Archives départementales du Tarn

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Archives départementales du Tarn
Illustration.
Informations générales
Type Archives départementales
Création 1796
Conservateur général du patrimoine Jean Le Pottier
Ampleur 26 km linéaires
Bâtiment
Construction 2005
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Albi
Adresse 1 Avenue de la Verrerie 81013 ALBI Cedex 9
Coordonnées 43° 56′ 30″ nord, 2° 08′ 22″ est
Site web http://archives.tarn.fr/index.php?id=881

Les archives départementales du Tarn sont un service du conseil départemental du Tarn chargé de collecter les archives, de les classer, les conserver et les mettre à la disposition du public. Elles ont été créées sous la Révolution en 1796 et conservent des documents depuis le Moyen Âge (962) jusqu'à nos jours.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les archives départementales du Tarn ont connu plusieurs locaux durant leur histoire notamment à la suite de décisions administratives mais aussi pour répondre à l’accroissement du fonds nécessitant des superficies supplémentaires. En effet, ces archives sont d'abord rassemblées au siège du district d'Albi puis par la suite au siège de l’administration départementale à Castres puis, en 1797, à Albi. La préfecture est installée au palais de la Berbie en 1800 et les archives seront, après plusieurs remaniements, installées sous les combles du bâtiment.

En 1823, le conseil général du Tarn restitue le palais de la Berbie à l'église et décide d'acquerir l'hotel de Carbonel pour y installer les services de la préfecture avec notamment une aile qui va être dédiée aux archives en 1832[1]. Cependant, les locaux se révèlent rapidement étroit et vétustes mais surtout sont très vite saturés. Au milieu du XXe siècle, l'archiviste Pierre Bayaud conseille alors la construction de nouveaux locaux indépendant de la Préfecture.

Par conséquent, lors d'une séance du conseil général en décembre 1946, la décision est prise de construire de nouveaux locaux pour les archives départementales du Tarn. Entre 1948 et 1950, est donc construit un bâtiment rue du général Giraud avec un déménagement prévu pour l'année 1950-1951. Cependant, le bâtiment est vite dépassé car ne prenant pas en compte les évolutions du monde des archives avec notamment l'accroissements constant des fonds mais surtout l’arrivée d’un public de plus en plus nombreux. Le bâtiment atteint très rapidement un seuil de saturation et à partir de la fin des années 1950 les archives départementales sont répartis sur plusieurs annexes : le bâtiment principal (rue du général Giraud), l'annexe de Pélissier (rue Gaston Bouteiller et évacuée par les Archives avant 1979), l'annexe de Jarlard (construite en 1975), l’ancien bâtiment administratif de la verrerie ouvrière d'Albi (quartier de La Madeleine) et enfin un local dans les sous-sols du conseil général du Tarn[2].

En 1984, les archives départementales du Tarn étant dans un dépôt saturé et ne pouvant pas offrir un accueil du public suffisant, le conseil général décide d'implanter de nouveaux locaux pour les archives sur un ancien terrain de la verrerie ouvrière d'Albi. C'est pourtant seulement en 1999 que les plans des nouvelles archives départementales du Tarn sont dessinés par les architectes Christian Guilhem et Michel Séry avec notamment des locaux de stockage mais surtout une salle de conférence et une salle d'exposition[3]. La première pierre du nouveau bâtiment est posé en 2002 et le déménagement a lieu durant l'année 2004. Une partie des archives est alors encore stockée rue de général Giraud. Les nouveaux locaux ouvrent au public en janvier 2005. Les locaux actuel représente alors environ 6000 m² pour le bâtiment principal dont environ 1000 m² ouvert au public pour une capacité d'environ 26 km linéaires d'archives. Les locaux possèdent également une salle d'exposition avec des expositions réalisées principalement à partir de documents tarnais par l'équipe de l'Action culturelle mais aussi des expositions prêtées ou louées auprès de différents partenaires des archives[4]. Les archives départementales du Tarn disposent également d'un auditorium de 109 places qui est mis à disposition des associations partenaires pour des manifestations à but culturel avec notamment des cycles de conférences[5] tout au long de l’année principalement organisés par l'association Albi Patrimoine et la Société des Sciences Arts et Belles Lettres du Tarn[6].

La particularité de ces archives est qu’elles ont depuis 1989 un service consacré aux archives sonores et audiovisuelles avec un fonds de près de 500 heures d’enregistrements sonores et 1 200 heures vidéos. Ces archives comportent des documents sur les collectivités territoriales avec les débats de l’assemblée départementale, des témoignages d’anciens mineurs de charbon du Tarn et d’anciens ouvriers du textile mais aussi des témoignages, autour de la langue et de la vigne dans le Gaillacois par exemple. On trouve également des témoignages autour des maquis de résistance durant la Seconde Guerre mondiale, des fonds radiophonique de Radio Albigés (une radio locale) et des portraits d’intellectuels du domaine occitan[7].

