Arai-juku

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34° 41′ 41″ N 137° 33′ 41″ E / 34.69472, 137.56133

Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'ancienne station du Tōkaidō. Pour l'entreprise japonaise, voir Arai. Pour l'astronome japonais, voir Masaru Arai.
Arai-juku dans les années 1830, estampe d'Hiroshige de la série les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō.

Arai-juku (新居宿, Arai-juku?) était la trente et unième des cinquante-trois stations qui jalonnaient la route du Tōkaidō, l'axe majeur du Japon durant l'ère Edo.

Elle se situe dans la ville d'Arai, dans le district de Hamana de la préfecture de Shizuoka au Japon. À l'époque d'Edo elle se trouvait dans la province de Totomi.

Les caractères kanji pour cette station étaient initialement écrits également sous les formes 荒江 et 荒井 (Arai).

Histoire[modifier | modifier le code]

Arai-juku était située sur le berge occidentale du lac Hamana (浜名湖, Hamana-ko?) que traversaient les voyageurs pour atteindre Maisaka-juku, la précédente station du Tōkaidō. Bien qu'il existait de nombreux points de contrôle le long du Tōkaidō, celui d'Arai était le seul qui se tînt sur terre et sur la rivière.

Tant le point de contrôle que la station étaient souvent endommagés par des séismes ou des tsunami, ce qui entraînait leur déplacement en plusieurs endroits. L'emplacement actuel fut décidé après le tremblement de terre de Hōei en 1707. Le bâtiment du point de contrôle fut utilisé comme école après la suppression des points de contrôle au début de l'ère Meiji. C'est à présent un musée consacré à l'histoire et à la culture des anciennes shukuba.

La Kii-no-kuni-ya (紀伊の国屋?), hatago préservée (旅籠?) toujours existante, servait de lieu de repos pour les voyageurs officiels en provenance de la province de Kii plus au sud. C'est de nos jours un musée d’histoire locale[1]

L'estampe classique ukiyoe d'Ando Hiroshige (édition Hoeido) de 1831-1834 montre un cortège de daimyo lors d'un sankin kotai, effectuant la traversée entre Maisaka-juku et Arai-juku. Le daimyo est dans un grand vaisseau avec ses armoiries familiales tandis que ses serviteurs suivent avec les bagages dans un petit bateau.

Stations voisines[modifier | modifier le code]

Tōkaidō
Maisaka-juku - Arai-juku - Shirasuka-juku

La barrière Arai se trouvait entre cette station et la précédente, Maisaka-juku.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Patrick Carey, Rediscovering the Old Tokaido:In the Footsteps of Hiroshige, Global Books UK, 2000 (ISBN 1901903109)
  • (en) Reiko Chiba, Hiroshige's Tokaido in Prints and Poetry, Tuttle, 1982 (ISBN 0804802467)
  • (en) Jilly Traganou, The Tōkaidō road: traveling and representation in Edo and Meiji Japan, Routledge,‎ 2004 (ISBN 9780415310918)
  • Gabriele Fahr-Becker, L'Estampe japonaise, Taschen,‎ 2006 (ISBN 978-3-8228-2057-5)
  • Gisèle Lambert et Jocelyn Bouquillard, Le Tōkaidō d'Hiroshige, Bibliothèque de l'image,‎ 2002 (ISBN 2-914239-69-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]