Archaeplastida (classification phylogénétique)

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Cette page a pour objet de présenter un arbre phylogénétique des Archaeplastida (Plantae, Archéplastides), c'est-à-dire un cladogramme mettant en lumière les relations de parenté existant entre leurs différents groupes (ou taxa), telles que les dernières analyses reconnues les proposent. Ce n'est qu'une possibilité, et les principaux débats qui subsistent au sein de la communauté scientifique sont brièvement présentés ci-dessous, avant la bibliographie.

Arbre phylogénétique[modifier | modifier le code]

Le cladogramme présenté ici se veut cohérent avec les dernières analyses publiées et accessibles. Il n'est pas forcément consensuel, et on peut toujours se référer à la bibliographie indiquée au bas de l'article.

Le symbole renvoie à la partie immédiatement supérieure de l'arbre phylogénétique du vivant. Le signe renvoie à la classification phylogénétique du groupe considéré. Tout nœud de l'arbre portant plus de deux branches montre une indétermination de la phylogénie interne du groupe considéré.

Les habitudes typographiques des botanistes et des zoologistes sont différentes. Ici, par commodité de lecture, et certains groupes actuels relevant des deux domaines traditionnels, les noms de taxons supérieurs au genre sont tous écrits en caractères droits, les noms de genres ou d'espèces en italiques.

À la suite d'un taxon, sa période d'apparition, quand elle est connue, peut être indiquée suivant la légende suivante : (Plé) : Pléistocène ; (Pli) : Pliocène ; (Mio) : Miocène ; (Oli) : Oligocène ; (Éoc) : Éocène ; (Pal) : Paléocène ; (Cré) : Crétacé ; (Jur) : Jurassique ; (Tri) : Trias ; (Per) : Permien ; (Car) : Carbonifère ; (Dév) : Dévonien ; (Sil) : Silurien ; (Ord) : Ordovicien ; (Camb) : Cambrien ; (Edi) : Édiacarien. Pour plus de précision si possible, (-) : inférieur ; (~) : moyen ; (+) : supérieur.




Débat scientifique relatif à la phylogénie des Archaeplastida[modifier | modifier le code]

Dans l'arbre ci-dessus, les principales questions qui font débat sont :

  • la monophylie des Archéplastides elles-mêmes, question liée à celle des endosymbioses parmi les « végétaux » : la notion d'archéplastide, comme le nom l'indique, suppose une endosymbiose primaire à la base de tout le groupe, la présence de chloroplastes dans la « lignée brune » (Straménopiles) et autres « algues » protistes s'expliquant par des endosymbioses secondaires plus récentes dans les lignées considérées – ce qui est aujourd'hui contesté ;
  • liée à cette question, celle de la place des Rhodophytes : groupe-frère des Viridiplantae ou de tous les Bicontes dont les cellules comportent des chloroplastes ?
    • La synthèse publiée par Yoon et alii en 2010 reconnaît la monophylie des Plantae, avec les Glaucophytes plus tôt séparées du tronc, et la relation de groupes-frères entre Algues rouges et Plantes vertes.
  • la place des Zygnématophytes par rapport aux Charales : quel est le groupe-frère des Embryophytes ?
  • la monophylie et la place des Coléochétophycées et leur relation aux Charophycées s.s. ;
  • la place des Anthocérotes par rapport aux Bryophytes : quel est le groupe-frère des Polysporangiophytes ?
  • la place des Marattiales au sein des Monilophytes ; groupe-frère des Équisétophytes ou des Filicophytes ?
  • la monophylie des Gymnospermes actuelles, et la parenté des Angiospermes avec les taxons éteints.

Concernant les Embryophytes, l'arbre présenté ici suit assez fidèlement la synthèse des derniers travaux, présentée par l'Angiosperm Phylogeny Website.

Classification selon Cavalier-Smith 1998[modifier | modifier le code]

Cette classification n'est pas à proprement parler phylogénétique. Basée sur les nouvelles phylogénies, elle maintient néanmoins des taxons paraphylétiques, notamment à la base des lignées évolutives, par commodité. Elle maintient également les niveaux traditionnels de classification (règnes, phyla, classes, etc.).

Arbre phylogénétique simplifié selon Nozaki et al. 2003[modifier | modifier le code]

L'analyse portait essentiellement sur les organismes à plastes, les Discicristés, Straménopiles et Alvéolés se retrouvant à l'intérieur d'un vaste clade rendant les Archaeplastida paraphylétiques. Les Rhodophytes seraient la lignée la plus proche de la base des Bicontes (sous réserve de la place indéterminée des organismes sans mitochondrie). La place des Rhizaires n'est pas évoquée.

Classification proposée par Adl et al. 2005[modifier | modifier le code]

Ce comité a proposé une nouvelle classification, remplaçant celle des anciens Protistes et tenant compte des phylogénies moléculaires récentes. Elle regroupe les Eucaryotes en six groupes réputés monophylétiques. Voici ce qui concerne les Archaeplastida.

En savoir plus[modifier | modifier le code]

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Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Autres sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Sources internet[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]