Aristobule le Mineur

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Aristobule le mineur ou le Jeune est un prince de la dynastie hérodienne, frère des rois Agrippa Ier et Hérode de Chalcis et mort à une date inconnue située après la mort d'Agrippa en 44. Des éléments de sa vie ne sont connus que lorsqu'il interagit avec son frère Agrippa. Tout comme ses frères et sœurs, il est élevé à Rome avec les enfants de la famille impériale dont Drusus, le jeune fils de Tibère ainsi que le futur empereur Claude dont il deviendra l'ami. Il entretiendra d'ailleurs avec lui une correspondance régulière. À une date inconnue, Aristobule s'est marié avec Iotapa, une princesse syrienne de la famille royale d'Émèse et sœur du roi Sampsiceramus II. Vers 35, il est un auxiliaire de Lucius Pomponius Flaccus, le légat de la province romaine de Syrie, lorsque son frère Agrippa profite de son amitié avec Flaccus qu'il a connu à Rome, pour se mettre lui-aussi au service du gouverneur. La rivalité avec son frère — peut-être pour se faire nommer à la tête de la tétrarchie de Philippe qui vient de mourir en 33-34 — le conduit à le dénoncer auprès de Flaccus dès qu'il apprend qu'il a touché un gros pot-de-vin de la part des habitants de Damas. Agrippa est alors immédiatement disgracié et part tenter sa chance à Rome dont il ne reviendra qu'en été 38 avec le titre de roi de Batanée pour asseoir son pouvoir sur ce territoire.

Aristobule s'est opposé à la décision de l'empereur Caligula lorsque celui-ci a voulu installer des statues de lui-même dans les lieux de culte juifs et notamment dans le Temple de Jérusalem. Vers la fin de l'année 40, face aux troubles et à la mobilisation de la population pour s'opposer à cette décision le proconsul de Syrie, Publius Petronius se rend à Tibériade et y rencontre les notables et notamment Aristobule dans une situation extrêmement tendue. Aristobule fait un plaidoyer éloquent devant le légat de Syrie contre l'érection de cette statue. Curieusement après ces discours des notables, Petronius, au risque de sa vie n'exécute pas les ordres de Caligula. Son assassinat sauve le légat de la mort et met fin au projet de statue.

Après ces événements, Aristobule disparaît de l'histoire.


Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Il n'est pas possible d'écrire une biographie complète d'Aristobule, quelques éléments de sa vie étant seulement relatés par Flavius Josèphe lorsqu'il interagit avec son frère AgrippaIer, roi de Batanée à partir du printemps 37, puis d'un royaume de Judée équivalent à celui d'Hérode le Grand que lui attribue l'empereur Claude pour le récompenser de son action pour le faire monter sur le trône dans les heures qui ont suivi le meurtre de Caligula, le [1]. De plus, avant même la mort subite d'Agrippa en 44, Aristobule disparaît de l'histoire.

Famille[modifier | modifier le code]

Petit-fils d'Hérode le Grand, il est d’ascendance juive, nabatéenne et édomite. Tout comme ses frères, Aristobule est le fils d'Aristobule IV, l'un des enfants d'Hérode Ier le Grand, roi de Judée, et de Mariamne l'Hasmonéenne. Sa mère est Bérénice, fille de Salomé, fille d'Antipater et sœur d'Hérode le Grand, qui est une proche d'Antonia Minor, fille de Marc-Antoine et d'Octavia, sœur d'Auguste[2]. Hérode le Grand est donc à la fois le grand-père paternel et le grand-oncle maternel d'Aristobule. Son père et sa mère sont cousins germains.

Hérode le Grand est un souverain considéré comme un usurpateur cruel par ses sujets mais dévoué à la cause impériale romaine qu'il favorise grandement dans son royaume[3]. Son règne est marqué par les intrigues familiales nombreuses — il a eu dix épouses — et sanglantes[4]. Ainsi, en 29 av. J.-C., le roi exécute son épouse Mariamne[5] par jalousie[3], grand-mère d'Agrippa et d'Aristobule, l'année suivante, la mère de celle-ci[4]. En 7 av. J.-C., alors qu'Aristobule n'est qu'un enfant, Hérode fait exécuter son père et son oncle Alexandre à la suite d'intrigues de palais qui aboutissent également à l'exécution, trois ans plus tard, d'Antipater — un fils qu'il a eu avec Doris — ainsi qu'à celle de Costobar, grand-père maternel d'Aristobule[6]. Hérode fait en outre disparaître un grand nombre de membres de la dynastie hasmonéenne et de ses partisans, qui s'en trouve presque anéantie[3]. Le roi épargne cependant les enfants d'Aristobule, les garçons Agrippa, Hérode et Aristobule ainsi que les filles Hérodiade et Mariamne[6].

