Argein

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Argein
Argein
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Denis Lourde
2020-2026
Code postal 09800
Code commune 09014
Démographie
Gentilé Argénois
Population
municipale
194 hab. (2017 en augmentation de 4,3 % par rapport à 2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 55′ 56″ nord, 0° 59′ 36″ est
Altitude 534 m
Min. 517 m
Max. 1 675 m
Superficie 11,09 km2
Élections
Départementales Canton du Couserans Ouest
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
Voir sur la carte administrative de Occitanie (région administrative)
City locator 14.svg
Argein
Géolocalisation sur la carte : Ariège
Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Argein
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Argein
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Argein

Argein (Argen de Coserans en Occitan) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Argénois.

La commune fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans les Pyrénées en Couserans sur la Bouigane, se trouvant dans la vallée de la Bellongue entre les pics de l'Araing (1 674 m d'altitude) à l'est et celui du Moussaou (1 675 m) à l'ouest. La RD 618 traverse le village vers le col du Portet-d'Aspet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux sont : Estrade, Burra, Bardère, Bach et le Juncalas (hameaux de granges, signifiant jonchaie en français).

Géologie[modifier | modifier le code]

La roche se trouvant sous la commune est majoritairement de l'ardoise ferreuse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Argein provient de l’occitan Argen, lui-même venant du latin argentum, i, n. en français l'argent, ce nom est lié à l’exploitation de mines d'argent au lieu-dit de Caours durant les époques pré-romaine et romaine (Rome conquiert la région entre 125 av. J.-C. et 121 av. J.-C, puisqu'elle fait partie de la Gaule transalpine, qui deviendra la Gaule Narbonnaise).

Histoire[2][modifier | modifier le code]

L’origine d’Argein semble être au moins d'époque gallo-romaine ; une inscription antérieure au IVe siècle découverte en 1990 dans l’église Saint-Pierre démontre son ancienneté. Argein se trouvait sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle arrivant de Fanjeaux pour traverser l’actuel département de l’Ariège. 

L'église Saint-Pierre d'Argein est composée de deux nefs, la plus ancienne partie est antérieure au XIe siècle, elle est séparée en deux, dans la partie occidentale (avec la porte d'entrée au sud côté cimetière) sert de dépôt (y sont entreposés un corbillard ancien, des statues de saints, diverses pierres taillées, des chaises, ..), la partie orientale servant aujourd'hui de sacristie est composée des restes de l'ancienne fonction de cette partie en tant que lieu de culte avec des boiseries et un autel de style baroques, l'état déplorable du toit entraîne une détérioration des boiseries. La grande nef où est est aujourd'hui pratiqué le culte fut bâtie entre le XVIIe et le XIXe siècle. Les vitraux sont signés de "L. Victor Gesta à Toulouse" et portent le nom des donateurs qui ont permis leur création (personnalité du village), on peut y lire les noms autochtones.

Ancienne châtellenie de Castillon, Argein était le siège, en 1753, de la justice royale avec prévôté et casernes. Un château, appartenant à la famille de Méritens, comtes, seigneurs de Montégut, (barons de Rozès au XIXe siècle) ayant donné un maire à la commune, se trouvait sur la rive droite de la Bouigane : il a été totalement démoli à la Révolution.

Lors de la réforme du code forestier de 1829, les habitants participent à ce qui fut appelé la « guerre des Demoiselles ».

Au début du XXe siècle, deux instituteurs et un curé sont présents pour Argein et ses hameaux. Traces de mines de fer à Caours.

En 2002, un incendie détruit le moulin de Roques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 mars 2001 Guy Dubuc PS  
mars 2001 2012 Raymond Junca PS  
2012 En cours Denis Lourdes PS Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4]. En 2017, la commune comptait 194 habitants[Note 1], en augmentation de 4,3 % par rapport à 2012 (Ariège : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
632385632636674779846881837
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
762736767784657624634638626
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
583539515380373335342271262
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
235214211193164149156176196
2017 - - - - - - - -
194--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La principale activité du village est l'élevage des brebis et vaches. Jusque dans les années 1950, une entreprise coupait du bois dans la montagne et le descendait grâce au téléphérique dont le câble est toujours le long du chemin de la Tire et de la Pauze. Aujourd'hui, la scierie a été achetée par une entreprise de menuiserie notamment spécialisée dans la construction de fenêtres.

Au village, Restaurant "Aux délices d'Argein" (et livraison à domicile), épicerie "Au temps de vivre", Couvreur ardoises zingueur, "L'éléphant numérique", webmaster et graphiste...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre. L'ancienne église romane (restes de fresques ; retable ordonné par ordonnance de Mgr de Vercel en 1774 ; église avec porche et peintures murales du XVe) du XIIe siècle fait aujourd'hui partie intégrante d'une église bâtie au XVIIIe siècle. L'abside semi-circulaire d'origine constitue le bas-côté sud de l'édifice actuel. On peut observer un autel votif portant une inscription très ancienne, antérieure au IVe siècle, réemployée dans le mur sud de l'église.
  • Un château[2] se trouvait sur la rive droite de la Bouigane : il a été totalement démoli à la Révolution.
  • Statue de Notre-Dame de Lourdes.
  • Fontaine et abreuvoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Ille (1743-1802), député de l'Ariège de 1791 à 1792, mort à Argein.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Jacques Guerola, « Argein », sur www.histariege.com (consulté le 10 mars 2017)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.