Ara de Coulon

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Primolius couloni

Ara de Coulon
Description de cette image, également commentée ci-après
Primolius couloni
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Psittaciformes
Famille Psittacidae
Genre Primolius

Nom binominal

Primolius couloni
(P.L. Sclater, 1876)

Statut de conservation UICN

( VU )
VU C2a(ii) : Vulnérable

Statut CITES

Sur l'annexe I de la CITES Annexe I , Rév. du 13/02/2003

Synonymes

  • Propyrrhura couloni

L'Ara de Coulon (Primolius couloni) est une espèce de perroquets de la sous-famille des Psittacinae.

Description[modifier | modifier le code]

Cet oiseau présente une coloration assez proche de l'ara macavouanne. Il s'en distingue cependant par une taille plus modeste (environ 41 cm), un plumage vert plus foncé, des cercles oculaires foncés, des iris jaunes et la tête bleue[1]. L’ara de Coulon est de petite taille, il mesure environ 41 cm et pèse en moyenne 250 g et a un plumage à tendance verte et une tête bleue. Auparavant classé dans le genre Propyrrhura, l'ara de Coulon est desormais classé dans le genre Primolius regroupant tous les aras dits à tête bleue. Il se reconnaît à sa tête bleue beaucoup plus foncée que celle des autres aras de son genre et par ses ailes totalement vertes. Il ne se rencontre à l'état sauvage qu'en Bolivie, au Brésil et au Pérou. Malheureusement, ce superbe Ara est aujourd'hui très menacé dans son milieu naturel et ses effectifs sont en constante diminution, notamment en raison des captures dont il est l'objet. Son plumage général est de couleur verte, souvent coloré olive, surtout sur la partie inférieure, avec la tête, les plumes des ailes et la couverture primaire de couleur bleue. La partie supérieure de la queue à la base est marron, le centre est vert et la pointe est bleue. Le dessous de la queue et des ailes est verdâtre, jaune. Le bec est de couleur corne, gris pâle avec la base noire et les pattes sont rose terne. L'iris est blanchâtre avec un cercle marron, souvent à peine visible. Contrairement à la plupart des aras, la peau de la face et des joues est de couleur gris foncé. Les jeunes ressemblent aux adultes mais ils ont l'entièreté du bec noir, les pattes grises, l'iris plus foncé ainsi que la peau faciale et les joues blanches.

Habitat naturel.[modifier | modifier le code]

Il vit principalement en Amérique du Sud dans une aire comprise entre l'est du Pérou et l'ouest du Brésil entre 150 et 1 550 m d'altitude. Ils apprécient principalement les forêts tropicales humides, avec de grands arbres et préfèrent rester le long des rivières mais ils ont aussi été observés dans des marais de palmier Moriche et aux périphéries des villes. Comme beaucoup d'autres perroquets, l'ara de Coulon est connu pour visiter les falaises d'argile.

Domesticité[modifier | modifier le code]

Les aras de Coulon apprécient d'être logés dans une volière de 2 m de long, 90 cm de large et 2 m de haut au minimum. Comme tous les aras, l'Ara de Coulon demande quelques perchoirs afin de pouvoir se reposer. Il réclamera aussi quelques jouets et morceaux de bois afin de pouvoir s'occuper et entretenir son bec.

Longévité.[modifier | modifier le code]

Ces petits aras peuvent vivre en moyenne jusqu'à l'âge de 40 ans.

Comportement.[modifier | modifier le code]

Ces oiseaux vivent généralement en couple ou en groupe et peuvent devenir agressifs en période de reproduction. Leurs puissants cris résonnent dans les forêts exotiques.

Alimentation.[modifier | modifier le code]

Les aras de Coulon se nourrissent principalement de graines, de baies, de plantes, d'insectes et de larves d'insectes.

Reproduction.[modifier | modifier le code]

La femelle pond en moyenne entre 3 et 4 œufs en avril qu'elle couvera pendant 26 jours.

Statut à l'état naturel.[modifier | modifier le code]

Cet oiseau se reproduit volontiers en captivité, ce qui devrait pérenniser l'espèce.

Il y a peu, cet ara était considéré comme sans danger, mais une révision en 2006 par BirdLife International a montré qu'il serait rare avec une population totale fortement diminuée à seulement 1000 à 2500 individus. Il a été reclassé comme “menacé” en 2007 dans la liste rouge de l'UICN.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mario D. & Conzo G., 2004, Le grand livre des perroquets, Editions de Vecchi, Paris.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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