Armée de terre cuite

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Article général Pour un article plus général, voir Mausolée de l'empereur Qin.
Mausolée du premier empereur Qin *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Détail d'une partie de l'armée enterrée.
Détail d'une partie de l'armée enterrée.
Coordonnées 34° 23′ 05,71″ nord, 109° 16′ 23,19″ est
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Type Culturel
Critères (i) (iii) (iv) (vi)
Numéro
d’identification
441
Zone géographique Asie et Pacifique **
Année d’inscription 1987 (11e session)

Géolocalisation sur la carte : Chine

(Voir situation sur carte : Chine)
Mausolée du premier empereur Qin
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

L'armée de terre cuite (兵马俑, bīngmǎ yǒng, « statues funéraires de soldats et chevaux »), ou armée d'argile, est un ensemble de près de huit mille statues de soldats et chevaux en terre cuite, représentant les troupes de Qin Shi Huang, le premier empereur de Chine. Elles représentent une forme d'art funéraire, car elles ont été enterrées dans les fosses du mausolée de l'empereur Qin, à proximité de la ville de Xi'an, dans le Shaanxi, en 210–209 av. J.-C. Cette « armée enterrée », dont les statues ont quasiment toutes un visage différent, était destinée à protéger l'empereur défunt.

Ces statues, qui datent de la fin du troisième siècle av. J.-C[1], ont été découvertes en mars 1974 dans le Xian de Xiyang[2] par des agriculteurs. Leur taille varie suivant leur grade au sein de cette armée, celles figurant les généraux étant les plus grandes. Elles représentent des fantassins, des cavaliers, des chevaux et des chars. En 2007, les archéologues qui fouillent le site ont estimé que les trois fosses dans lesquelles reposent l'armée de terre cuite contiennent plus de 8 000 soldats, 130 chars tirés par 520 chevaux, auxquels il faut rajouter les 150 chevaux montés par des cavaliers. La plus grande partie de ces statues est enterrée dans la fosse No 1, qui se situe à côté du mausolée de l'empereur Qin[3]. En plus des soldats, on trouve dans ces fosses des statues de civils, dont des membres de l'administration, des acrobates et des musiciens.

Histoire de l'armée[modifier | modifier le code]

Le tumulus recouvrant le tombeau de l'empereur

Origines[modifier | modifier le code]

La construction du tombeau de Qin Shi Huang a été décrite par l’historien Sima Qian (145 - 90 av. J.-C.) dans son œuvre la plus célèbre, le Shiji, qu'il a écrit un siècle après l’achèvement du mausolée. Les travaux du mausolée commencent en 246 av. J.-C., lorsque le futur empereur devient roi de Qin à l'âge de 13 ans. Avec le temps, le projet prend de l'ampleur et finit par mobiliser 700 000 travailleurs[4]. Le géographe Li Daoyuan indique dans le Shui Jing Zhu, un ouvrage écrit six siècles après la mort du premier empereur, que le Mont Li est un emplacement privilégié en raison de sa géologie de bon augure :

« Renommé pour ses mines de jade, son côté nord était riche en or et son côté sud riche en beau jade; le Premier Empereur, au courant de cette excellente réputation, a donc choisi d’être enterré là[5][6]. »

Selon Sima Qian, le premier empereur a été enterré avec des palais, des tours, des fonctionnaires, des objets précieux et autres merveilles. Selon ce texte, à l'intérieur du tombeau, 100 rivières ont été reproduites et leur écoulement a été simulé à l’aide de mercure. Toujours selon le contenu du Shiji, le plafond est décoré avec une reproduction de la voûte céleste et au sol se trouve une carte en relief de l'empire de Qin Shi Huang. Concernant ces palais, tours, fonctionnaires et autres merveilles, quelques traductions du passage décrivant l'intérieur du tombeau utilisent les mots "modèles" ou "imitations"; mais aucun de ces mots n’est utilisé dans le texte original, qui ne fait aucune mention de l'armée en terre cuite[4][7].

Des tests effectués à l'époque moderne sur des échantillons du sol du tumulus abritant le tombeau ont révélé des concentrations exceptionnellement hautes de mercure, ce qui tend à confirmer les écrits de Sima Qian[8].

Des récits historiques plus tardifs que le Shiji laissent entendre que la tombe a été pillée par Xiang Yu, un des seigneurs de guerre cherchant à s'emparer du trône lors de la guerre civile qui débute peu après la mort du premier empereur[9],[10],[11]. Cependant, il existe aussi des indices suggérant que le tombeau n'a peut-être pas été pillé[12].