Aristobule descend ainsi à la fois des dynasties hasmonéenne et hérodienne mais la condamnation à mort de son père pour trahison semble l'écarter d'une logique de succession[2]. À une date inconnue, Aristobule s'est marié avec Iotapa, une princesse syrienne de la famille royale d'Émèse et sœur du roi Sampsiceramus II et de la reine Iotapa qui régnèrent sur Émèse de 11 av. J.-C. jusqu'à 42 ap J.-C. Ce mariage d'Aristobule était un mariage prometteur en termes dynastique. Iotapa et Aristobule ont choisi de vivre comme des citoyens privés. Iotapa et Aristobule ont eu une fille nommée Iotapa, qui était sourde et muette. En dehors de leur fille, ils ne semblent pas avoir eu d'autre descendant.

Cour impériale[modifier | modifier le code]

En 5 av. J.-C., deux ans après la condamnation de son père[4], le jeune Aristobule est envoyé par Hérode le Grand à la cour impériale de Rome[5] en compagnie de sa mère Bérénice ainsi que de ses sœurs et ses frères, Hérode de Chalcis et Agrippa Ier[7]. Lui et ses frères y sont soutenus par l'amie de sa mère, Antonia Minor, belle-sœur de Tibère — devenu empereur en 14 — et mère du futur empereur Claude ainsi que par l'impératrice Livie, qui était l'amie de sa grand-mère[8]. Il y sont élevés avec les enfants de la famille impériale dont Claude, ainsi que Drusus, le jeune fils de Tibère, auquel Agrippa s'attache particulièrement[5]. Claude et Aristobule devinrent amis et il est en grande faveur auprès du futur empereur. Claude et Aristobule ont d'ailleurs entretenu une correspondance régulière.

On ignore qu'elle est son attitude pendant que son frère Agrippa, mène grand train à l'instar de son ami Drusus, le jeune fils de Tibère qui a une fâcheuse réputation de prodigalité, d'immoralité et d'excès[9] et auquel Agrippa s'attache particulièrement[5]. En 23 Drusus meurt, isolant son frère et le laissant démuni face à ses créanciers[10] d'autant que leur mère Bérénice meurt vraisemblablement à la même époque[9]. Après la mort de son fils, Tibère bouleversé, réagit en écartant les amis de celui-ci de sa cour[11].

Agrippa dilapide le reste de sa fortune en essayant de gagner les faveurs des affranchis de Tibère[12] puis il quitte précipitamment Rome pour la Judée[10]. La période suivante le voit vivre différentes péripéties et scandales liés au besoin d'assurer son train de vie sans jouir des revenus en conséquence[13]. Vers 35, on les retrouve tous deux dans la région de Syrie-Palestine.

En Syrie[modifier | modifier le code]

Aristobule a vécu en inimitié avec son frère et rival Agrippa Ier. Ce dernier est rentré en Idumée, en compagnie de son épouse Cypros, alors qu'il est ruiné et perclus de dettes à un point tel qu'il pense un temps à se suicider. Toutefois Cypros s'entend avec Hérodiade[10], désormais la femme d'Hérode Antipas[11],[Note 1]. Hérodiade amène Antipas à aider Agrippa : il lui procure de l'argent, lui offre de s'installer à Tibériade et lui confie la magistrature civique d'agoranome de la ville — organisateur des marchés de l'agora — qui lui fournit un revenu régulier[10]. Toutefois cette situation est de courte durée[10]. Il trouve rapidement cette charge ennuyeuse dans une petite ville de province dépourvue des équipements de la civilisation romaine qui l'a vu grandir. Il se brouille avec son oncle Antipas au cours d'un banquet à Tyr et se rend en Syrie romaine dont son ami Lucius Pomponius Flaccus, est le légat[11] (de 33 à 35).

Toutefois Aristobule est lui même un auxiliaire du légat de Syrie, alors que la tétrarchie de Philippe qui vient de mourir en 33-34[14],[Note 2] excite toutes les convoitises, en particulier celles d'Antipas et d'Agrippa, mais probablement aussi celle d'Aristobule, tout aussi légitime que son frère à prétendre la diriger. Dès qu'Aristobule a appris que son frère avait touché un gros pot-de-vin des habitants de Damas pour que celui-ci donne des conseils à Pomponius Flaccus qui leur soient favorables dans un différend frontalier qu'ils avaient avec Sidon, il l'a dénoncé auprès du proconsul[11],[15]. Agrippa a alors été disgracié[11], contraint de quitter la court du gouverneur romain[16] et privé de la protection et de l'emploi qu'il lui fournissait[15] (Ant. jud. XVIII, 6, § 3). Agrippa se décide alors à tenter un retour à Rome où Tibère, qui devait avoir fait son deuil de la mort de Drusus et accepterait peut-être de recevoir à nouveau les anciens amis de son fils[17]. Dans le livre II de la Guerre des Juifs, son premier récit, édité entre 75-79[18], Josèphe indique que c'est « pour accuser le tétrarque[P 1] » Hérode Antipas, qu'Agrippa a décidé de se rendre « auprès de Tibère[P 1] », afin d'essayer de prendre son domaine[19]. Toutefois, après être parti à Rome, puis avoir été jeté en prison par Tibère, Agrippa sera nommé roi de Batanée lorsque Caïus Caligula parvint au pouvoir (mars 37), puis roi de Judée après avoir aidé l'empereur Claude à parvenir au pouvoir (janvier 41).

