Arbeit macht frei

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arbeit.
Vue d'ensemble de l'entrée et grille d'entrée avec l'inscription Arbeit macht frei (Le travail rend libre) du camp de concentration d'Auschwitz I.
Une des portes de Dachau
Entrée du camp d'Oranienburg-Sachenhausen

Arbeit macht frei est une expression allemande signifiant « le travail rend libre ».

Origine[modifier | modifier le code]

L'expression « Arbeit macht frei » se retrouve dans les cercles de la droite nationaliste allemande[1], ce qui explique son adoption ultérieure par le NSDAP.

On la trouve également dans le système concentrationnaire soviétique : ainsi, dans les années 1920, on peut voir à l'entrée de l'un des camps des îles Solovki une inscription proclamant « Par le travail, la liberté[2] ! »

Présentation[modifier | modifier le code]

Ce slogan fut repris par les nazis dans les années 1930.

C'est le général SS Theodor Eicke qui ordonna l'apposition de la phrase à l'entrée des camps de concentration et des camps d'extermination, notamment Auschwitz, Dachau, Gross-Rosen, Sachsenhausen, et à la prison de la Gestapo de Theresienstadt en République tchèque. Avant cela, cette phrase avait été utilisée par la société allemande IG Farben au-dessus du fronton de ses usines[3].

L'enseigne du camp d'Auschwitz dérobée[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2009, entre 3h30 et 5 h (heure locale), l'enseigne du camp d'Auschwitz portant la célèbre inscription a été dérobée. Peu après la découverte de la disparition de l'enseigne, une réplique (celle utilisée généralement lors des périodes d'entretien de l'originale) est venue la remplacer.

Les États d'Israël et de la Pologne ainsi que plusieurs associations juives, ont fermement condamné cet acte.

En compagnie du directeur du musée, Piotr Cywinski, le ministre polonais de la Culture et du Patrimoine national, Bogdan Zdrojewski, a annoncé une récompense de 100 000 złotys[4] venant s'ajouter aux 10 000 zl offerts par la société de gardiennage du musée et aux 5 000 zl promis par la police d'Oświecim[5]. En tout, 115 000 złotys (soit plus de 28 000 euros) seront offerts à quiconque fournira des renseignements permettant de retrouver les coupables[6].

L'enseigne est retrouvée dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 décembre 2009[7], près du domicile d'un des voleurs. Celle-ci a été découpée en 3 morceaux. En tout, cinq personnes ont été interpellées. La police a annoncé qu'il ne s'agit pas de néo-nazis, mais de repris de justice ayant agi sur commande, pour le compte de Anders Högström, un Suédois qui a créé dans les années 1990 le Front national socialiste, un parti néo-nazi. Högstrom a été condamné en décembre 2010 à deux ans et huit mois de prison pour incitation au vol[8].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Arbeit macht frei est également le titre d'un album du groupe italien Area (groupe) sorti en 1973.
  • Arbeit macht frei est aussi le titre d'une chanson du groupe anglais The Libertines sortie en 2004 sur l'album The Libertines.
  • Le groupe punk-rock français Guerilla Poubelle a lui aussi fait de ce slogan un refrain sarcastique dans l'album Punk = Existentialisme sorti le 29 octobre 2007 et dont le titre est Le travail rend libre.
  • Le groupe punk-rock Arseniq33, de Montréal, a également composé une chanson intitulée Arbeit macht frei qu'on retrouve sur l'album Y'a des limites à faire dur.
  • Le groupe punk-rock français Les rats a fait de ce slogan le titre d'une de ses chansons.
  • C'est le nom d'une œuvre de Claude Lévêque refusée au Grand Palais en 2006.
  • Arbeit macht frei est aussi le refrain de la chanson Souriez vous êtes filmé du groupe genevois de punk Sergent papou.
  • L'artiste David TMX propose également une chanson avec ce titre dans son album Les Mondes parallèles, sorti en décembre 2003.

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]