Re-découverte[modifier | modifier le code]

L'armée de terre cuite est découverte le 29 mars 1974[13] à l'est de Xi'an, la capitale de la province du Shaanxi, par des fermiers en train de creuser un puits à 1,6 km à l'est de la tombe de Qin Shi Huang[14],[15], dans une zone connue pour être riche en sources et rivières souterraines. Durant les siècles précédents, les autorités locales et divers érudits avaient déjà signalé à plusieurs reprises la découverte de fragments de statues de terre cuite et de divers éléments provenant de la nécropole de l'empereur, tels que des tuiles, des briques et des morceaux de maçonnerie[16]. Lorsque les autorités comprennent l'importance de la découverte, des archéologues chinois sont envoyés sur place pour fouiller le site, ce qui leur permet de découvrir la plus grande concentration de statues en terre cuite jamais trouvée en Chine.

Un musée a depuis été construit sur le site, incluant un immense hangar recouvrant la fosse No 1, la plus importante de toutes[17].

Nécropole[modifier | modifier le code]

l'armée de terre cuite

L'armée de terre cuite n'est qu'un des éléments d'une immense nécropole, bâtie pour la gloire de Qin Shi Huang. Grâce à des sondages et à des examens réalisés avec des mesures de télédétections, la taille de ladite nécropole est estimée à 98 km2[18].

Elle a été conçue pour être une représentation à échelle réduite du palais impérial et couvre une vaste zone située autour du tumulus où repose le premier empereur. Ce tumulus en terre est situé au pied du mont Li et a été construit en forme de pyramide[19]. Il est entouré de deux murs très épais construits en pisé, avec des passerelles servant d'entrée. La nécropole est composée de plusieurs bureaux, salles, écuries et autres structures normalement présentes dans un palais impérial chinois. On y trouve aussi un parc impérial situé autour du tumulus.

L'armée monte la garde à l'est de la tombe proprement dite. Jusqu'à 5 mètres d'un sol sablonneux et rougeâtre s'est accumulé sur le site durant les deux millénaires qui ont suivi sa construction; mais les archéologues ont trouvé des preuves de perturbations et de dégradations du site survenues durant ce laps de temps. Au cours des fouilles effectuées près du tumulus du mont Li, les archéologues ont trouvé plusieurs tombes datant des XVIIIe et XIXe siècles. Ceux qui ont creusé et construit ces tombes ont apparemment trouvé des fragments de terre cuite. Ceux-ci ont été jugés comme étant sans valeur et utilisés, avec de la terre, pour reboucher les excavations à la fin des travaux desdites tombes[20].

La tombe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mausolée de l'empereur Qin.

Le tombeau semble être un espace hermétique faisant la taille d’un terrain de football[21],[22]. Elle est toujours fermée et n'a jamais été fouillée, probablement à cause de préoccupations relatives à la préservation des artefacts qu'elle contient[21]. Ces préoccupations ne sont pas sans fondement, car lors des premières fouilles de l’armée de terre cuite, les surfaces peintes présentes sur certains personnages en terre cuite ont commencé à s’écailler et à pâlir[23]. La laque couvrant ces peintures peut se décoller en copeaux en quinze secondes, une fois exposée à l’air sec de Xi'an et peut s’écailler en seulement quatre minutes[24].

Site d'excavation[modifier | modifier le code]

Le musée construit autour du site d'excavation

Les fosses[modifier | modifier le code]

Vue générale de la fosse no 1, la plus importante de toutes les fosses, au musée de Xi'an.

Quatre fosses principales, profondes d’à peu près 7 m chacune, ont été découvertes sur le site[25],[26]. Elles sont situées à peu près à 1,5 km à l'est du tombeau proprement dit. Les soldats sont positionnés comme pour protéger la tombe et le site de tout danger venant de l'est, soit la direction dans laquelle se trouvent les royaumes conquis par le premier empereur.

Fosse N°1[modifier | modifier le code]

La fosse No 1, qui fait 230 m de long et 62 m de large[27], renferme au total plus de 6 000 statues. C'est là où se trouve la plus grande partie de l'armée[28]. Elle est divisée en 11 corridors d’à peu près 3 m de large, qui sont pavés de petites briques. À l'époque de leur construction, chacun de ces corridors était recouvert d'un toit en bois, soutenu par de grandes poutres et de gros piliers. Les tombes de nobles ont été également conçues de cette manière et à la fin de la construction, l'ensemble devait ressembler aux couloirs des palais.