Troubles en Palestine[modifier | modifier le code]

Ruines de la cité fortifiée de Gamala, enjeu de la guerre entre Arétas IV et Hérode Antipas. (On entrevoit au fond, le lac de Tibériade.)

Au moment du départ d'Agrippa ou pendant son séjour à Rome, plusieurs événements ont lieu en Palestine qui créent une situation très tendue. Depuis 35, les Romains et le légat de Syrie Lucius Vitellius sont engagés dans un affrontement décisif contre les Parthes et leur roi Artaban III au sujet du contrôle du royaume d'Arménie[20]. En 36[Note 3], les armées de deux rois clients des Romains, Arétas IV et Hérode Antipas, s'affrontent aux alentours du territoire de Gamala occasionnant une cuisante défaite à ce dernier[21]. Selon Moïse de Khorène, ainsi que plusieurs sources en syriaque et en arménien, le roi d'Édesse, Abgar V « fournit des auxiliaires » au roi Nabatéen, Arétas IV[Note 4], pour faire la guerre à Hérode (Antipas)[P 2] »[22],[23]. Toutefois, l'historicité de cette mention est contestée par Jean-Pierre Mahé. Il est possible qu'Arétas ait profité de la participation d'Antipas à la grande conférence sur l'Euphrate, pour celer la paix et la victoire romaine sur Artaban III (automne 36), pour déclencher son offensive[24],[Note 5]. La revendication territoriale des nabatéens a été ranimée par la volonté d'Antipas de répudier Phasaélis, la fille du roi de Pétra Arétas IV[P 3],[25],[26] pour se marier avec Hérodiade[27], la sœur d'Agrippa Ier. Le but d'Antipas est uniquement dynastique[28]. Il s'agit de conforter sa position pour être nommé par l'empereur à la tête de la tétrarchie de Philippe qui vient de mourir[26] ou pour être nommé roi[28]. À un moment de ce conflit qui est en débat, probablement situé entre 29 et 35[29],[30],[31] (voir date de la mort de Jean Baptiste), Antipas pense faire taire son opposition en exécutant un prédicateur juif appelé Jean le Baptiste. Cette exécution semble avoir eu d'importantes répercussions sur la situation politique dans la région pendant plusieurs années. Ainsi la défaite d'Antipas est considérée au sein de la population juive comme une vengeance divine contre Antipas pour le punir d'avoir mis à mort Jean[21] et dont Arétas IV n'aurait été que l'instrument[21].

Selon Simon Claude Mimouni, le gouvernorat de Ponce Pilate est un des cinq temps forts des troubles qu'a connu la Palestine entre la mort d'Hérode le Grand et le déclenchement de la Grande révolte juive, émaillée de pas moins de six gros incidents, auxquels il faut ajouter l'exécution de Jésus de Nazareth et éventuellement la sédition de Jésus Bar Abbas, dont la popularité est rapportée dans les évangiles synoptiques[32]. Toutefois, pour certains historiens, les deux Jésus n'en font qu'un, les évangélistes utilisant un procédé littéraire permettant de décrire deux faces de Jésus, tout en exonérant les Romains de leur responsabilité dans cette exécution, pour que les évangiles ne puissent pas être soupçonnés de contenir la moindre critique des autorités au pouvoir[33],[34],[35],[Note 6].

En 36, Ponce Pilate fait réprimer avec célérité un rassemblement de Samaritains sur le mont Garizim[36], dont les plus convaincus « prirent les armes »[36]. Le rassemblement possédait une connotation messianique dont le chef — que Flavius Josèphe évite de nommer — cherchait à apparaître comme le prophète eschatologique semblable à Moïse[37], une des trois figures messianiques que l'on retrouve dans les manuscrits de la mer Morte[38]. Une figure qui a aussi été attribuée à Jean le Baptiste et à Jésus de Nazareth[39]. Certains pères de l'Église, ainsi que la tradition mandéenne et notamment un de leurs écrits, le Haran-Gawaita, fournissent des indications selon lesquelles il pourrait s'agir de Dosithée de Samarie qui aurait succédé à la tête du mouvement de Jean le Baptiste après son exécution, car il était l'un de ses trente disciples[40]. Pilate fait crucifier leurs chefs et les personnalités les plus en vue qu'il est parvenu à capturer[41].