Missions et organisation[modifier | modifier le code]

Les archives départementales du Tarn ont une double vocation : administrative mais aussi culturelle. Ces archives ont 5 missions principales :

  • Le contrôle : les archives exercent un contrôle scientifique et technique sur les archives publiques du département avec notamment un contrôle des conditions de conservation, la définition des délais de conservation et enfin l'autorisation des éliminations des archives publiques.
  • La collecte : Les archives départementales collectent les archives publiques provenant des divers services de l'État, du Conseil départemental du Tarn, des notaires mais aussi les archives de certaines communes. Les fonds sont également enrichis par différents dons, dépôts, legs ou autres achats d'archives privées.
  • Le classement et la conservation : Après la collecte des documents, ces derniers sont triés et inventoriés. Les documents sont également conditionnés ou reconditionnés dans des matériaux adéquats et conservées dans des locaux spéciaux répondant à des contraintes hydro-climatiques strictes pour transmettre au mieux le patrimoine. Certains documents, trop endommagés font également l'objet de restauration, de reliure ou encore de numérisation.
  • La communication : Les documents des archives sont soumis à des règles de communicabilité fixées par le code du patrimoine. Les archives départementales du Tarn accueillent dans leurs locaux principalement des généalogistes, des chercheurs, des étudiants, des services administratifs et des associations mais aussi tous les citoyens à la recherche d'informations[8].
  • La valorisation : Les Archives départementales du Tarn se sont particulièrement consacrées à une véritable politique d'action culturelle. Cette dernière cherche principalement à valoriser les documents conservés dans son fonds mais également le travail scientifique du service. Les archives possèdent également un service éducatif chargé de faire découvrir à un public scolaire la découverte des archives. Une vingtaine de classes sont accueillies par an bénéficiant d'une visite commentée et d'une découverte des différentes missions réalisées au sein des archives[9].

Direction[modifier | modifier le code]

Même si certaines personnes ont eu la responsabilité des Archives de sa création jusqu'en 1830, il faut attendre cette date pour parler véritablement de "chefs de service".

  • François-Emmanuel Delon de 1830 à 1832[10]
  • François Boussac de 1832 à 1852[10]
  • Léon Bing de 1852 à 1857[10]
  • Wilhelm Soehnee de 1858 à 1859[10]
  • Claude-Emile Jolibois de 1859 à 1889[10]
  • Henri Forestier de 1928 à 1932[10]
  • Henri Chanteux de septembre 1932 à 1933[10]
  • Pierre Bayaud de février 1934 à 1941[10]
  • Pierre Breillat de 1941 à 1945[10]
  • Maurice Gresle-Bouignol de 1946 à 1985[10]
  • Jean Le Pottier, de 1985 à 1993[11]
  • Sylvie Desachy, de 2000 à mai 2014[11]
  • Jean Le Pottier, conservateur général du patrimoine, dès mai 2014 (ancien directeur des Archives départementales de la Haute-Garonne dès 2004)[11]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Préfecture du Tarn : Hôtel Carbonel », sur http://www.tarn.gouv.fr (consulté le 25 avril 2019)
  2. « Archives départementales du Tarn: Les lieux de la mémoire... », sur archives.tarn.fr (consulté le 25 avril 2019)
  3. « Les Archives Départementales du Tarn seront localisées sur l'ancien site de la Verrerie Ouvrière d'Albi. », sur ladepeche.fr (consulté le 25 avril 2019)
  4. « Archives départementales du Tarn: Expositions », sur archives.tarn.fr (consulté le 25 avril 2019)
  5. « Archives départementales du Tarn: Conférences », sur archives.tarn.fr (consulté le 25 avril 2019)
  6. « Conférence de Jean Le Pottier », sur ladepeche.fr (consulté le 25 avril 2019)
  7. « Secteur des archives sonores et audiovisuelles du Tarn », sur archives.tarn.fr (consulté le 25 avril 2019)
  8. « Archives départementales du Tarn: Missions et activités », sur archives.tarn.fr (consulté le 25 avril 2019)
  9. « Archives départementales du Tarn - Académie de Toulouse », sur web.ac-toulouse.fr (consulté le 25 avril 2019)
  10. a b c d e f g h i et j « Archives départementales du Tarn: Les directeurs », sur archives.tarn.fr (consulté le 24 avril 2019)
  11. a b et c « Mouvement aux archives départementales », Le Journal D’ici (Tarn et Lauragais),‎ (lire en ligne, consulté le 2 janvier 2018).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]