Une fois achevés, les plafonds en bois étaient recouverts de nattes de roseaux et de couches d’argile pour assurer leur étanchéité et surélevés en rajoutant de la terre pour se retrouver 2 à 3 m au-dessus du niveau du sol environnant[29].

Les autres fosses[modifier | modifier le code]

Dans la fosse No 2 se trouvent des cavaliers, des fantassins et des chars de guerre; l'ensemble devant représenter une garde. La fosse No 3 représente le "quartier général" de l'armée, avec ses officiers de haut rang et un char de guerre. Enfin, la fosse No 4 est vide, ses travaux ayant peut-être été interrompus par la mort subite de Qin Shi Huang.

Certaines des statues présentes dans les fosses 1 et 2 présentent des traces d'incendie et l'on a trouvé à côté d'elles des restes de toits brûlés[30]. Ceci, couplé à l'absence des restes des armes de ces statues, laisse penser aux archéologues que le site a été pillé puis incendié par les troupes de Xiang Yu, ce qui a provoqué l'effondrement des toits des corridors et la destruction des statues de terre cuite. En effet, toute l'armée a été réduite à l'état de débris et les soldats que l'on peut voir à l'heure actuelle ont été restaurés à partir des fragments trouvés sur place.

Les autres fosses présentes dans la nécropole ont également été fouillés[31]. Elles se situent au sein et en dehors des murs entourant le tumulus et contiennent des chariots en bronze, personnages en terre cuite représentant des artistes (acrobates, hommes accomplissant des prouesses de force, ...) ou des fonctionnaires. On y trouve également des armures en pierre, des sépultures de chevaux, d'animaux rares ou de travailleurs; ainsi que des grues et des canards en bronze dans un parc souterrain[32].

Soldats en terre cuite[modifier | modifier le code]

Un soldat de terre cuite, avec son cheval.

Types et aspects des soldats[modifier | modifier le code]

Toutes les statues de terre cuite ont été fabriquées à l'échelle 1/1, soit grandeur nature. Leur taille, uniforme, et leur coupe de cheveux changent en fonction de leur rang au sein de l'armée et même si, au premier abord, chaque visage est différent, les chercheurs ont fini par identifier 10 « visages types » qui ont été réutilisés, avec des variantes, pour toute l'armée[33]. Les soldats de terre cuite peuvent être regroupés dans différentes familles ou types : les fantassins en armure, ceux sans armure, les cavaliers avec une coiffe en tissu, les conducteurs de char de guerre avec un casque et une armure lourde, les porteurs de lance embarqués dans les chars de guerre, les archers/arbalétriers à genoux en train de viser et enfin ceux qui sont debout et ne visent pas. À ces soldats, il faut ajouter les généraux et autre officiers et sous-officiers[34].

Il existe cependant de nombreuses variations dans les uniformes qui ne sont pas liés au rang des soldats. Par exemple, certains peuvent porter des protège-tibias tandis que d’autres n'en ont pas ; ils peuvent porter des pantalons soit longs, soit courts, dont certains peuvent être rembourrés. Pour ceux qui en portent, les armures varient selon le grade, la fonction et la position dans la formation[35]. Il y a aussi des chevaux de terre cuite placés aux côtés de certains soldats.

Réplique moderne d'un archer et d'un officier, avec une reconstitution des couleurs utilisées à l'époque

À l'époque de leur fabrication, les statues étaient peintes de couleurs vives : Rose, rouge, vert, bleu, noir, brun, blanc et lilas[36],[37]. Ces couleurs, à base de pigments naturels, étaient recouvertes d'une couche de laque protectrice et des détails spécifiques avaient été rajoutés à chaque visage pour rendre chaque statue la plus réaliste possible. Mais, avec le temps, les destructions et les premières fouilles, les couleurs ont presque entièrement disparu et les traces restantes ont perdu leur éclat originel.

