Forces armées iraniennes

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Seal of the General Staff of the Armed Forces of the Islamic Republic of Iran.svg

L'armée iranienne moderne constitue la force de défense de la République islamique d'Iran, après avoir servi le régime du Shah d'Iran. Elle se compose de deux groupes distincts : d'une part l'armée régulière, très importante en nombre; de l'autre les Gardiens de la Révolution, troupe d'élite fortement idéologisée et auto-financée.

Historique[modifier | modifier le code]

L'armée royale de la Perse compte environ 30 000 hommes lors du putsch militaire déclenché par Reza Khan dans la nuit du 20 au 21 février 1921. Celui-ci réforme cette institution dont l'archaïsme a été démontré lorsque les combats entre l'armée ottomane et Alliés russo-britanniques ont débordé sur son territoire lors de la Première Guerre mondiale.

Des véhicules armés sont achetés à partir de 1924. Les premiers sont 4 automitrailleuses Rolls-Royce M1921 armés d'une mitrailleuse Vickers .303 British. La France vend en 1925 quelques chenillettes Citroën P2 et chars Renault FT mais on ne sait pas s'ils ont été effectivement livrés.

De fait, le premier blindé armé d'un canon entré en service opérationnel en nombre limité inconnu est le véhicule de reconnaissance American LaFrance TK-6 à roues armé d'un canon de 37 mm en 1933[1]. 12 Marmon-Herrington M1934 équipés de la même arme sont livrés en 1935.

La Tchécoslovaquie devient un fournisseur de l'armée perse à partir de 1931 en livrant fusils, mitrailleuses et artillerie.

En 1934, la Perse change de nom et devient l'Iran.

50 chars léger tchécoslovaques ČKD TNH armés de canons et 50 chenillettes CKD AH-IV (en) équipé de mitrailleuses ZB-26 et les deux prototypes sont livrés entre août 1936 et mai 1937. Ils sont intégrés a part égale aux première et seconde divisions d'infanterie.

Les effectifs sont de 125 000 hommes en 1941 réparti en 9 divisions d'infanterie et 5 brigades. Elles sont balayés lors de l'invasion anglo-soviétique de l'Iran lancé le 25 août 1941.

L'armée sera réorganisée à partir de 1944 au standard américain jusqu'à la révolution islamique de 1979[2].

Organisation de la défense iranienne[modifier | modifier le code]

Le Conseil Suprême de la Défense (CSD)[modifier | modifier le code]

Selon l’article 110 de la Constitution de la République islamique d’Iran de 1979, le CSD ou « Faqih » est directement placé sous l’autorité du guide suprême de la révolution. Il a la possibilité de proposer toute déclaration de guerre, de mobiliser les forces armées, de désigner les chefs des différentes armées et des Pasdarans. Les plans stratégiques et la politique de défense sont de son ressort. Il a également un rôle de contrôle de la défense à tous les niveaux et peut imposer à tout moment un droit de veto.

Le guide de la révolution délègue la direction du CSD au président de la république Iranienne mais se réserve le rôle de décideur final. Les autres membres siégeant au CSD sont le Premier ministre, le ministre de la Défense, le chef d’état-major général et le commandant en chef des Pasdarans.

Le Conseil Suprême de la Sécurité Nationale (CSSN)[modifier | modifier le code]

Selon l’article 177 de la Constitution, le CSSN est chargé :

  • de déterminer la politique de sécurité et de défense du pays ;
  • de coordonner les activités politiques, sociales, culturelles, économiques et le renseignement en vue de respecter la politique de sécurité et de défense du pays ;
  • de gérer les ressources du pays afin de faire face aux menaces intérieures et extérieures.

