Archidiocèse de Rabat
| Archidiocèse de Rabat (la) Archidioecesis Rabatensis | |
Cathédrale Saint-Pierre de Rabat | |
| Informations générales | |
|---|---|
| Pays | |
| Archevêque | Cristóbal López Romero, S.D.B. |
| Superficie | 425 330 km2 |
| Création du diocèse | |
| Élévation au rang d'archidiocèse | |
| Patron | Franciscains martyrs de Marrakech |
| Diocèses suffragants | |
| Site web | www.dioceserabat.org |
| Statistiques | |
| Population | 33 100 000 hab. (2023) |
| Population catholique | 22 310 fidèles (2023) |
| Pourcentage de catholiques | 0,1 % |
| Nombre de paroisses | 18 |
| Nombre de prêtres | 37 |
| Nombre de religieux | 26 |
| Nombre de religieuses | 86 |
| (en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org | |
| modifier |
|
L'archidiocèse de Rabat, au Maroc, a été érigé canoniquement le par le pape Pie XII. Auparavant, il avait été érigé en vicariat apostolique de Rabat le par division du vicariat apostolique du Maroc. Son évêque est Cristóbal López Romero, S.D.B., qui siège à la cathédrale Saint-Pierre de Rabat[1].
Histoire
[modifier | modifier le code]Ce diocèse, directement sous l'autorité du Saint-Siège, a une superficie de 400 000 km² et une population catholique de 22 000 fidèles, soit 0,1 % de la population totale. Trente-sept prêtres portent leur ministère dans cinquante-sept paroisses et il y a près de 200 religieux et religieuses.
Le christianisme est apparu relativement tard dans le territoire du futur Maroc, vers le milieu du IIIᵉ siècle, probablement par la ville de Tanger. La vie chrétienne dans la province de la Maurétanie Tingitane est connue par des inscriptions funéraires et des objets chrétiens. Au début du Vᵉ siècle, il semble y avoir eu quatre évêchés. Des communautés chrétiennes ont perduré bien après la conquête arabe[2].
Au début du XIIIe siècle, saint François d'Assise envoya une mission de l’ordre des frères mineurs pour prêcher l’Évangile au Maroc. Initialement six, cinq religieux – Bérard de Carbio, Othon, Pierre de Saint-Géminien, Adjute et Accurce furent martyrisés à Marrakech le 16 janvier 1220. Arrivés dans la ville pour annoncer le message chrétien, ils furent emprisonnés, fouettés et finalement exécutés par le souverain local, devenant ainsi les premiers martyrs franciscains du Maroc[3].
La première mission organisée comme structure ecclésiastique fut établie en 1234 par le père Angelo, un frère franciscain. Ce légat est devenu le premier évêque du Maroc, après quoi la juridiction apostolique est tombée sous l'archidiocèse de Séville de 1566 à 1631[4].
En 1631, la préfecture apostolique du Maroc est fondée, son premier titulaire Jean de Prado y meurt en martyr la même année[4].
Il y avait 10 000 diocésains en 1907, 360 000 en 1950. Après l'indépendance, leur nombre a diminué, mais dans une proportion moindre que dans l'archidiocèse d'Alger en Algérie[1].
Il s'est tenu un synode à Rabat de 1993 à 1995. L'enseignement catholique est sous la tutelle de l'ECAM[5].
Abus sexuels
[modifier | modifier le code]Le prêtre Antoine Exelmans, ordonné en 1993, qui dirigeait entre 2021 et 2024 au sein de l'église Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca un service d'accueil de migrants, est soupçonné de violences sexuelles sur six personnes, cinq Guinéens et un Camerounais, mineures au moment des faits. Antoine Exelmans a avoué ces « abus sexuels » lors de l'enquête canonique préliminaire. Il a quitté le Maroc en 2024 pour se mettre en retrait en France où une enquête judiciaire est engagée[6],[7].
En 2026, Cristóbal López Romero, archevêque espagnol de Rabat, est accusé par au moins cinq femmes d'abus sexuels et de comportements inappropriés. L’archevêque réfute ces allégations mais annonce se mettre en retrait de sa fonction le temps d'une enquête initiée par l'Église[8],[9]. En août, le cardinal annonce que le Vatican a nommé le père Mario León Dorado (en), préfet apostolique du Sahara occidental, administrateur apostolique sede plana du diocèse en attendant les conclusions de l'enquête[10]. Par ailleurs deux enquêteurs du Vatican se sont déplacés à Rabat, le 4 août pour mener une enquête[11].
Vicaires apostoliques et archevêques
[modifier | modifier le code]Vicaires apostoliques
[modifier | modifier le code]- Victor Colombanus Dreyer, Ordre des frères mineurs : 1923-1927, transféré comme vicaire apostolique du canal de Suez
- Henri Vielle, Ordre des frères mineurs : 1927-†1946,
- Louis-Amédée Lefèvre, ordre des frères mineurs : 1947-1955, nommé archevêque de Rabat.
Archevêques
[modifier | modifier le code]- Louis-Amédée Lefèvre, ordre des frères mineurs : 1955-†1968,
- Jean Chabbert, ordre des frères mineurs : 1968-1982, transféré à Perpignan,
- Hubert Michon : 1983-2001,
- Vincent Landel, Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus : 2001-2017,
- Cristóbal López Romero, Salésien (depuis 2017)
- Mario León Dorado (en), O.M.I., administrateur apostolique sede plana (depuis 2026)
Églises de l'archidiocèse
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 (en) David M. Cheney, « Archdiocese of Rabat », sur catholic-hierarchy.org (consulté le ).
- ↑ Raymond Thouvenot, « Les origines chrétiennes en Maurétanie Tingitane », Revue des Études Anciennes, vol. 71, no 3, , p. 354–378 (DOI 10.3406/rea.1969.3847, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Frères Franciscains », sur L'église des Saints Martyrs (consulté le ).
- 1 2 (en) « Morocco », sur Catholic Answers (consulté le ).
- ↑ « L'histoire de l' ECAM » (consulté le )
- ↑ Salaheddine Lemaizi, « Enquête : Abus sexuels sur des réfugiés mineurs à l’Eglise de Casablanca », sur Enass, (consulté le ).
- ↑ Mustapha Kessous, « Un prêtre français accusé de violences sexuelles sur des migrants au Maroc », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ Youna Rivallain, « Maroc : accusé par plusieurs femmes de violences sexuelles, l’archevêque de Rabat se met en retrait », sur La Croix, (consulté le ).
- ↑ « Au Maroc, plusieurs femmes accusent de violences sexuelles l’archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Diocèse de Rabat : un administrateur apostolique nommé après la mise en cause d’un cardinal », sur La Croix, (consulté le ).
- ↑ Alexandre Aublanc, « Maroc : après l’archevêque de Rabat, un prêtre de Casablanca accusé de violences sexuelles », sur Le Monde, (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à la religion :