Certains chercheurs pensent que les créateurs des statues ont été influencés par l'art hellénistique ou que Qin Shi Huang a fait venir des sculpteurs d'origine grecque des royaumes hellénistique d'Asie centrale. Ils ont émis cette hypothèse en raison de l'absence de sculptures grandeur nature et réalistes en Chine avant la dynastie Qin[38],[39]. Selon ces chercheurs, cette possible influence grecque est particulièrement visible avec certains personnages en terre cuite, comme les acrobates, ainsi dans que la technique utilisée pour créer les sculptures en bronze[40],[41]. Cette hypothèse est loin de faire l'unanimité mais le débat a été relancé avec la découverte, fin 2016, de traces d'ADN mitochondrial spécifiquement européen à proximité de la nécropole[42],[43],[44],[45],[46].

Fabrication[modifier | modifier le code]

Les soldats de terre cuite ont été fabriqués dans des ateliers par des ouvriers du gouvernement et des artisans locaux, en utilisant des matières premières locales. Les têtes, bras, jambes et torses ont été fabriqués séparément les uns des autres, puis assemblés et scellés ensemble. Une fois montée, chaque statue de terre cuite a été disposée dans une fosse, au sein d'une formation militaire, en fonction de son rang et de son poste[47].

Les 10 "visages types" mentionnés précédemment ont été créés en utilisant des moules spécifiques[33], puis de la terre glaise a été rajoutée à certains endroits sur ces "visages types" pour les personnaliser et donner l'impression que chacun d'entre eux est unique[48]. Les archéologues qui ont étudié le site pensent que les jambes des statues ont été créées de la même manière que les tuyaux de drainage en terre cuite qui étaient utilisés à l'époque. Si cela est exact, cela ferait du processus de création de ces statues une forme primitive de chaîne d'assemblage, avec des morceaux précis fabriqués dans des ateliers distincts, puis assemblés après avoir été cuits, en opposition avec la méthode alors en vigueur où les pièces étaient fabriquées d'un bloc avant cuisson. Comme à cette époque le contrôle impérial de la société était très strict, chaque atelier devait inscrire son nom sur les éléments qu'il fabriquait, afin d’assurer le contrôle de la qualité et punir les éventuelles malfaçons. Ce système de surveillance généralisé a facilité le travail des historiens modernes, en leur indiquant quel atelier était réquisitionné pour faire des tuiles et autres éléments ordinaires de l’armée de terre cuite.

Armement[modifier | modifier le code]

Épée jian en bronze, recouverte d'une fine couche de chrome

À l'époque où elles ont été fabriquées, la plupart des statues était équipées avec des véritables armes telles que des arbalètes, des épées ou des lances, ce dans un souci de réalisme. Toutefois, la plupart des armes originales ont été pillées peu après la création de l’armée ou ont pourri sur place. Néanmoins, les archéologues ont retrouvé beaucoup d’armes ou de restes d'armes dans les fosses, telles que des épées, des lances, des haches, des cimeterres, des boucliers, des arbalètes et des flèches[25],[49]. Plus 40 000 morceaux d'armes en bronze ont été retrouvés dans les fosses, dont un grand nombre de pointes de flèches que l'on retrouve habituellement en paquets de 100[50]. L'étude de ces pointes de flèche suggère qu’elles ont été fabriquées dans des petits ateliers autosuffisants et autonomes, qui produisaient des objets finis grâce à un processus de production qui renvoi au toyotisme[51]. Il y a aussi des centaines de gâchettes d'arbalète et un nombre plus restreint d’autres armes telles que des épées de bronze et des dagues[52].

Armure en pierre exposée au National Geographic Museum, USA.

Certaines de ces armes, comme les épées, sont affûtées et recouvertes d’une couche de 10 – 15 micromètres de dioxyde de chrome , qui les a préservées de la rouille pendant deux mille ans[53],[54]. Ces épées contiennent un alliage de cuivre, d'étain et d’autres éléments, y compris du magnésium, du nickel et du cobalt[55]. Certaines portent des inscriptions qui permettent de dater leur fabrication entre 245 et 228 av. J.-C., ce qui indique qu’elles ont été utilisés au combat comme armes avant d’être enterrées[56].

Un élément important de l’armée est le char, dont quatre types ont été retrouvés. Dans la bataille, les chars de guerre agissent par paires et sont déployés à la tête d’une unité d’infanterie. La principale arme des auriges était le ge ou "poignard-hache", une lame de bronze en forme de L, montée sur un long manche et utilisée pour déstabiliser et accrocher l’ennemi. Les fantassins utilisaient également des ge, mais avec un manche plus court, des ji , une sorte de hallebarde, et des lances ainsi que des javelots. Pour le combat au corps à corps et se défendre, les conducteurs de chars et les fantassins embarqués dans les chars utilisaient des épées droites à double tranchant. Les archers utilisaient des arbalètes, équipées de mécanismes de déclenchement sophistiqués et capables de tir de flèches à plus de 800 m[56].

