Appel aux étrangers vivant en France

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L’appel aux étrangers vivant en France est un appel lancé au début du mois d’août 1914 par plusieurs intellectuels, parmi lesquels Blaise Cendrars, Ricciotto Canudo et Jacques Lipchitz[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

Cet appel est lancé le et placardé sur les murs de Paris. L'appel sera repris par Le Figaro[2], Le Matin et Le Gaulois dès le 2 août. Puis le lendemain par L'Écho de Paris, Le Temps et L'Intransigeant[3].

Contenu[modifier | modifier le code]

«  L'heure est grave.

Tout homme digne de ce nom doit aujourd'hui agir, doit se défendre, de rester inactif au milieu de la plus formidable conflagration que l'histoire ait jamais pu enregistrer.

Toute hésitation serait un crime.

Point de paroles, des actes.

Des étrangers amis de la France, qui pendant leur séjour en France, ont appris à l'aimer et à la chérir comme une seconde, patrie, sentent, le besoin impérieux de lui offrir leurs bras.

Intellectuels, étudiants, ouvriers, hommes valides de toutes sortes - nés ailleurs, domiciliés ici - nous qui avons trouvé en France la nourriture de notre esprit ou la nourriture matérielle, groupons-nous en un faisceau solide de volontés mises au service de la plus grande France. »

Signataires[modifier | modifier le code]

L'appel est signé de Ricciotto Canudo, Blaise Cendrars, Léonard Sarluis, Joseph Csaky, Kaplan, Berr, Oknotsky, Dibroski, Isbicki, Schoumoff, Roldireff, Kozline, Essen, Lioschitz, Frisendahl, Israilevitch, Vertepoff.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’écriture au front. Lettres des tranchées sur fabula.org
  2. Fac-similé de l'appel dans le Figaro du 2 août sur Gallica
  3. [PDF] Les étrangers dans l’armée française au cours de la Grande Guerre par Jean-Pierre Reynaud (Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, séance du 19 janvier 2009)