Après le gazage et dans la salle des fours

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Les œuvres après le gazage et dans la salle des fours sont des croquis représentant les étapes de la destruction des corps des Juifs durant leur extermination pendant la Seconde Guerre mondiale. Elles sont deux étapes qui se suivent, en premier temps la récupération des corps après le gazage et dans un second temps l'enfournement des corps dans les fours. L'artiste, David Olère était juif, déporté dans le camps de Auschwitz Birkenau, il était employé dans une équipe de sonderkommando. Traumatisé par cette expérience, il a tenté d'en évacuer l'horreur dans ses œuvres, peu de temps après la guerre, dans les années 1945-46. Pour ses œuvres, il a utilisé la méthode du lavis à l'encre de chine.

Les deux croquis sont actuellement exposés au Musée des combattants des ghettos en Israël.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors de la seconde guerre mondiale, L’Allemagne Nazie émerge. Hitler et ses collaborateurs mettent en œuvre une de leur ambition, l'extermination des juifs[1] qui est un massacre décidé et organisé qui débute partir de 1941. Pour cela deux solutions sont mises en place, l’extermination par le travail qui est avantageuse pour le régime nazi et l'extermination par le gazage. Durant toute cette guerre les juifs sont dénoncés, embarqués, exploités et tués. Ils subissent aussi les rafles.

Présentation de l'auteur[modifier | modifier le code]

David Oler[2] Juif, né en 1902 à Varsovie (Pologne). Il suit une formation à l’école des Beaux-Arts de Varsovie avec une dispense du fait de son jeune âge, puis à Berlin à seize ans pour devenir peintre , sculpteur et décorateur . Dans le cours de l'année 1920 il s'installe à Paris où il peut alors exprimer ses talents au plus près des artistes de Montparnasse. Il travaille dans le milieu du cinéma en réalisant des affiches de films. Il travailla pour de grands studios de cinéma (Paramount) mais aussi enseigna à l'académie de la Grande Chaumière. Il décide d’orthographier définitivement son nom en « Olère » afin de s'identifier citoyen du pays. En 1937 il obtient la nationalité française. Peu de temps après en 1939 la France entre en guerre et il combat pour elle. En 1943, il subit l'arrestation de la police française le et étant un juif il est déporté à Auschwitz le .

La vie de l'auteur dans le camp[modifier | modifier le code]

À son arrivée au camp, il est rapidement repéré pour ses capacités de communication. En effet il parle plusieurs langues dont le Français, Polonais Russe Anglais Allemand et aussi le yiddish (parler allemand des communautés juives d'Europe orientale, autrefois d'Allemagne). Cela fut un atout pour lui dans le camps ainsi que pour sa survie. Les Nazis remarquent aussi ses dessins ce qui leurs procurent du divertissement. Il est d'abord sélectionné au labeur de terrassier puis est désigné pour faire partie du Sonderkommando dans le camp de Auschwitz Birkenau[3] où il côtoiera le pire le travail du kommando dont le but était de vider les chambres à gaz et de mettre les corps dans les fours. Il est traumatisé par toutes ces images qu'il voit. C'est avec l'art qu'il va les partager. Il fait une série de croquis à l'encre de Chine.

Description des œuvres[modifier | modifier le code]

- Après le gazage - David Olère - 1946[modifier | modifier le code]

Après le gazage représente une scène où au premier plan nous pouvons observer un SS pour montrer la surveillance continuelle ensuite nous pouvons remarquer un homme qui paraît fatigué et qui est maigre. C'est un sonderkommando[4], le travail qu'a fait l'auteur. Il tient dans sa main droite le cadavre d'un bébé et dans l'autre celui de la mère qu'il traîne au sol. Cela laisse penser a une mers et son enfant. Au dernier plan il y a un autre homme au même labeur, il vide les chambres a gaz.

- Dans la salle des fours - David Olère - 1945[modifier | modifier le code]

Le croquis d’après Dans la salle des fours semble être la suite[5] . En effet au dernier plan il y a pleins de corps qui dégringolent d'un monte charge. Au second plan c'est les fours qui sont dessinés et au premier plan l'artiste a dessiné d'autres corps entassés qui vont être brûlé dans le four aux grade flammes a gauche. Il y a trois sonderkommandos qui s'occupent de jeter les cadavres au feu.

Ces deux œuvres ont été réalisé avec la technique du lavis à l'encre de Chine[6]. Afin d'obtenir cette encre, il suffit de tremper un bâtonnet de bois brûlé au préalable dans de l'eau. C'est avec les dosage de l'eau que l'artiste est en capacité d'obtenir des nuances de couleurs différentes tout en gardant le même bâtonnet.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Shoah », sur memorial-wlc.recette.lbn.fr (consulté le 13 février 2019)
  2. « Biographie : Olère David », sur www.encyclopedie.bseditions.fr (consulté le 13 février 2019).
  3. La-Croix.com, « Exposition de David Olère au musée de l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz », sur La Croix, (consulté le 13 février 2019)
  4. « Sonderkommando - David Olère », sur www.sonderkommando.info (consulté le 13 février 2019)
  5. « Sonderkommando - Accueil », sur sonderkommando.info (consulté le 13 février 2019)
  6. admin, « technique et méthode pour faire un lavis à l’encre | Christiane ALLENBACH aquarelle » (consulté le 13 février 2019)


Sources[modifier | modifier le code]