À la fin de cette même année, Vitellius prend prétexte des plaintes du conseil des Samaritains au sujet de ce dernier incident pour renvoyer le préfet de Judée Ponce Pilate au terme d'un mandat de dix années[42],[41], « pour qu'il s'explique auprès de l'empereur[43], sur ce dont l'accus[e]nt les juifs[P 4]. » À la pâque suivante, il vient en personne à Jérusalem pour démettre le grand prêtre Caïphe, par trop lié à Pilate, et restitue aux prêtres du temple la supervision des cérémonies des grandes fêtes cultuelles juives[43]. À l'annonce de la mort de Tibère à la Pentecôte 37, Vitellius, très réticent pour soutenir Antipas avec ses troupes[44], interrompt la marche de ses deux légions contre Arétas IV en estimant ne plus pouvoir faire la guerre sans des ordres du nouvel empereur[45]. Il « fait jurer par le peuple fidélité à Caligula »[21],[8] et démet à nouveau le grand prêtre qu'il a nommé 50 jours auparavant[46].

Son frère devient roi de Batanée[modifier | modifier le code]

Probablement arrivé à Rome au printemps 36, Agrippa est reçu par Tibère, retiré à Capri, qui fait bon accueil à l'ancien compagnon de son fils[17] et lui confie même son petit-fils Tiberius Gemellus, alors adolescent et l'un des deux héritiers désignés de Tibère[2] avec son petit-neveu Caïus Caligula[17]. Une flatterie d'Agrippa à Caligula le précipite toutefois dans les ennuis[17]. Dans une conversation, il souhaite que la mort de Tibère ne tarde plus afin que Caligula puisse lui succéder[17]. Ce propos est rapporté à Tibère qui ordonne l'arrestation de l'indélicat[17]. Ce dernier, ami du probable prochain empereur, bénéficie d'une captivité confortable[47]

Tibère meurt le 16 mars 37[48], au moment où Ponce Pilate — renvoyé par Lucius Vitellius « pour qu'il s'explique auprès de l'empereur » — arrive à Rome[47]. Agrippa est élargi par Caligula quelque temps plus tard. L'empereur lui octroie, outre le titre de roi et le diadème qui en est le signe, les territoires de Philippe, mort peu de temps auparavant[17], tétrarque de Batanée, avec la Gaulanitide, la Trachonitide et l'Auranitide[10], territoires situés au nord-est du lac de Tibériade. Caligula lui a en outre conféré les ornements prétoriens[49]. « Ce retournement de situation tout à fait exceptionnel paraît avoir beaucoup impressionné les contemporains d'Agrippa »[47].

Selon Flavius Josèphe, au moment même où il pose le diadème royal sur la tête d'Agrippa Ier, Caligula envoie Marullus comme « hipparque (ἱππάρχης) de Judée[P 5] »[50]. Agrippa ne montre donc aucun empressement à prendre en charge les affaires de son royaume et ce n'est qu'en été 38 qu'il se rend en Batanée pour un court séjour, car les réseaux d'influences se tissent davantage à Rome où réside souvent le pouvoir réel[48].

La statue de Caligula[modifier | modifier le code]

Vers la fin de 40, Aristobule s'est opposé à la décision de l'empereur Caligula lorsque celui-ci a voulu installer des statues de lui-même dans les lieux de culte juifs et notamment dans le Temple de Jérusalem. Caligula entend développer le culte impérial et se placer de son vivant au-dessus de la politique des mortels et a dans l'idée d'imposer son statut divin à l'empire, quelles qu'en soient les conséquences politiques[51]. C'est dans cette optique que pour des motivations incertaines[Note 7], il conçoit de faire ériger dans le Temple de Jérusalem, sa propre statue en or sous l'apparence de Zeus[Note 8]. L'initiative de Caligula horrifie les sujets juifs de l'Empire et entraîne des troubles dans la diaspora à Rome, mais aussi à Alexandrie, Thessalonique, Antioche et en Palestine[Note 9], en particulier en Galilée[52].

Caligula enjoint au nouveau proconsul de Syrie, Publius Petronius de placer de gré ou de force, la statue dans le Saint des saints » du Temple de Jérusalem[53], violant l'aniconisme judaïque dans le lieu le plus sacré de cette religion[Note 10]. Petronius dispose des troupes armées nécessaires — deux légions romaines et des auxiliaires — qu'il caserne à Ptolémaïs, en Phénicie, dans l'éventualité d'un soulèvement[54] et il a pour mission d'accompagner la procession de la statue — en cour de fabrication à Sidon — à travers la Judée, jusqu'à Jérusalem[55]. La population se précipite en nombre à Ptolémaïs, soutenue par les autorités religieuses juives, puis à Tibériade où les troubles se poursuivent pendant une quarantaine de jours[56]. Petronius s'y rend et y rencontre les notables et notamment Aristobule qui fait un plaidoyer éloquent devant Publius Petronius contre l'érection de la statue de Calígula dans le Temple de Jérusalem[16]. Petronius s'est alors laissé convaincre par les discours des premiers citoyens du pays et devant la détermination du peuple (Ant. jud. XVIII, 8, § 4).

