Ariobarzane II de Cius

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ariobarzane.

Ariobarzane II de Cius (en grec ancien Ἀριoβαρζάνης) succède à son père Mithridate comme dynaste de la ville grecque de Cius, en Mysie, pour le compte de l’Empire perse pendant vingt-six ans entre 363 et 337 av. J.-C.[1]

Il semble avoir occupé une charge importante à la cour perse cinq ans avant la mort de son père, puisqu’on le trouve, apparemment au nom du roi, en ambassade auprès des Grecs en 368[2]. Ariobarzane, que Diodore[3] qualifie de satrape de Phrygie et Nepos[4], de satrape de Lydie, de Ionie et de Phrygie, se révolte contre Artaxerxès II en 362. Dix ans plus tard, Démosthène l’évoque avec ses trois fils comme ayant reçu récemment la citoyenneté athénienne[5]. Il le mentionne de nouveau en 351 en précisant que les Athéniens ont envoyé Timothée le secourir, mais que ce dernier, voyant Ariobarzane en rébellion ouverte contre le roi, a refusé de lui porter secours[6].

Mithridate II, peut-être son fils et de toute façon un proche parent, lui succède pour gouverner la ville de Cius.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Cet article tombé dans le domaine public est tiré de Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology de William Smith (1870).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, XVI, 90.
  2. Xénophon, Les Helléniques, VII, 1, 27.
  3. Diodore de Sicile, op. cit., XV, 90.
  4. Cornelius Nepos, Vie des grands capitaines, « Datame ».
  5. Démosthène, « Contre les aristrocrates ».
  6. Démosthène, « Pour la liberté des Rhodiens ».