Expositions à travers le monde[modifier | modifier le code]

Exposition sur les soldats de terre cuite, à San Francisco, U.S.

L'armée de terre cuite a fait l'objet de nombreuses expositions temporaires de par le monde, avec le prêt de statues de soldats et de divers objets par les autorités chinoises.

Ainsi, 120 objets provenant du mausolée et 12 soldats de terre cuite ont été prêtés au British Museum de Londres pour l'exposition "The First Emperor: China's Terracotta Army", qui s'est tenue du 13 septembre 2007 à avril 2008[57]. Cette exposition a fait de 2008 l'année où le British Museum a reçu le plus de visiteurs de toute son histoire et a permis au musée d’être l’attraction culturelle la plus visitée du Royaume-Uni en 2007 et 2008[58],[59].

Une autre exposition, composée de guerriers de terre cuite et d'autres objets provenant du mausolée, a eu lieu au "Forum de Barcelona", à Barcelone, entre le 9 mai et le 26 septembre 2004. Ce fut l'exposition ayant amené le plus de visiteurs au Forum[60]. La même exposition a été présentée à la Fundación Canal de Isabel II à Madrid entre octobre 2004 et janvier 2005. Ce fut, là aussi, l'exposition ayant amené le plus de visiteurs à la Fundación[61]. De décembre 2009 à mai 2010, cette exposition a été présentée dans le Centro Cultural La Moneda à Santiago de Chile[62], avant de voyager en Amérique du Nord et de passer par des musées tels que le Asian Art Museum de San Francisco, le Bowers Museum de Santa Ana, le Houston Museum of Natural Science, le High Museum of Art d'Atlanta[63], le National Geographic Society Museum de Washington D.C. et le Royal Ontario Museum de Toronto[64]. Après cette tournée en Amérique du Nord, la même exposition est allée en Suède et a été visible au musée des antiquités de l'Extrême-Orient de Stockholm, entre le 28 août 2010 et le 20 janvier 2011[65],[66].

Une autre exposition regroupant 120 objets provenant du mausolée et intitulée 'The First Emperor – China's Entombed Warriors', a été visible à la Art Gallery of New South Wales, entre le 2 décembre 2010 et le 13 mars 2011[67].

Une exposition intitulée "L'Empereur guerrier de Chine et son armée de terre cuite" a été accueillie par le musée des beaux-arts de Montréal, du 11 février 2011 au 26 juin 2011. On pouvait y voir une grande variété d'objets, dont plusieurs statues provenant du mausolée[68].

Plusieurs expositions ont eu lieu en Italie. Ainsi, de juillet 2008 au 16 novembre 2008, cinq des guerriers de l'armée de terre cuite ont été exposés à Turin, au musée des Antiquités[69]. Du 16 avril 2010 au 5 septembre 2010, s'est tenue une exposition intitulée "Les deux empires" au Palais Royal de Milan, avec un groupe de 9 statues comprenant un cheval, un conseiller, un archer et 6 lanciers[70].

En Inde, l'exposition "Treasures of Ancient China" a eu lieu du 19 février 2011 au 7 novembre 2011 et s'est déplacée sur quatre sites différents : le National Museum de New Delhi, le musée du Prince de Galles de Bombay, le Salar Jung Museum d'Hyderabad et la National Library of India de Calcutta. Cette exposition mettait en vedette deux soldats en terre cuite et d'autres objets, y compris des statues bouddhistes des grottes de Longmen.

Des soldats de terre cuite et différents objets provenant du mausolée ont été exposés du 15 mars 2013 au 17 novembre 2013, au musée historique de Berne[71].

Recherche scientifique[modifier | modifier le code]

En 2007, des scientifiques de l'Université de Stanford et d'Advanced Light Source à Berkeley, ont annoncé que des expériences de diffraction de poudre combinées à une analyse dispersive en énergie et à une micro-spectrométrie de fluorescence des rayons X, ont montré que les statues de terre cuite ont été colorées avec du colorant pourpre chinois composé de silicate de cuivre et de baryum. Ils ont également annoncé que ce colorant a été créé grâce à des connaissances acquises par les alchimistes taoïstes dans leurs tentatives pour fabriquer des ornements en jade de synthèse[72],[73].

