 115, Villeneuve-d'Ascq, 1964, p. 311-351.
  • Jacques Scherer, « Réflexions sur Armande Béjart », Revue d'histoire littéraire de la France, août 1969, p. 393-403, consultable en ligne.
  • Sylvie Chevalley, "Armande Béjart, comédienne", dans Revue d'histoire littéraire de la France, septembre-décembre 1972, p. 1035-1049.
  • Yves Giraud, « La Fameuse Comédienne (1688) : problèmes et perspectives d'une édition critique », « Diversité, c'est ma devise. » Studien zur französischen Literatur des 17. Jahrhunderts. Festschrift für Jürgen Grimm zum 60. Geburtstag, Biblio 17 (n° 86), Papers on French Seventeenth Century Literature, Paris-Seattle-Tübingen, 1994, p. 191-213.
  • Roger Duchêne, Molière, Paris, Fayard, 1998, p. 296-303.
  • Gustave Larroumet, La Femme de Molière, Wikisource

Liens externes[modifier | modifier le code]