Argentine (Savoie)

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Argentine
Argentine (Savoie)
Le sommet du Grand Arc vu d'Argentine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Saint-Pierre-d'Albigny
Intercommunalité Communauté de communes Porte de Maurienne
Maire
Mandat
Jean-Jacques Mellier
2014-2020
Code postal 73220
Code commune 73019
Démographie
Gentilé Argentin(e)s
Population
municipale
953 hab. (2016 en augmentation de 4,04 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 41″ nord, 6° 18′ 49″ est
Altitude Min. 326 m
Max. 2 696 m
Superficie 28,03 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.argentine-savoie.fr

Argentine est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Territoire d'Argentine et les communes limitrophes.

Situation[modifier | modifier le code]

Argentine est une commune de la Basse-Maurienne, située sur la rive droite de l'Arc[1]. Il est installé à 6 km en amont d'Aiguebelle[2].

La superficie de la commune est de 2 520 ha, dont la moitié correspond à de la surface forestière[2]. La commune est composée de six villages, du nord vers le sud, Les Bottets, Verdet, La Perrière (chef-lieu), Le Rivier, La Chaudanne. Les lieux-dits et hameaux sont Barrioz, Chapitre, harrière Chaude, Château, Cléments, Crey, Combe, Coudray, Durands, Fay, Gémilly, Madeleine, Montchabert, Montchavet, Montgodioz, Motte, Rivier, Roche, Route Nationale, Rubaud, Plagne, et Tour[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est sec et humide, les étés sont très chauds ; la température peut atteindre les 38 °C et en hiver descendre jusqu'à −10 °C.

Sur la commune s'élevait, en dehors des monuments visibles encore aujourd'hui, la Tour Brûlée, qui était encore debout en 1590.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans les documents médiévaux, La Table est mentionnée sous les formes suivantes Argentina (1129, 1l84), Argentine (1129, 1285), Apud Argentinam (1269)[3],[2],[4]

Le toponyme Argentine est un nom dérivant du latin argentaria (ou du gaulois arganto) et désigne l'« emplacement de mines métallifères réelles ou supposées »[3],[4]. Pour la commune savoyarde, le nom fait référence aux mines de plomb argentifère exploitées autrefois sur le territoire de la commune[3],[5]. Il s'agit du seul toponyme existant en France[5].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Arzhantena, selon la graphie de Conflans[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Les mines de plomb argentifère de Montchabert semble à l'origine du nom de la paroisse puis de la commune[3]. Les habitants ont d'ailleurs exploité le fer dans des fonderies au cours du Moyen Âge[3]. Toutefois aucune trace de cette activité proto-industrielle avant le XIIe siècle[5].

La bulle pontificale de Lucius III, de l'année 1184, confirme la juridiction épiscopale de Maurienne sur dix-sept paroisses dont Argentine[7],[5].

L'évêque de Maurienne fait édifier un château, cité en 1269[5]. En 1285, un conflit éclate entre l'évêque et le comte de Savoie concernant les droits sur Argentine, l'évêque obtient la confirmation de ceux-ci[5]. C'est à cette période que le château devient le siège d'une châtellenie épiscopale[5].

Selon le chanoine Gros, un autre château dit Tour Brûlée aurait existé[8].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des possessions épiscopales, dite Terre limitée, la paroisse est affranchie en partie en 1768, mais sous certaines conditions et en échange d'un cense annuelle de 760 livres[5].

Le duché de Savoie est occupée par les troupes révolutionnaires françaises depuis 1792.

Lors du retrait des troupes allemandes, en 1944, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la commune tous les villages voisins subissent des destructions[5], notamment l'église paroissiale[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 Fin=mars 2014   René Vigne    
mars 2014 En cours
(au avril 2014)
Jean-Jacques Mellier SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Argentin(e)s[2],[9].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2016, la commune comptait 953 habitants[Note 1], en augmentation de 4,04 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
9031 0241 0361 3701 3791 4761 6781 6081 585
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 6251 6541 7231 7281 5911 5401 6021 6051 519
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 3021 1481 0351 0228931 004867810695
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 - -
623691688805892947953--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église d'Argentine[modifier | modifier le code]

L'église dédié à St Jean-Baptiste est consacrée le [8]. La reconstruction de l'édifice pour remplacée un lieu très modeste est due à un membre de la famille Castagneri de Châteauneuf[8]. Les éléments étaient la nef, le cœur et la porte. Deux nefs ont été ajoutées en 1849[8]. En 1894, l'église s'agrandit avec des bas-côtés et une tribune car l'église était trop petite (1 700 personnes). La famille Castagneri y possède une dalle funéraire où la famille a été enterrée.

Le portail, classé Monument Historique, date de 1638[8]. Son encadrement est en fonte moulée. Il est orné d'un châtaignier. On peut voir au-dessus l'emblème des Castagneri, ainsi que leur devise en latin pasco bonos pungoque malos (je nourris les bons et je pique les méchants). Le décor de la porte est unique en Savoie. Elle recèle une chaire en noyer d'Argentine (comme la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne), la croix de la passion (une autre à Bessans).

Tour des Évêques[modifier | modifier le code]

Le château d'Argentine, édifié par les évêques de Maurienne, est mentionné dans la deuxième moitié du XIIIe siècle[5]. Seule subsiste une tour dite « des Évêques », située contre le cimetière, elle est en assez mauvais état[8].

Hameau de Gémilly[modifier | modifier le code]

Au hameau de Gémilly, un "château", décrit comme « un ensemble de grosses maisons[8] », aurait été édifié au XVIIe siècle[8] et a appartenu à la famille de Castagneri[8]. Une chapelle a été construite à proximité, elle a été détruite à la suite d'un violent orage[8].

A proximité, une tour dite de Castagneri, bâtie sur des bases plus anciennes, daterait du XIIe ou XIIIe siècle.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le musée du Félicien, présentation de la vie agricole d'antant, avec trois courts métrages réalisés en 2000[14]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5, lire en ligne), p. 30-37. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Histoire des communes savoyardes, 1983, p. 30, Situation
  2. a b c et d Histoire des communes savoyardes, 1983, p. 30, Présentation
  3. a b c d et e Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 35.
  4. a et b Henry Suter, « Argentine », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en septembre 2019).
  5. a b c d e f g h i et j Histoire des communes savoyardes, 1983, p. 30-31, L'histoire
  6. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 23
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  7. Alexis Billiet, Chartes du diocèse de Maurienne, vol. 1, Chambéry, imp. de Puthod fils, , 446 p. (lire en ligne), p. 32-34.
  8. a b c d e f g h i j et k Histoire des communes savoyardes, 1983, p. 31-33, Eglises et châteaux
  9. « Argentine », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en septembre 2019), Ressources - Les communes.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. Site du musée du Félicien.