Branches militaires[modifier | modifier le code]

Effectifs
Age minimal 18 ans
Disponibilité hommes de 18-49 ans : 18 319 545 (est. 2005)
Aptes au service militaire hommes de 18-49 ans : 15 665 725 (est.2005)
Atteignant l'âge de l'engagement annuellement 862 056 hommes(est. 2005)
Troupes actives 755 000 (6e rang)
Dépenses militaires
Montant en Dollars US 25'000 milliards de $
 % du PIB 1,9 %

Les forces régulières de la République Islamique d'Iran incluent l'armée de terre (Artesh), la marine (Niru-Daryai), l'armée de l'air (Niru-Havayi) et les forces de défense aériennes. La force parallèle des Gardiens de la Révolution islamique inclut des composantes terrestres, aériennes et navales ainsi que les forces Qods (Forces spéciales) et la milice des Basij. D'autres groupes paramilitaires peuvent aussi être mobilisés.

Dans le détail, l'armée iranienne est composée de trois branches :

Depuis début 2009, l'armée de l'air a perdu sa composante de défense anti-aérienne, laquelle est devenue une arme indépendante au même titre que l'armée de terre ou la marine[3].

L'armée régulière est doublée par la force des Pasdarans qui dispose de 230 000 hommes dans une vingtaine de grandes formations, dont des unités parachutistes, d’opérations spéciales ou d’infanterie de marine.

Les forces armées iraniennes ont un effectif total de 755 000 militaires (à titre de comparaison, l'armée française comptait en 2005, 350 000 personnels).

Industrie de l'armement[modifier | modifier le code]

Les capacités militaires réelles de l'Iran sont pour la plupart tenues secrètes et amplifiées par la guerre de l'information que se livrent son gouvernement et les États occidentaux. Ses possibilités scientifiques et technologiques sont relativement avancées pour un pays émergent et sont démontrées par la construction de missiles longue portée comme le Shahab-3, par la modification d'armements acheté sous licence et dernièrement par des lancements de fusées (dont la technologie est au moins en partie nord-coréenne).

En 2010, l'industrie de l'armement dispose de plus de 300 usines. La Corée du Nord a construit le plus grand complexe à Ispahan pour la fabrication de chars, de munitions et de carburant propergols pour missiles. La République populaire de Chine a développé à Semnam des usines de conception de missiles devant atteindre une production annuelle de plus de mille unités, mais ces projets n'ont pas encore atteint à cette date une capacité de production conséquente[4]. Il existe en outre plusieurs arsenaux iraniens fabriquant des armes légères.

Cet État importe du matériel militaire provenant quelquefois fois du marché noir notamment pour son matériel d'origine occidental ou provenant de pays sous embargo[5] . L'objectif de plusieurs gouvernements étrangers, surtout celui des États-Unis, est de bloquer les achats extérieurs des Pasdarans, qui ont leurs fonds propres et sont inscrits sur la liste noire américaine du terrorisme.

Les services secrets américains penseraient que l'Iran a obtenu de la Corée du Nord entre 2007 et 2010 dix-neuf missiles stratégique BM25 Musudan qui ont une portée estimée à entre 3 000 et 4 000 km[6].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « American LaFrance » TK 6 », sur http://www.trucksplanet.com (consulté le 7 septembre 2016).
  2. Yann Mahé, « 1936-1945, Iran », Batailles et Blindés, no 74,‎ , p. 4-5.
  3. (fr) NOTES D'ACTUALITÉ N°166 IRAN : LA DÉFENSE ANTI-AÉRIENNE DEVIENT UNE ARMÉE À PART ENTIÈRE, Centre Français de Recherche sur le Renseignement, 14 mars 2009
  4. (fr) Jacques Benillouche, « L'armée iranienne, puissance ou tigre de papier ? », sur www.slate.fr, Slate, (consulté le 10 avril 2010)
  5. « Saisie d'armes nord-coréennes pour l'Iran », sur Le Figaro, Agence France-Presse, (consulté le 28 août 2009)
  6. « Iran Fortifies Its Arsenal With the Aid of North Korea », The New York Times,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]