Curieusement après ces discours des notables à Tibériade, Petronius temporise auprès de l'empereur par un échange de courriers[57] exposant — au risque de sa vie[51] — les difficultés de la situation[58] : les habitants de Galilée sont proches de la révolte générale[53], ainsi que les Juifs de Judée, les paysans risquant d'incendier les moissons juste avant leur récolte[56], tout en se préparant à la guerre[55]. La première réponse de l'empereur est assez modérée mais certains sources font état d'une réponse « furieuse » de Caligula à Pétronius[Note 11], n'envisageant aucun compromis[51].

Après ces événements, Aristobule disparaît de l'histoire, bien qu'il soit probable qu'il ait survécu à son frère Agrippa Ier, qui est décédé en 44.

Arbre généalogique[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cypros
 
Antipater
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Costobar
 
Salomé
 
Mariamne, fille
de Simon Boëthos
 
Hérode le Grand
 
 
 
Mariamne l'Hasmonéenne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Theudion
 
Bérénice
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Aristobule IV
 
 
Alexander
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Hérode
(Philippe)
 
Hérodiade
 
Hérode Antipas[59]
 
 
 
 
 
Agrippa Ier
 
Aristobule le Mineur
 
Mariamne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mariamne[60]
 
Hérode de Chalcis
 
Bérénice
 
Agrippa II
 
Mariamne
 
Drusilla
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Salomé
 
 
 
 
Aristobule de Chalcis
 
Bérénicien
 
 
Hyrcan
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Hérode
 
Agrippa
 
Aristobule


Son tria-nomina[modifier | modifier le code]

Le tria-nomina d'Aristobulus n'est pas connu, mais il est probable qu'il en avait un. D'une part son frère Agrippa en avait un puisqu'il s'appelait Marcus Julius Agrippa, d'autre-part il est évident qu'Aristobulus avait la citoyenneté romaine puisque celle-ci a été conférée à son arrière-grand-père, que depuis lors tous ses descendants avaient cette citoyenneté et que ses frères et sœurs étaient des citoyens romains.

La pratique standard — ce qui ne signifie pas qu'elle était universelle — était pour les premiers-nés de citoyens romains, comme Hérode Agrippa, d'hériter les praenomen et nomen de leur père. Pour Ingrid Johanne Moen, le père d'Agrippa, que nous connaissons sous le nom d'Aristobulus, était probablement nommé Marcus Julius Aristobulus[61], bien que nous n'ayons pas réellement de sources donnant le nom complet d'Aristobulus. Le nomen Julius vient de ce qu'Antipater, l'arrière-grand-père d'Hérode, Agrippa et Aristobulus a été fait citoyen romain par Jules César. La pratique courante était de prendre les praenomen et nomen de la personne qui vous avait promu à la citoyenneté romaine, et d'utiliser son propre nom comme cognomen. Ainsi Antipater, l'arrière grand-père d'Aristobule pourrait avoir pris le tria-nomina de Gaius Julius Antipater.

