Architecture fasciste

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L'architecture fasciste est un style architectural italien rationaliste de la fin des années 1920 promu et pratiqué au début par le Gruppo 7.

Il existait deux branches identifiables, l'une, moderniste, dont Giuseppe Terragni était la figure la plus emblématique, et une autre plus conservatrice dans laquelle Marcello Piacentini et le groupe « La Burbera » étaient les plus actifs.

Contexte[modifier | modifier le code]

Après l'arrivée de Benito Mussolini au pouvoir en 1922, le régime fasciste entend mener une politique nataliste, expansionniste et coloniale, doublée d'une modernisation du pays et de l'arrêt de l'émigration italienne vers les États-Unis et l'Amérique latine[pas clair].

Cette politique, qui ne fut pas entièrement couronnée de succès, mais qui contribua à créer une certaine nostalgie exploitée par les courants néo-fascistes de l'après guerre, passe par la bonification agricole des Marais pontins et nombre de grands travaux, censés lutter contre le chômage.

Des villes entièrement nouvelles (en italien citta di fondazione) sont créées dans la région du Latium comme Littoria (rebaptisée plus tard Latina), Sabaudia, Aprilia, ou encore en Sicile et en Sardaigne comme Carbonia ou Arborea (ex Mussolinia).

Dans d'autres villes historiques, de nouveaux quartiers sont créés, comme l'EUR de Rome[1] ou encore Nuova Predappio, situé dans la bourgade natale du Duce.

La frénésie de construction de la période fasciste s'exporte aussi outre mer dans les colonies d'Éthiopie, de Lybie, ou des îles du Dodécanèse.

La modernisation et l'extension du réseau ferré, de centrales électriques[2], la création d' aéroports, la réalisation de bâtiments publics (postes[3], gares, casernes), de logements sociaux, l'accent mis sur le sport, très encouragé par le régime pour des raisons propagandistes et impliquant la réalisation de stades et de piscines, l'implantation d'hôpitaux, de maternités et de crèches étatiques, de colonies de vacances liées aux organisations de jeunesse fascistes[4], les sièges régionaux du parti fasciste (comme la célèbre Casa del Fascio de Côme due à Giuseppe Terragni[5]), etc., sont autant de chantiers spectaculairement mis en scène par Mussolini et son service de propagande.

Cette fièvre de construction a créé de nombreuses opportunités pour toute une génération d'architectes souvent qualifié du terme vague de modernistes mais en fait rattachés à diverses tendances ou écoles : futuriste, rationaliste, constructiviste, etc.

L'adhésion des architectes concernés aux thèses du régime est à envisager au cas par cas : si Angiolo Mazzoni est ouvertement partisan du régime jusqu'à sa fin et s'exilera en Colombie après la phase d'épuration, d'autres sont nettement plus opportunistes et poursuivront leur carrière sans trop d'accrocs après 1943.

Par ailleurs, contrairement à Adolf Hitler, qui fut très interventionniste dans les projets d'Albert Speer, érigé en architecte officiel du régime, Mussolini laissa une certaine marge de manœuvre à la création architecturale italienne qui, tout en s'inscrivant dans son époque (courant art-déco, fonctionnalisme), possède un lien visuel identifiable avec le vintennio fascista, mais présente cependant une large diversité.

Historique[modifier | modifier le code]

Prémices[modifier | modifier le code]

Le modernisme architecturale italien des années 1920-1930 prend sa source à la fois dans le style néo-classique français utopiste de la fin du XVIIIe siècle, dans le mouvement futuriste (avec un précurseur comme Antonio Sant'Elia), et dans le courant Novecento qui s'affirme dès 1922 à Milan.

En 1926, se forme le Gruppo 7.

Architectes représentatifs[modifier | modifier le code]

Réalisations[modifier | modifier le code]

Branche moderniste :

Branche conservatrice :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Louise Cantelli, Architecture et cité fasciste : sur l'application de l'idée d'art fasciste à l'architecture et à la cité de l'Italie mussolinienne, 1922-1942, Université Paris 1, 1981, 334 p. (thèse de 3e cycle d'Histoire de l'art)
  • Ioana Iosa (dir.), L'architecture des régimes totalitaires face à la démocratisation, l'Harmattan, Paris, 2008, 139 p. (ISBN 978-2-296-05454-7)
  • Ettore Janulardo, L'image de la ville dans l'architecture, la peinture et la narration italiennes de l'entre-deux-guerres, Université de Nice-Sophia Antipolis, 2002, 2 vol., 762 p. (thèse de doctorat d'Histoire)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « E.U.R. », sur www.rome-roma.net (consulté le 14 octobre 2015)
  2. « Curiosità di Firenze: La centrale termica delle Ferrovie dello Stato », sur curiositadifirenze.blogspot.fr (consulté le 14 octobre 2015)
  3. « Palazzo delle Poste di Sabaudia | Italian Ways », sur www.italianways.com (consulté le 14 octobre 2015)
  4. « Hevelius' webzine », sur www.hevelius.it (consulté le 14 octobre 2015)
  5. « Casa del Fascio (ex), Como (CO) – Architetture – Lombardia Beni Culturali », sur www.lombardiabeniculturali.it (consulté le 14 octobre 2015)