Araniko
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अरनिको |
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Araniko (népalais : अरनिको), Aniko ou encore Anige chinois : 阿尼哥 ; pinyin : ), né en 1245 dans la vallée de Katmandou et décédé en 1306 à Khanbalik (ou Cambaluc, actuelle Pékin), est une importante figure des arts népalais au Népal, au Tibet, dans le Chine de la Dynastie Yuan et dans l'Empire mongol. C'est un Newar, une population du Népal présente depuis au moins le XIIe siècle dans la vallée de Katmandou.
Il est notamment l'architecte du stupa blanc du Temple Miaoying, également appelé temple du stupa blanc.
Biographie
[modifier | modifier le code]Né dans la vallée de Katmandou sous le règne d'Abhaya Malla de la Dynastie Malla, il est envoyé sous le règne de Jaya Bhim Dev Malla, sur un projet de construction de stupa d'or au Tibet, où il est initié à la vie monastique[réf. nécessaire].

Il démontrer ses talents pour l'art bouddhique et, en 1260, Drogön Chögyal Phagpa, percepteur d'État de l'Empire mongol sous Kubilai Khan, recrute des artisans népalais pour achever le stupa blanc du temple Miaoying. Araniko, âgé de 16 ans, se porte volontaire et est nommé superviseur. Il arrive en 1261 et est présenté à la cour de Kubilai à Cambaluc[1].
Il y reçoit plusieurs missions artistiques : améliorer un diagramme en bronze d'acupuncture et de moxibustion, produire une variété de statues de Bouddha, la construction de stupas à Shangdu, la fabrication de dharmachakra ou encore des portraits pour le temple impérial. Il est nommé superviseur des artisans en 1273[1].
Il retourne au laïcat et épouse une fille mongole. Il se marie également avec sept autres femmes, avec lesquelles il a en tout six garçons et huit filles, ses fils Aanga et Ashura héritent de sa fonction de superviseur des artisans de la capitale mongole, Cambaluc. Il y meurt en 1306.
Postérité
[modifier | modifier le code]Les œuvres encore conservées réalisées sous sa supervision sont le stupa blanc du temple Miaoying, une icône de la divinité Mahakala ainsi que quelques portraits impériaux. Il introduit le style népalais au sein de la dynastie Yuan qui exerce une forte influence sur l'art tibétain durant cette période ainsi que sous la dynastie Ming. Zanabazar s'inspire directement de son style[1].
La partie népalaise de la route Lhassa – Katmandou, tronçon de la route asiatique AH42, est également appelée autoroute Araniko en hommage à cet artiste.
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (ne) Satyamohana Jośī (en) (सत्यमोहन जोशी) (trad. Aṇurāja Jośī (अणुराज जोशी)), अरनिकोकृत श्वेतचैत : महाकाव्य / Arnico krita sweta chaitya : an epic on Arnico's White Dagoba, तलेजु प्रकाशन, [2]
- (en) Jing Anning, « The Portraits of Khubilai Khan and Chabi by Anige (1245-1306), a Nepali Artist at the Yuan Court », Artibus Asiae, vol. 54, nos 1/2, , p. 40–86
- (en) Bālakr̥shṇa Sama, « Araniko », dans Heroes of Nepal, His Majesty's Government, Department of Information, , p. 19
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 (en) Christopher Pratt Atwood, Encyclopedia of Mongolia and the Mongol Empire, Facts On File, (ISBN 978-0-8160-4671-3, lire en ligne), p. 13-14
- ↑ सत्यमोहन जोशी ; अनुवादक, अणुराज जोशी, « अरनिकोकृत श्वेतचैत : महाकाव्य », sur ac.jp, तलेजु प्रकाशन (consulté le ).