Arabes choua

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Cuisine choua au nord du Cameroun.

Les Arabes choua (variante : choa, shuwa) tels qu'ils sont désignés en langue kanouri, appelés aussi « Arabes métis[1] » ou encore « Arabes hassaouna[2] » (variante : hassawuna), sont les Arabes vivant dans le Bornou et le nord du Cameroun[3], ainsi qu'au Niger dans la région du lac Tchad[4].

On ignore à quelle époque les Arabes sont arrivés dans la région du lac Tchad. Ils sont probablement venus en nombre au cours du XVIIIe siècle, refoulés au sud du Chari par les Toubous. À la fin du XIXe siècle, ils apportent un certain soutien au seigneur de la guerre Rabah, tué dans une bataille contre les colonisateurs français en 1900. Les Arabes choua doivent ensuite payer tribut aux Kotoko, vassaux des Français[5].

Dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, on les trouve principalement dans les cantons suivants : Kousseri, Kolofata, Limani, Boundéri, Magdémé et Kossa (environ 4 000 personnes), également dans ceux de Petté, Fadaré et au nord de Bogo (1 800). Quelques centaines vivent en outre à Garoua, la grande ville du nord[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Barouin, Pourquoi les Daza assimilent-ils leurs voisins ? (Actes du colloque MEGA-TCHAD (11-12 septembre 1986). Relations interethniques et culture matérielle dans le bassin du lac Tchad).
  2. Jean-Pierre Olivier de Sardan et Mahamam Tidjani Alou, Les pouvoirs locaux au Niger : Tome 1 : A la veille de la décentralisation, t. 1, Karthala, , 392 p. (ISBN 978-2-8111-0306-4), p. 280.
  3. Jean Chapelle, Le peuple tchadien : ses racines, sa vie quotidienne et ses combats, L'Harmattan, , 304 p. (ISBN 978-2-85802-728-6), p. 175.
  4. André Salifou, Histoire du Niger : époques précoloniale et coloniale, Nathan, , 320 p. (ISBN 978-2-09-882499-7), p. 20.
  5. [www.persee.fr/doc/caoum_0373-5834_1975_num_28_111_4538_t1_0303_0000_2 Christian Bouquet, Hagenbucher (Franck). — Les Arabes dits « Suwa » du Nord-Cameroun. 1973 (compte-rendu). In: Cahiers d'outre-mer. N° 111 - 28e année, Juillet-septembre 1975. p. 303.]
  6. Jean Boutrais (et al.), « Les Arabes Choa », in Le Nord du Cameroun : des hommes, une région, ORSTOM, Paris, 1984, p. 118

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des villages du Diamaré, DGRST, ISH, Yaoundé, 1981, 214 p.
  • Dictionnaire des villages du Margui-Wandala, ORSTOM, Yaoundé, , 115 p.
  • Saïbou Issa, « Arithmétique ethnique et compétition politique entre Kotoko et Arabes Choa dans le contexte de l'ouverture démocratique au Cameroun », dans Africa Spectrum, vol. 40, no 2 (2005), p. 197-220.
  • Jean-Claude Zeltner, Histoire des Arabes sur les rives du lac Tchad, Karthala, Paris, 2002, 140 p. (ISBN 2-8458-6286-5)
  • Frank Hagenbucher-Sacripanti, « Les Arabes dits « Šuwa » du Nord-Cameroun », Cahiers Office de la recherche scientifique et technique outre-mer, N'Djaména, éditions de l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer, sciences Humaines, vol. XIV, no 3,‎ , p. 223-249 (lire en ligne[archive] [PDF]).

Articles connexes[modifier | modifier le code]