Depuis 2006, une équipe internationale de chercheurs de l'UCL Institute of Archaeology utilise des techniques de chimie analytique pour découvrir plus de détails sur les techniques de production utilisées pour la fabrication de l'armée de terre cuite. En utilisant la spectrométrie de fluorescence des rayons X sur 40 000 pointes de flèches en bronze regroupées en groupes de 100, les chercheurs se sont aperçus que les pointes de flèches d'un même groupe constituaient un ensemble relativement homogène et différent des autres groupes. En outre, dans chaque flèche d'un même groupe on constate la présence ou l'absence d'impuretés métalliques dans des taux identiques. Sur la base des compositions chimiques de ces flèches, les chercheurs ont conclu qu'elles ont été fabriquées par un système de production basé sur plusieurs petits ateliers indépendants, assez similaire à celui mis en place par Toyota dans ses usines, par opposition à un système de production basé sur une ligne de montage[74],[75].

Les marques d’affûtage et de polissage visibles sous un microscope électronique à balayage ont permis de fournir la preuve de la plus ancienne utilisation industrielle connue de tours pour le polissage[74].

Controverses[modifier | modifier le code]

Des doutes sont réguliérement émis, par des non-archéologues, à propos de l'authenticité de l'armée de terre cuite.

Ainsi, dans le premier chapitre, intitulé « Le Grand Empereur et les guerriers d'argile », de son livre La Chine est un cheval et l'univers une idée, le sinologue Jean Levi déclare que cet ensemble de statues serait un faux[76]. Il reprend ainsi a son compte les idées déja exposées avant lui par l'écrivain situationniste Guy Debord[77], le journaliste Jean Leclerc du Sablon[78] et le diplomate et sinologue suisse Térence Billeter[79]. Il précise et explique point par point sa pensée dans un entretien réalisé par Alessandro Mercuri, Un mythe aux mains d'argile[80].

À ces doutes l'archéologue français Jean-Paul Demoule, ancien président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, répondː

« L'armée d'argile du premier empereur de Chine fait partie de ces vraies trouvailles archéologiques spectaculaires [qui] ont été présentées au moment de leur découverte comme des faux, tant elles paraissaient improbables[81]. »

