Armée du peuple paraguayen

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L’Armée du peuple paraguayen (espagnol : Ejército paraguayo del pueblo, EPP) est une guérilla marxiste-léniniste[1] active au Paraguay. La première action militaire importante du groupe est l'attaque d'un poste militaire à Tacuati, dans le département de San Pedro le . Les attaquants incendient le poste militaire et volent les armes qui s'y trouvent[2].

Le , le président Fernando Lugo déclare l'état d'exception dans trois départements du pays pour combattre le groupe. Il est levé le , au terme de la période de trente jours prévue, sans aucune interpellation d'un membre de ce groupe. L'Armée du peuple paraguayen est accusée par la justice du Paraguay d'entretenir des liens avec les FARC, qui auraient en particulier entraîné certains des membres de l'EPP aux techniques de guérilla[3]. La guérilla colombienne apporte un démenti à ces allégations, expliquant n'avoir aucun contact avec l'EPP, mais salue cependant son combat pour les droits des plus défavorisés[4]. Au mois de juin de la même année, l'EPP met à prix la tête du président Lugo, promettant une récompense de 1 000 $ pour qui lui remettrait le président, une offre également valable pour d'autres autorités du pays. Dans le même communiqué, le groupe indique que sa date de formation est le , alors que les autorités font remonter beaucoup plus loin l'existence de l'EPP (lui donnant une ancienneté de 12 ans). Selon les autorités paraguayennes, l'EPP aurait obtenu 800 000 $ en rançon de deux éleveurs enlevés au cours des deux années qui précèdent[5].

En 2015 des soldats paraguayens sont envoyés en Colombie pour y recevoir une formation à la contre-guérilla et ainsi lutter plus efficacement contre l'EPP, dont les effectifs sont désormais évalués par les autorités à plus d'une centaine de combattants[6].

Références[modifier | modifier le code]