Puisque le tria nomina de son frère Agrippa était Marcus Julius Agrippa, et que celui de son père était probablement Marcus Julius Aristobulus on peut raisonnablement supposer que le sien était le même que celui que son père.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Suivant la logique du récit de Flavius Josèphe, certains historiens comme Christian-Georges Schwentzel (op. cit., 2011, p. 217) , Simon Claude Mimouni (op. cit., p. 407) ou Nikos Kokkinos situent ce mariage vers 34 et en tout cas après la mort de Philippe le Tétrarque que Josèphe situe en 34 et dont une monnaie montre qu'elle n'a pas pu avoir lieu avant 33. Toutefois, certains parmi les historiens qui retiennent la date de la tradition chrétienne pour la mort de Jean le Baptiste en 29 estiment que Josèphe se trompe et place donc ce mariage vers la fin des années 20. C'est le cas de Christiane Saulnier, reprenant la thèse d'Étienne Nodet ou de E Mary Smallwood. Toutefois, tous les auteurs confessionnels reprennent cette datation contradictoire avec la seule source antique fournissant des indications chronologiques, mais conforme à la tradition chrétienne telle qu'elle est parvenue jusqu'à nous. Nombre d'historiens dont Schwentzell et Kokkinos estiment toutefois douteux qu'Arétas ait attendu sept à huit ans pour venger l'affront fait à sa fille et que la population ait pu considérer après autant d'années que la défaite d'Antipas était une vengeance divine pour le punir d'avoir mis à mort le Baptiste.
  2. Flavius Josèphe situe la mort de Philippe le Tétrarque en 34 (cf. Nikkos Kokkinos, in Jack Finegan, Chronos, kairos, Christos: nativity and chronological studies, éd. Jerry Vardaman & Edwin M. Yamauchi, 1989, p. 215; Nikkos Kokkinos, in Jack Finegan, Chronos, kairos, Christos: nativity and chronological studies, éd. Jerry Vardaman & Edwin M. Yamauchi, 1989, p. 134). Des pièces de monnaies à l'effigie de Philippe datant de la 37e année de son règne (33) ont été retrouvées (cf. Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011, , p. 212) ; « Les dernières monnaies de Philippe, datée de sa 37e année de règne, corroborent les données de Josèphe » cf. E. Mary Smallwood, The Jews under Roman Rule, p. 186, note no 8. Les historiens estiment donc que Philippe est mort au plus tôt en 33 et donnent comme date de mort 33 ou 34.
  3. Il y a une quasi unanimité chez les historiens spécialistes de la période et de la région pour suivre les indications chronologiques fournies par Flavius Josèphe et situer cette bataille en 36 ; cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère : Des prêtres aux rabbins, éd. P.u.f./Nouvelle Clio, 2012, p. 407 ; Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011, p. 216-217; E. Mary Smallwood, The Jews under Roman Rule, p. 189 ; Lester L. Grabbe, Judaïsm from Cyrus to Hadrian, Vol. II, Fortress Press, Mineapolis, 1992, p. 427 ; Nikkos Kokkinos, in Jack Finegan, Chronos, kairos, Christos: nativity and chronological studies, éd. Jerry Vardaman & Edwin M. Yamauchi, 1989, p. 135. Toutefois, pour résoudre la contradiction entre Flavius Josèphe qui fournit des indications qui place la mort de Jean le Baptiste vers 35 et la tradition chrétienne qui la situe en 29, Christiane Saulnier reprend la proposition d'Étienne Nodet qui suppose que Josèphe s'est trompé et place donc cette bataille avant 29. Cette proposition ne rencontre toutefois pas une grande réception chez les historiens, mais rencontre un certain succès chez les auteurs confessionnels.
  4. Moïse de Khorène précise que ces auxiliaires combattent « sous la conduite de Kosran Ardzrouni ». Pour Victor Langlois, Khosran est peut-être une altération pour Khouran qu’on lit dans Thomas Arçrouni, il s'agit probablement d'un ancêtre des Arçrouni, qui régneront sur la Sophène puis deviendront une des quatre grandes familles arméniennes (avec les Mamikonian, les Bagratouni et les Siouni).
  5. Le moment de l'expédition de Vitellius (printemps 37) indique que la victoire d'Arétas ne peut pas être intervenue avant la deuxième partie de l'année 36, puisque la plainte d'Antipas à Tibère, est arrivée de façon évidente trop tard pour que la campagne ordonnée par Tibère ait lieu dans la même saison. cf. E. Mary Smallwood, The Jews under Roman Rule, p. 186, note no 23.
