Armand d'Angosse

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Armand d'Angosse
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Armand-Mathieu d'Angosse, né le à Arthez-d'Asson et mort le à Corbère, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Armand d'Angosse est le cinquième enfant de Jean-Paul d'Angosse et Louise-Pétronille d'Usson de Bonnac. Il épousa le , à Paris, Henriette-Françoise-Cécile de Lambert.

Après des études au collège de Sorèze, Armand d'Angosse revint à Arthez-d'Asson en 1791 et seconda son père dans la gestion des forges d'Arthez-d'Asson et de Nogarot, dans la vallée de Ferrières. Il fut à ce titre dispensé du service militaire et fournit en fer l'Armée des Pyrénées occidentales, ce qui lui valut de multiples témoignages de satisfaction de la part des autorités militaires.

Le , il réalisa la troisième ascension connue du pic du Midi d'Ossau en compagnie de son domestique, d'un chasseur et de quatre bergers[1].

En 1804, âgé de 24 ans, il fut nommé conseiller général des Basses-Pyrénées. Le , il eut l'honneur d'assister au sacre de l'empereur Napoléon Ier. Laissant les forges à son frère Charles, il se consacra désormais à sa carrière politique et à la gestion de ses propriétés du Vic-Bilh. Il était président du conseil général et maire de Corbère lorsque survint la Restauration. En 1816, il fut élu député des Basses-Pyrénées, puis réélu en 1819, mais fut très discret à la Chambre[2] :

« Au grand regret de ses amis, M. d'Angosse n'a jamais figuré à la tribune ; il n'a même, dit-on, jamais parlé ; il fait seulement entendre, assez fréquemment un certain murmure qui, dans l'occasion, signifie l'ordre du jour, ou la question préalable.
Il a toujours une boule prête en faveur des lois d'exception et des volontés ministérielles. »

Il abandonna la politique en 1824, pour une vie paisible de gentilhomme campagnard. En 1835, la mort soudaine de son frère Charles l'obligea à reprendre la direction des forges.

Le , il accéda à la Chambre des pairs, où il siégea jusqu'à la révolution de 1848, qui supprima cette assemblée.

Il est mort dans son château de Corbère en 1852.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Machot, L’Industrie sidérurgique dans les Pyrénées occidentales (1803-1868), thèse pour le doctorat d'histoire, 2000, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne.
  • Diane de Maynard, La Descendance de Jean-Paul d'Angosse (1732-1798), Paris, éd. Christian, 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armand Mathieu d'Angosse, Voyage au pic du Midi de Pau, exécuté le 14 Thermidor de l'An 10. À Paris, de l'imprimerie d'Antoine Bailleul, rue Helvétius, no 71, 16 pages.
    Autre publication par Louis le Bondidier, « Les premières ascensions au Pic du Midi d'Ossau », Bulletin pyrénéen, no 223, 1937.
  2. Biographie des députés composant la représentation nationale pendant les sessions de 1820 à 1823, Paris, Plancher libraire, 1822, p. 190.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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