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) Lu Yanchou, Zhang Jingzhao, Xie Jun, Jingzhao, Jun et Xueli, « TL dating of pottery sherds and baked soil from the Xian Terracotta Army Site, Shaanxi Province, China », International Journal of Radiation Applications and Instrumentation. Part D. Nuclear Tracks and Radiation Measurements, vol. 14, nos 1–2,‎ , p. 283–286 (DOI 10.1016/1359-0189(88)90077-5, lire en ligne)
  2. Ce Xian se situe dans le district de Lintong, à proximité de la ville de Xi'an.
  3. Portal 2007, p. 167.
  4. a et b Sima Qian – Shiji Volume 6 《史记·秦始皇本纪》 Texte original: 始皇初即位,穿治郦山,及并天下,天下徒送诣七十余万人,穿三泉,下铜而致椁,宫观百官奇器珍怪徙臧满之。令匠作机驽矢,有所穿近者辄射之。以水银为百川江河大海,机相灌输,上具天文,下具地理。以人鱼膏为烛,度不灭者久之。二世曰:"先帝后宫非有子者,出焉不宜。" 皆令从死,死者甚众。葬既已下,或言工匠为机,臧皆知之,臧重即泄。大事毕,已臧,闭中羡,下外羡门,尽闭工匠臧者,无复出者。树草木以象山。 Traduction : Lorsque le Premier Empereur monta sur le trône, le creusement et la préparation commencèrent sur le mont Li. Après avoir unifié son empire, 700 000 hommes y furent envoyés de toutes les parties de son empire. Ils creusèrent profondément sous les sources souterraines, versant du cuivre pour placer l'enveloppe extérieure du cercueil. Des palais et des tours d'observation abritant une centaine de fonctionnaires furent construits et remplis de trésors et d'objets rares. Les ouvriers furent chargés de faire des arbalètes automatiques amorcées pour tirer sur les intrus. Du mercure utilisé pour simuler une centaine de rivières, le fleuve Yangtze et le fleuve Jaune, et la grande mer, devait couler par effet mécanique. Furent représenté, au-dessus le ciel, au-dessous les reliefs terrestres. Les bougies furent faites de graisse de "sirène" de capacité calculée pour brûler pendant une longue période. Le Second Empereur déclara : "Il est inapproprié que les épouses du défunt empereur soient libres alors qu’elles n'ont pas eu de fils", et il ordonna qu'elles accompagnent les morts ; un grand nombre d’entre elles furent donc tuées. Après l'enterrement, l’on suggéra que ce serait une grave erreur si les artisans ayant construit le tombeau et connaissant l'existence des trésors, en divulguent les secrets. En conséquence, à la fin des cérémonies funéraires, les couloirs et les portes intérieurs furent bloqués, et la sortie scellée, emprisonnant immédiatement travailleurs et artisans. Personne ne pourrait s'en échapper. Des arbres et divers végétaux furent ensuite plantés sur le tertre abritant la tombe, le faisant ainsi ressembler à une colline.
  5. Clements 2007, p. 158.
  6. Shui Jing Zhu Chapitre 19 《水经注·渭水》Texte original: 秦始皇大兴厚葬,营建冢圹于骊戎之山,一名蓝田,其阴多金,其阳多美玉,始皇贪其美名,因而葬焉。
  7. Portal 2007, p. 17.
  8. Portal 2007, p. 202.
  9. Shui Jing Zhu Chapter 19 《水经注·渭水》 Texte Original: 项羽入关,发之,以三十万人,三十日运物不能穷。关东盗贼,销椁取铜。牧人寻羊,烧之,火延九十日,不能灭。Traduction : Xiang Yu franchit la porte, envoya 300 000 hommes qui ne purent, en 30 jours, emporter tout le butin. Au nord-est, les voleurs firent fondre le cercueil pour en recueillir le cuivre. Un berger à la recherche de ses brebis perdues mis accidentellement le feu (dans la sépulture) déclenchant un incendie qui dura 90 jours.
  10. Sima Qian – Shiji Volume 8 《史记·高祖本纪》 Texte Original: 项羽烧秦宫室,掘始皇帝冢,私收其财物 Traduction : Xiang Yu incendia les palais Qin, déterra la tombe du Premier Empereur et pilla ses biens.
  11. Han Shu汉书·楚元王传》:Texte Original: "项籍焚其宫室营宇,往者咸见发掘,其后牧儿亡羊,羊入其凿,牧者持火照球羊,失火烧其藏椁。" Traduction : Xiang incendia palais et bâtiments. Des observateurs ultérieurs purent observer le site excavé. Ensuite, un berger ayant perdu ses moutons dans le tunnel et y entrant muni d'une torche pour les chercher, mis accidentellement le feu dans le mausolée, brûlant ainsi le cercueil.
  12. (en-US) « Royal Chinese treasure discovered », BBC News, (consulté le 3 décembre 2011)
  13. (en-US) Neville Agnew, Conservation of Ancient Sites on the Silk Road, Getty Publications, (ISBN 9781606060131, lire en ligne), p. 214
  14. (en-US) O. Louis Mazzatenta, « Emperor Qin's Terracotta Army », National Geographic
  15. Les coordonnées exactes du site sont: 34° 23′ 05,71″ N, 109° 16′ 23,19″ E)
  16. Clements 2007, p. 155, 157, 158, 160–161, 166.
  17. (en-US) « Army of Terracotta Warriors », Lonely Planet
  18. (en-US) « Discoveries May Rewrite History of China's Terra-Cotta Warriors », (consulté le 12 octobre 2016)
  19. (en-US) 73号 Qin Ling Bei Lu, « Google maps », Maps.google.co.uk,‎ (consulté le 3 décembre 2011)
  20. Clements 2007, p. 160.
  21. a et b (en-US) « The First Emperor », Channel4.com (consulté le 3 décembre 2011)
  22. (en-US) « Application of geographical methods to explore the underground palace of the Emperor Qin Shi Huang Mausoleum », Google (consulté le 3 décembre 2011)
  23. (en-US) Nature, « Terracotta Army saved from crack up », Nature.com (consulté le 3 décembre 2011)
  24. Larmer, Brook. "Terra-Cotta Warriors in Color." National Geographic June 2012: 86. Print
  25. a et b (en-US) « The Necropolis of First Emperor of Qin »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), History.ucsb.edu (consulté le 3 décembre 2011)
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]