  6. Robert Eisenman fait remarquer que les surnoms ou cognomen Barsabas et Barabbas sont souvent connectés aux noms des membres de la famille de Jésus dans les textes chrétiens antiques. Comme les frères de Jésus appelés Joseph Barsabbas et Judas Barsabas (Eisenman 2012 vol. I, p. 64). Ce dernier est même surnommé Judas Barabbas dans le Codex Bezae des Actes des Apôtres. Hyam Maccoby, émet l'hypothèse que le surnom Bar Abbas (fils du Père) aurait été donné à Jésus de Nazareth à cause de son habitude de prier et de prêcher en désignant Dieu comme « Abba » (Père), dont témoignent les évangiles (Hyam Maccoby, op. cit., p. 165–166). Pour ces historiens, Barabbas dans les évangiles est quelque chose comme un remplaçant pour Jésus lui-même. « C'est l'homme qui a été arrêté “dans la sédition” pour avoir provoqué une “émeute et un meurtre” (Mc 15, 7). » Ce qui semble correspondre à l'incident que Jésus provoque dans le Temple et dont les évangiles synoptiques font la cause de son arrestation. Pour eux, le choix entre les deux Jésus prisonniers — invraisemblable historiquement — est un procédé littéraire. Jennifer K. Berenson Maclean expose que l'épisode est construit en référence à Lévitique 16, Barabbas et Jésus étant les deux bouc-émissaires (Barabbas, the Scapegoat Ritual, and the Development of the Passion Narrative, p. 309-334). De plus, plusieurs critiques notent la correspondance entre le récit de la passion de Jésus et le récit fait par Philon d'Alexandrie, pour un personnage appelé par dérision, non pas Barabbas mais Karabbas, 18 mois à peine après le renvoi de Ponce Pilate.
  7. Il y a débat tant sur les motivations de cette affaire que sur ses conséquences ; cf. Monika Bernett, « Roman Imperial Cult in the Galilee », in Jürgen Zangenberg, Harold W. Attridge et Dale B. Martin (dirs.), Religion, Ethnicity, and Identity in Ancient Galilee : A Region in Transition, éd. Mohr Siebeck, 2007, p. 348, note no 33. Il est possible que ce soit à la suite d'une machination d'Herennius Capiton, le gouverneur de Jamnia — celui qui avait voulu faire arrêter Agrippa avant son départ vers Alexandrie — qui joue sur les antagonismes entre juifs et païens et pousse ces derniers à ériger un autel à l'empereur que les seconds détruisent, en représailles de quoi Caligula aurait ordonné l'érection de la statue colossale dans le Temple ; il est également possible que l'empereur ait été sensible aux arguments de la délégation des grecs d'Alexandrie menée par Apion qui, dans le conflit qui oppose les deux partis, se plaint des « privilèges » accordés aux Juifs, dont la délégation est, elle, conduite par Philon d'Alexandrie et attend audience depuis plusieurs semaines. Quoi qu'il en soit, c'est alors, en Italie, que cette dernière délégation apprend « avec horreur » le projet par un coreligionnaire sans qu'on sache si c'est avant ou après l'audience impériale.
  8. Zeus Epiphanes Neos Gaios.
  9. Suivant Étienne Nodet et Justin Taylor puis François Blanchetière, c'est au cours de cette agitation que serait apparu le terme de « chrétien » forgé par les romains pour désigner des juifs messianisants protestataires similaires aux zélotes ; cf. Étienne Nodet et Justin Taylor, Essai sur les origines du christianisme : une secte éclatée, éd. Cerf, 1998, p. 286-287 ; François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), éd. Cerf, 2001, p. 147.
  10. Il s'agit en effet moins d'un problème de substitution à YHWH que de l'association de l'empereur divinisé à ce dernier comme synnaos (dieu partageant le même temple) sous forme d'une image ; cf. Monika Bernett, « Roman Imperial Cult in the Galilee », in Jürgen Zangenberg, Harold W. Attridge et Dale B. Martin (dirs.), Religion, Ethnicity, and Identity in Ancient Galilee : A Region in Transition, éd. Mohr Siebeck, 2007, p. 347.
  11. Notamment Philon dont, toutefois, la propension à forcer les réactions de ses personnages est fréquente ; cf. Daniel R. Schwartz, Agrippa I : The Last King of Judaea, éd. Mohr Siebeck, 1990, p. .85.

