Archéologie du Mexique

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L’archéologie du Mexique s’est développée en plusieurs phases.

Une première période de recherches a commencé à la fin du XVIIIe siècle, notamment après l’importante découverte de monolithes aztèques sous le Zócalo de Mexico, à un moment crucial où la revendication des réalisations prestigieuses des peuples indigènes était utile à la fois aux Espagnols, qui avaient besoin d’assurer leur stature politique internationale en revalorisant la conquête de l'Amérique, et aux mouvements indépendantistes mexicains, qui avaient besoin de promouvoir les qualités distinctes du peuple mexicain vis-à-vis de ses colons.

Au début du XXe siècle, après la révolution mexicaine, sous l’impulsion de chercheurs comme Manuel Gamio et Alfonso Caso, l’objectif n’a plus été uniquement de valoriser les anciennes civilisations mais aussi de moderniser le pays. La création d’instituts archéologiques nationaux tels que l’INAH et l’ENAH et la participation d’instituts étrangers permirent d’explorer et de restaurer de nombreux sites archéologiques.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, une approche plus globale des sociétés préhispaniques, promue notamment par Pedro Armillas et José Luis Lorenzo, nécessita un travail pluridisciplinaire plus scientifique. Les programmes de conservation et de mise en valeur du patrimoine archéologique mexicain évoluèrent pour intégrer de plus en plus les recherches sur la vie quotidienne des indigènes mésoaméricains.

Histoire de l’archéologie du Mexique[modifier | modifier le code]

Époque préhispanique[modifier | modifier le code]

Les fouilles archéologiques contemporaines ont permis d'établir que certains peuples indigènes du Mexique avaient procédé à des excavations de nature archéologique, comme ce fut par exemple le cas des Aztèques à Teotihuacan et à Tula, afin de collecter d'anciens objets d'art, pour leur valeur sacrée aussi bien que pour leur valeur culturelle et prestigieuse[1].

De l’époque coloniale à la révolution mexicaine[modifier | modifier le code]

Les travaux précurseurs[modifier | modifier le code]

Avant même que l'archéologie ne soit considérée comme une discipline à part entière et institutionnalisée en tant que telle, certaines recherches de nature archéologique ont été menées ponctuellement sur le passé préhispanique du Mexique.

Le premier précurseur des excavations archéologiques au Mexique fut Carlos de Sigüenza y Góngora[2], qui organisa des fouilles à Teotihuacan en 1675[3].

En 1785, Antonio Bernasconi, géomètre et architecte, fut envoyé à Palenque par le Capitaine général du Guatémala pour examiner la cité abandonnée. Il en dressa le premier plan, réalisa des illustrations de certaines sculptures et fit creuser plusieurs murs du Palais. Ses efforts pour déterminer qui avaient été les habitants de la cité et comment ils avaient vécu sont précurseurs des préoccupations de l'archéologie contemporaine[4].

En 1791, José Antonio Alzate publia dans La Gazeta de Literatura de México l'article « Descripción de las Antigüedades de Xochicalco ». La précision de ses observations et sa tentative de compréhension de la société ayant construit les monuments de Xochicalco sont précurseurs des recherches modernes[5].

En 1792, Antonio de León y Gama publia le premier ouvrage d'archéologie du Mexique : Descripción histórica y cronológica de las dos piedras que con ocasión del nuevo empedrado que se está formando en la plaza principal de México, se hallaron en ella el año de 1790, une analyse et une description précise du monolithe de Coatlicue et de la Pierre du Soleil, qui venaient d´être mis au jour en 1790. Cette découverte spectaculaire marque un tournant majeur dans l'histoire de l'archéologie au Mexique, car elle éveilla l'intérêt des Mexicains et d'érudits de plus en plus nombreux sur le passé préhispanique du Mexique[6]. En effet, les autorités de la Nouvelle-Espagne, qui dépendaient de l'Espagne, firent beaucoup de publicité de ces découvertes, pour essayer de démontrer que les peuples indigènes du Mexique ancien n'étaient pas aussi peu civilisés que le prétendaient les ennemis de l'empire espagnol, qui voulaient minimiser la valeur de la conquête de l'Amérique pour diminuer le prestige international de l'Espagne et renforcer le leur[6].

L'indépendance du Mexique et la construction d'une identité nationale[modifier | modifier le code]

Début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Seconde moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Marco Antonio Cervera Obregón, Breve historia de los Aztecas, Ediciones Nowtilus S.L., (ISBN 8497635221), p. 42-45: «Un pequeño salto en el tiempo... ».
  2. Alcina Franch 1988, p. 257 : « podemos considerar a don Carlos de Sigüenza y Góngora como precursor inmediato y casi único de la labor arqueológica propiamente dicha llevada a cabo en México antes del siglo XVIII ».
  3. Vázquez León 2003, p. 257 : « Sigüenza y Góngora no se equivocó tampoco al momento de hacer la primera excavación de que se tiene noticia en Nueva España, en 1675 ».
  4. Nalda 2005, p. 30.
  5. Nalda 2005, p. 29.
  6. a et b Matos Moctezuma 1998, p. 20.

Bibliographie[modifier | modifier le code]