Archéologie subaquatique

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L'archéologie subaquatique est un domaine de l'archéologie caractérisé par la recherche et l'étude des vestiges anciens ou récents se trouvant sous l'eau douce avec des méthodes particulières, en vue de connaître les activités humaines du passé.

Elle se pratique dans les eaux intérieures, par opposition à l'archéologie sous-marine pratiquée en mer.

Le milieu aquatique est très favorable à l'archéologie :

  • l'eau douce protège des actions humaines destructives ;
  • les éléments organiques et minéraux, à l'abri de l'oxygène, de la lumière et des organismes biologiques, sont souvent parfaitement conservés (mais nécessitent des moyens de conservation particuliers dès qu'on les sort de l'eau ou du sédiment)[1],[2]; on ne peut ainsi pas les sécher complètement.
  • des analyses particulières sont rendues possibles : datation par dendrochronologie c'est-à-dire l'identification de bois anciens[3], ou encore la paléobotanique, etc.

Les milieux concernés[modifier | modifier le code]

Ils sont très variés ;

Histoire de l'archéologie subaquatique[modifier | modifier le code]

C'est une forme d'archéologie qui a pu se développer grâce à l'invention du scaphandre, puis du scaphandre autonome puis de sous marins et autres matériels subaquatiques. La première fouille d'archéologie subaquatique a eu lieu en Suisse en 1854 pour étudier le peuplement lacustre du Néolithique. Cette sous-discipline de l'archéologie va évoluer grâce à l'apport des nouvelles technologies dans le domaine de la plongée sous-marine, ce qui va déboucher sur l'élaboration d'une méthode de fouille spécifique aux milieux immergés dans les années 60-70[7].

Les recherches en fleuves et rivières ont un passé plus récent que l'archéologie lacustre[8] sont bien moins connues du public.

L'archéologie en milieu fluviale se développe en France depuis les années 1980, grâce à la pénétration de l'archéologue en personne dans l'élément aqueux. Malgré des conditions d'intervention parfois difficiles, les résultats obtenus ont confirmé la faisabilité et le potentiel archéologique de rivières, dont en France avec par exemple comme la Saône, la Seine, la Marne, la Charente ou la Dordogne.

Législation[modifier | modifier le code]

Le patrimoine culturel subaquatique est protégé par la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de l'UNESCO. Cette convention vise à aider les états parties à mieux protéger leur patrimoine culturel immergé grâce à un cadre juridique international. Cette convention a pour but de lutter contre les dégradations et les pillages des sites archéologiques subaquatiques. Un code de déontologie pour la plongée sur les sites de patrimoine culturel subaquatique est publié par le secrétariat de la Convention pour la protection du patrimoine subaquatique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Singley, K. (1988) The conservation of archaeological artifacts from freshwater environments ; Lake Michigan Maritime Museum (résumé).

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Cahiers d'archéologie subaquatique [1]
  • UNESCO, Protection du patrimoine culturel subaquatique [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Singley, K. (1988) The conservation of archaeological artifacts from freshwater environments ; Lake Michigan Maritime Museum (résumé).
  2. Bertholon, R. (2001). Nettoyage et stabilisation de la corrosion par électrolyse: le cas des canons provenant de fouilles sous-marine. In La conservation des métaux (pp. 83-101). CNRS Éditions.
  3. Werker, E. (1990). Identification of the Wood. Atiqot, 19, 65-75.
  4. FOZZATI, L. (1995). La découverte archéologique de l'espace lacustre. Écologie humaine, 13, 73-78.
  5. Billaud, Y., & Marguet, A. (1997). L'archéologie subaquatique dans les lacs alpins français. Documents d'archéologie en Rhône-Alpes, (15), 219-264.
  6. Bonnin P. (2000). Les méthodes de l’archéologie subaquatique en milieu fluvial: prospection et fouille. Dir. Bonnamour ; Errance 2000, 31-39.
  7. Anne Lehoërff, Préhistoires d'Europe - De Néandertal à Vercingétorix, Paris, éditions Belin, coll. « Mondes anciens », , 608 p. (ISBN 978-2-7011-5983-6), chap. 7 (« Vivre dans les Alpes en 3000 avant notre ère »)
  8. COYE, N. (1995). Le bel âge de l'archéologie lacustre entre Ferdinand Keller et Oscar Paret. Ecologie humaine, 13, 61-72.