Sources primaires[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Agrippa, fils de cet Aristobule que son père Hérode avait mis à mort, se rendit auprès de Tibère pour accuser le tétrarque Hérode (Antipas). L'empereur n'ayant pas accueilli l'accusation, Agrippa resta à Rome pour faire sa cour aux gens considérables et tout particulièrement à Gaius, fils de Germanicus » ; Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, livre II, IX, 5 (178).
  2. Moïse de Khorène, Histoire de l'Arménie, Livre II, chapitre 29, sur http://remacle.org.
  3. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, Livre XVIII, V, 1.
  4. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XVIII, IV, 2.
  5. « Quand Caius (Caligula) fut arrivé à Rome, amenant le corps de Tibère (mort le 17 mars 37), et qu'il lui eut fait de somptueuses funérailles selon les coutumes ancestrales, il aurait volontiers fait remettre Agrippa en liberté le jour même si Antonia ne l'en avait empêché, non par haine contre le prisonnier, mais par souci de la dignité de Caius et pour lui épargner la réputation d'avoir accueilli avec joie la mort de Tibère en libérant sur le champ un homme emprisonné sur son ordre. Cependant, peu de jours après, il le manda près de lui, le fit tondre et lui fit changer de vêtements ; puis il lui mit le diadème sur la tête et le nomma roi de la tétrarchie de Philippe en lui faisant cadeau de celle de Lysanias; en échange de sa chaîne de fer, il lui en donna une d'or de poids égal, et il envoya Marullus (Μάρυλλον) comme hipparque en Judée. (Ἱππάρχην δὲ ἐπὶ τῆς Ἰουδαίας ἐκπέμπει Μάρυλλον) » Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, livre XVIII, VI, 10.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Major, A., Was He Pushed or Did He Leap? Claudius' Ascent to Power, Ancient History, 22 (1992), p. 25–31.
  2. a, b et c Goodman 2009, p. 106.
  3. a, b et c Mimouni 2012, p. 225.
  4. a, b et c Mimouni 2012, p. 395.
  5. a, b, c et d Schwentzel 2011, p. 225.
  6. a et b Schwartz 1990, p. 39.
  7. Schwartz 1990, p. 40.
  8. a et b Smallwood 1976, p. 187.
  9. a et b Schwartz 1990, p. 45.
  10. a, b, c, d, e et f Schwentzel 2011, p. 226.
  11. a, b, c, d et e Smallwood 1976, p. 188.
  12. Hadas-Lebel 2009, p. 79.
  13. Goodman 2009, p. 107.
  14. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère : Des prêtres aux rabbins, éd. P.u.f./Nouvelle Clio, 2012, p. 408 ; Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011, p. 215 ; Nikkos Kokkinos, in Jack Finegan, Chronos, kairos, Christos: nativity and chronological studies, éd. Jerry Vardaman & Edwin M. Yamauchi, 1989, p. 134 ; E. Mary Smallwood, The Jews under Roman Rule, p. 189. Durant l'hiver 33-34 selon (en) Lester L. Grabbe, Judaïsm from Cyrus to Hadrian, Vol. II, Fortress Press, Mineapolis, 1992, p. 426.
  15. a et b Heinrich Graetz, Histoire des Juifs, Chapitre XV — Les Hérodiens : Agrippa Ier ; Hérode II — (37-49), sur http://www.histoiredesjuifs.com.
  16. a et b (en) Richard Gottheil et H. G. Enelow, Jewish encyclopedia, Article Aristobulus.
  17. a, b, c, d, e, f et g Smallwood 1976, p. 189.
  18. André Pelletier, La Guerre des Juifs contre les Romains, Les Belles Lettres, 1975, 3 t., rééd. 2003. Traduction Pierre Savinel, Éditions de Minuit, 1977, en un volume.
  19. Gilbert Picard, « La date de naissance de Jésus du point de vue romain », dans Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 139 (3), 1995, p. 804 [lire sur Persée].
  20. Kokkinos 1989, p. 134.
  21. a, b, c et d Schwentzel 2011, p. 217.
  22. (en) Ilaria Ramelli, Possible Historical Traces in the Doctrina Addai, § n° 9.
  23. Eisenman 2012 vol. I.
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  25. Kokkinos 1989, p. 133.
  26. a et b Kokkinos 1989, p. 146.
  27. Kokkinos 1989, p. 267-268.
  28. a et b Schwentzel 2011, p. 217.
  29. Schwentzel 2011, p. 223.
  30. Kokkinos 1989, p. 135.
  31. Etienne Nodet, Jésus et Jean-Baptiste, RB 92, 1985, p. 497-524; cité par Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 223.
  32. Mimouni 2012, p. 436.
  33. Hyam Maccoby, Revolution in Judaea: Jesus and the Jewish Resistance Taplinger Publishing co, 1980, New-York, p. 165–166.
  34. Horace Abraham Rigg, Barabbas, JLB 64, p. 417-456, voir aussi Stefan L. Davies, Who is call Barabbas ?, NTS 27, p. 260-262.
  35. Eisenman 2012 vol. I, p. 64.
  36. a et b Lémonon 2007, p. 215.
  37. Lémonon 2007, p. 218.
  38. Schwentzel 2013, p. 97.
  39. Blanchetière 2001, p. 216.
  40. Eisenman 2012 vol. II, p. 21-22.
  41. a et b Grabbe 1992, p. 424.
  42. Lémonon 2007, p. 219.
  43. a et b Hadas-Lebel 2009, p. 74.
  44. Mimouni 2012, p. 407.
  45. Lémonon 2007, p. 224.
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  47. a, b et c Schwentzel 2011, p. 227.
  48. a et b Goodman 2009, p. 108.
  49. Smallwood 1976, p. 190.
  50. Daniel R. Schwartz, Agrippa I : The Last King of Judaea, éd. Mohr Siebeck, 1990, p. 62-63.
  51. a, b et c Goodman 2009, p. 111.
  52. Blanchetière 2001, p. 147.
  53. a et b Schwentzel 2011, p. 228.
  54. Schwartz 1990, p. 84.
  55. a et b Monika Bernett, « Roman Imperial Cult in the Galilee », in Jürgen Zangenberg, Harold W. Attridge et Dale B. Martin (dirs.), Religion, Ethnicity, and Identity in Ancient Galilee : A Region in Transition, éd. Mohr Siebeck, 2007, p. 347.
  56. a et b Hadas-Lebel 2009, p. 84.
  57. Schwartz 1990, p. 84-86.
  58. Schwentzel 2011, p. 229.
  59. Hérode Antipas est un des fils qu'Hérode le Grand a eu avec la Samaritaine Malthace, sa quatrième épouse.
  60. Mariamne était « fille de Joseph II (neveu d'Hérode le Grand) et d’Olympias, fille d'Hérode le Grand (Ant., XVIII, 134) » cf. S. Reinach et J. Weill E. Leroux, Guerre des Juifs, livre II, note 114.
  61. Ingrid Johanne Moen, Marriage and Divorce in the Herodian Family. A Case Study of Diversity in Late Second Temple Judaism, 2009.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]