Aprey

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Après.

Aprey
Aprey
Entrée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Langres
Canton Villegusien-le-Lac
Intercommunalité Communauté de communes d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais
Maire
Mandat
Gilles Goiset
2014-2020
Code postal 52250
Code commune 52014
Démographie
Gentilé Apreyens- Apreyennes
Population
municipale
192 hab. (2015 en augmentation de 2,13 % par rapport à 2010)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 58″ nord, 5° 13′ 25″ est
Altitude Min. 341 m
Max. 522 m
Superficie 15,72 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne

Voir sur la carte administrative de la Haute-Marne
City locator 14.svg
Aprey

Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne

Voir sur la carte topographique de la Haute-Marne
City locator 14.svg
Aprey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aprey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aprey

Aprey est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Perrogney-les-Fontaines Rose des vents
Auberive N Flagey
O    Aprey    E
S
Aujeurres Villiers-lès-Aprey Baissey

Aprey est située sur le plateau de Langres, en Haute-Marne, dans le canton de Longeau-Percey, à environ deux kilomètres du Haut-de Baissey (colline boisée située au sud du Haut-du-Sec) qui est le point culminant de la Haute-Marne (523 mètres d'altitude).

La commune d'Aprey se situe non loin de la ligne de séparation des eaux entre la Manche et la Méditerranée. De nombreuses sources prennent naissance aux alentours d'Aprey telle que la Vingeanne qui demeure comme l'un des plus beaux cours d'eau de toute la région.

Le village compte huit rues : la Grande Rue, Petite rue, la rue d'Auberive, la rue du Vau, la rue de Paris, la petite Ruelle, la rue des Plantes et la rue de Villier et une place principale où se trouvent les halles et le château d'Aprey : la place du Marché.

La superficie du territoire de la commune est de 1 572 hectares dont environ 700 hectares de forêts. Le village est bordé en amont de forêts de chênes et de roches et l'aval offre une vue superbe sur la vallée de la Vingeanne et les vergers d'arbres fruitiers.

Le village comporte aussi deux hameaux annexés à la commune : Ville-Bas, autrefois ferme en activité et Ville-Haut, petit hameau d'une quinzaine d'habitants où siègent plusieurs exploitations agricoles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, des familles sont parties de ce village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 François Ollivier    
1888 1906 Eugène Hudelet    
1906 1908 Henri Baudin    
1908 1912 Jean-Baptiste Pioche    
1912 1919 Eugène Hudelet    
1919 1920 Raymond Baudin    
1920 1929 Abel Marquet    
1929 1932 Eugène Hudelet    
1932 1934 Marcel Boisselier    
1934 1952 Louis Guyot    
1952 1959 Pierre Goiset    
1959 1995 Maurice Aubertot    
1995 en cours Gilles Goiset DVG Retraité de l'enseignement

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2015, la commune comptait 192 habitants[Note 1], en augmentation de 2,13 % par rapport à 2010 (Haute-Marne : -2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
572511556500538528519518549
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
508522524485463523437414391
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
364350328249250280266231240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
212205185199171188190190190
2013 2015 - - - - - - -
187192-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les moulins à eau[modifier | modifier le code]

La commune comptait plusieurs moulins à eau, construits le long de la Vingeanne.

Les halles[modifier | modifier le code]

Les halles.

Les halles ont été reconstruites en 1838 avec les matériaux d'origine qui datent eux-mêmes du XVIIe siècle. C'est l'architecte Gaullet qui conçoit les plans de ce qui sera plus tard, le cœur du village. Le bois est d'origine, mais le toit a été reconstruit avec les tuiles d'Aprey de René Bollote, les anciennes laves étant en trop mauvais état.

Elles abritent dès 1790 la mairie, servant aussi bien de cadre aux fêtes villageoises, à la Fête de la Fédération, à la prestation du serment de la garde nationale, à la proclamation du ban des vendanges et à diverses adjudications et décisions municipales.

Avec Langres et Montsaugeon, Aprey est l'un des trois lieux qui, dans la Haute-Marne, se sont vu accorder par François Ier le privilège ancestral de droit de halle et, par conséquent, le droit de tenir foires (les foires de Champagne étant réputées dans toute l'Europe). Au XVIIIe siècle, les foires faisaient le dynamisme de la petite ville. C'est en effet plus de 30 000 personnes qui étaient attirées chaque année par ces foires (marchands, acheteurs ou simples visiteurs). Ce sont aussi ces foires qui dynamisaient le commerce à Aprey où étaient situés, à l'époque, plusieurs hôtels, un cabaret et de nombreux commerces (boucheries, boulangeries, épiceries).

En 1996, le conseil municipal s'engage dans un projet de rénovation des halles dans le but de dynamiser le tourisme et surtout, de redonner une vie au cœur du village. En 1997, c'est l'inauguration par le maire des « nouvelles halles », elles sont désormais le point central, le centre historique et s'inscrivent dans le patrimoine du village.

La faïencerie[modifier | modifier le code]

La première mention date de 1742. En 1744, Jean-François Frossard se marie à Aprey, il vient de Saint-Amand-les-Eaux en Flandre en qualité de peintre au service du seigneur Jacques Lallemant. En 1750, Martin Claude Dorez se joint à lui, mais ce dernier partira à Mathaux où il mourra en 1753. Jacques est rejoint, en 1760, par son frère Joseph, officier qui revient de Saxe, haut lieu de la porcelaine, où il avait été fait prisonnier. Les deux hommes s'associent alors, d'un commun accord, avec François Frossard. Cet homme va peindre pendant plusieurs décennies les premières porcelaines de la petite entreprise.

Ils ajoutent, par la suite, une production supplémentaire à la faïencerie qui produisait seulement quelques objets communs vendus aux riverains : la production de pièces de très haute qualité cuites au petit feu qui seront plus tard peintes à la main. Avec cette nouvelle production, l'entreprise triple son chiffre d'affaires et s'agrandit.

En 1760, c'est Protais Pidoux qui apporte sa contribution à l'entreprise : il peint à la main de nombreux objets en faïence d'une qualité remarquable et d'une beauté incomparable. La faïencerie a largement dépassé le cadre local. En 1769, Joseph Lallemand décide de rompre l'association avec son frère Jacques, considérant que Protais Pidoux est bien meilleur que lui dans la peinture de porcelaine et donc, que son avenir n'était pas dans la faïence. Pour combler le vide, Jacques Lallemand fait appel à un habile céramiste nivernais : François Ollivier. Celui-ci travaillera d'abord comme simple manutentionnaire puis, grâce à son talent, il devient directeur de la faïencerie. François Ollivier sera, par la suite, le premier maire d'Aprey de 1790 à 1792.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Aprey reste, par son charme et son authenticité, un des plus beaux villages du pays des quatre lacs. Aujourd'hui, le village subit l'exode urbain et le faible développement des activités industrielles et commerciales et son château est à l'abandon, mais il peut encore être sauvé par le développement du tourisme dans la région : forêt de chênes, ruisseaux, sources, falaises calcaires, promenades au bord de la Vingeanne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire des faïenceries d'Aprey, édité en 1997 sous l'égide des Musées de Langres, sous la direction de Philippe Quettier, attaché de Conservation, assisté de MM. Gilles Goiset, Benoît Decron et Jean Rosen. Disponible aux Musées de Langres
  • Les halles au cœur du village, Gilles Goiset, publication réalisée en 1997 sous l'égide d'ADECAPLAN (Association de Développement des Cantons du Plateau de Langres), Collection Pierres et terroir.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]