Armand Louis Debroc
| Armand-Louis de Broc | ||
| Naissance | Baugé (Maine-et-Loire) |
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| Décès | (à 38 ans) Milan (Italie) |
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| Origine | ||
| Arme | Cavalerie | |
| Grade | Général de brigade | |
| Années de service | 1788 – 1810 | |
| Distinctions | Baron de l'Empire Commandant de la Légion d'honneur Grand-croix de l'Ordre de l'Union |
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Armand-Louis de Broc, né le à Baugé (Maine-et-Loire) et mort le à Milan (Italie), est un général français de la Révolution et de l’Empire.
États de service
[modifier | modifier le code]Il entre au service dans le régiment de Condé dragons (2e) le , et devient sous-lieutenant le même année, et lieutenant le . Le suivant, à l'affaire de la Croix-aux-Bois en (Champagne), il reçoit un coup de sabre qui le met hors de combat.
Capitaine le 8 du même mois, il se trouve à la bataille de Nerwinde, où il est encore atteint de deux coups de sabre à la tête et au bras gauche. Chef d'escadron le 3 germinal an III, il sert aux armées d'Allemagne, du Danube et du Rhin de l'an IV à l'an IX. Major du 5e régiment de dragons le 6 brumaire an XII, membre de la Légion d'honneur le 11 germinal, colonel du 13e de dragons le 13 floréal, officier de la Légion d'honneur le 25 prairial de la même année, et aide-de-camp du prince Louis Bonaparte, qui l'a eu sous ses ordres dans le 5e régiment de dragons, il fait la guerre de l'an XIV en Autriche.
Sa conduite à Austerlitz, où il est blessé d'un coup de feu à la main gauche, lui vaut le grade de commandeur de la Légion d'honneur le 4 nivôse an XIV. Grand maréchal du palais du roi de Hollande le . Passé au service du Royaume de Hollande en qualité de général-major le , il rentre au service de France comme colonel le .
L'Empereur le nomme général de brigade le , et lui confie le , le commandement des troupes à cheval qui doivent se réunir à Ulm. Il rejoint ensuite l'armée d'Italie, se fait remarquer le à Montebello, où il reçoit un coup de feu à la tête, à Sacile le 9 du même mois, et aux batailles de Raab et d'Engersdorf le [1]. À Wagram, il culbute le corps ennemi qui lui est opposé.
Debroc est fait chevalier de la Couronne de fer et baron de l'Empire. Il a reçu en Hollande la grand-croix de l'Ordre de l'Union[2].
Il est mort à Milan d'une infection le .
Le , il avait épousé à Paris, Adèle Auguié, amie d'enfance et dame d'honneur de la reine Hortense de Beauharnais, née le à Paris, qui se noiera accidentellement le en chutant dans les Gorges du Sierroz, à Grésy-sur-Aix, à 29 ans.
Son épouse était la :
- nièce de Madame Campan ;
- sœur d'Antoinette-Louise (1780-1833), épouse du directeur des Droits réunis Charles-Guillaume Gamot (1766-1820), puis du général Gaëtan Joseph Prosper César de Laville de Villa-Stellone ;
- sœur d' Aglaé (1782-1854), dame du palais de l'impératrice Joséphine (1804-1810) puis de l'impératrice Marie-Louise (1810-1814), et épouse du maréchal Michel Ney.
État de service
[modifier | modifier le code]- : Colonel du 13e régiment de dragons
- : Major-général au service de la Hollande
- : Général de brigade
Décorations, titres, honneurs
[modifier | modifier le code]- :
Commandeur de la Légion d'honneur - Grand-croix de l'Ordre de l'Union.
Source
[modifier | modifier le code]« Armand Louis Debroc », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Alphonse Rabbe, Claude Augustin Vieilh de Boisjoslin, Charles Claude Binet de Sainte-Preuve, Biographie universelle et portative des contemporains ; ou, Dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts depuis 1788 jusqu'à nos jours : qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, Chez l'Éditeur, 1836 (lire en ligne)
- ↑ Almanach impérial pour l'année 1810 : présenté à S.M. l'Empereur et Roi par Testu, Paris, Testu, (lire en ligne)