Armand-Albert Rateau

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Armand-Albert Rateau
Armand Albert Rateau in his library, by Jean Dunand (1877-1942).jpg
Armand Albert Rateau dans sa bibliothèque (Jean Dunand, 1939)
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Œuvres principales

Armand-Albert Rateau, né le dans le 3e arrondissement de Paris[1], ville où il est mort le en son domicile dans le 6e arrondissement[2], est un dessinateur, meublier, décorateur et architecte français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formé à l'École Boulle, Armand Rateau est d'abord attiré par la sculpture sur bois, ce qui l'amène, très jeune, à dessiner des projets de meubles. Il commence sa carrière chez le célèbre décorateur Georges Hoentschel.

Fort d'une expérience internationale, à seulement vingt-trois ans il devient directeur artistique d'Alavoine et Compagnie, l'une des plus importantes entreprises de décoration de l'époque.

En 1919, il s'établit à son compte dans son hôtel particulier parisien situé 97, Boulevard Berthier. L'année suivante, il loue à Levallois-Perret au 23, rue Gide (actuelle rue Paul-Vaillant-Couturier) 972 mètres carrés d'ateliers que le succès de son entreprise lui permet d'acquérir en 1922. En 1929, ces ateliers emploient deux cent douze artisans[3].

L'Antiquité et l'Orient inspirent Armand Rateau dans les différents intérieurs très originaux qu'il imagine, le plus célèbre étant celui de Jeanne Lanvin, rue Barbet-de-Jouy à Paris. Sa collaboration avec Jeanne Lanvin lui permettra de définir sa formule esthétique, subtile hybridation de styles, tout à la fois antiques et modernes.

Rateau fut par ses meubles et ses décors l'un des créateurs les plus importants et les plus singuliers de l'Art déco.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Richissimes collectionneurs, hommes d'affaires ou aristocrates, les clients de Rateau font partie du Gotha européen et américain. À contre-courant des tendances de l'époque, son mobilier en bronze séduit les esthètes les plus raffinés. C'est son goût pour l'Antiquité qui lui donne l'idée d'utiliser le métal pour certains sièges à pieds en X, et l'Orient le porte à faire un grand usage des laques, laque d'or ou d'argent, laque jaune ou brun.

En 1928 il réalisa l'aménagement et la décoration de l'hôtel particulier de Jeanne Lanvin, rue Barbet-de-Jouy à Paris, dont il avait fait la connaissance chez le couturier Paul Poiret; lorsque l'immeuble fut démoli en 1965, l'ensemble de la décoration et du mobilier, du boudoir, de la chambre à coucher et de la salle de bains, d'un luxe inégalé, fut donné au musée des arts décoratifs de Paris par sa fille et son gendre, le prince Louis de Polignac.

Galerie[modifier | modifier le code]

Sa cote[modifier | modifier le code]

  • En 2006, une paire de jardinières en bronze a été adjugée chez Christie's à 4,18 M€, ce qui fait de l'artiste le recordman mondial des enchères pour un objet d'art du XXe siècle[réf. nécessaire]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Guène-Loyer, Décoration et haute couture : Armand Albert Rateau pour Jeanne Lanvin, Paris, Les Arts décoratifs, 2006 (ISBN 978-2-901422-87-7)
  • Franck Olivier-Vial et François Rateau : Armand-Albert Rateau, éd. de l'Amateur, 1992;
  • Patrick Mauriès, Armand Albert Rateau la beauté farouche ("Maison et Jardin", n° 393 - , pp 156 à 163, illustré de plusieurs projets de décors, meubles et objets, et réalisations).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris 3e, acte de naissance no 372 année 1882 (vue 4/31)
  2. Archives de Paris 6e, acte de décès no 182, année 1938 (vue 19/31)
  3. Franck Olivier-Vial, Armand Albert Rateau, François Rateau, Armand Albert Rateau: un baroque chez les modernes, Amateur, 1992, pp. 154 et 235.

Liens externes[modifier | modifier le code]