Arca (sépulture)

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Arca est le nom donné en Corse à une fosse commune. On en trouvait dans les cimetières communaux et dans les églises.

Plaque funéraire de 1754 (MH)[1] dans l'église Saint-François à Canari

Définition[modifier | modifier le code]

Arca vient du Latin arca, ae, f., cellule, coffre ou cercueil :

« Caveau situé sous l'église où les morts étaient ensevelis en terre consacrée. Ce mode de sépulture traditionnel a été interdit par décret impérial en 1811. »

— Marc Piazza in Le Siège de Furiani - Note de bas de p. 47

INFCOR la banque de données en corse[2] donne la définition du mot arca (fosse commune) en langue corse : « Fossa cumuna custruita pè u più in chjesa, duve eranu sepolti i morti di a parochja ».

Étaient enterrés dans l'arca les indigents (gens qui n'avaient pas de ressources pour se payer un tombeau) et autres, mais aussi les membres du clergé qui y avaient exercé leur ministère.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque sur l'église paroissiale Sainte-Marie à Albertacce

Avant 1130, les gens étaient enterrés aux bords des routes.

Dès 1130, sous l'influence de l'Église, les morts sont inhumés autour et dans l'arca des églises, lieux de rencontre où l'on prend des décisions communautaires, en présence des disparus qui « participent ainsi encore aux affaires »[3].

À partir de 1812, les morts sont inhumés dans un cimetière ouvert par chaque paroisse.

Au siècle dernier, beaucoup de curés, doyens, chanoines, vicaires, religieux, ... étaient encore inhumés dans les églises.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Piazza - Le Siège de Furiani, roman historique, Éditions Anima Corsa Bastia 2012 – (ISBN 978-2-919381-08-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]