Apel·les Fenosa

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Apel·les Fenosa
Apel·les Fenosa i Florensa.jpg

Apel·les Fenosa i Florensa

Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Distinctions
Œuvres réputées

Apel·les Fenosa i Florensa, né à Barcelone le , et mort à Paris le , est un sculpteur espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Apel·les Fenosa nait à Barcelone en 1899, dans un milieu cultivé[1], Fenosa devint sculpteur en suivant un cursus qui l'amène à travailler dans l'atelier du sculpteur Enrique Casanovas. Il fait siennes les idées du modernisme et rallie le groupe des évolutionistes : Rebull, Granyer, Viladomat.

Ayant des sympathies pour la cause anarchiste, il refuse le service militaire[1] et part pour la France en 1920, s'arrêtant brièvement à Toulouse avant de monter à Paris en 1921. Il s'y intègre rapidement au milieu artistique et rencontre Jules Supervielle, Max Jacob et surtout Pablo Picasso. Ce dernier l'encourage dans la voie de la sculpture et lui achète ses premières œuvres parisiennes. Dès lors, Fenosa expose tant à Paris qu'à Barcelone : en 1924, Max Jacob préface sa première exposition parisienne, ainsi que celle de la galerie Zborowski en 1928. Fenosa est en Catalogne lorsqu'en 1931 est proclamée la Seconde République espagnole : il reste en Catalogne et, proche des anarchistes[2], combat dans les rangs républicains lors de la guerre d'Espagne. Il participe à la Biennale de Venise en 1936. À l'arrivée au pouvoir du franquisme dans son pays, il s'établit définitivement à Paris[3].

En 1942, il rencontre Paul Éluard chez Picasso. Fenosa déjeunera longtemps plusieurs fois par semaine avec le peintre et le poète. Éluard lui commande un buste de lui-même à la cire perdue, puis un autre de son épouse Nusch. Il dédiera à Fenosa un poème non repris en recueil[2].

En 1944, le Comité de libération du Limousin lui commande une sculpture commémorant le massacre d'Oradour-sur-Glane : le Monument aux Martyrs d'Oradour (1944-1945), d'abord érigé à Limoges[3] puis déplacé à Oradour.

À partir de 1946, il expose individuellement ou collectivement à Paris, Londres, Barcelone, Madrid, Prague, New-York, Tokyo, Rabat, Osaka, Casablanca, Carrare. Les plus grands écrivains et poètes de son temps préfacent ses expositions personnelles : Éluard, Cocteau, Supervielle, Ponge, Neruda, Cournot, Caillois, Espriu

En 1981, il réalise sur commande de l'Unesco la statuette L'Olivier, qui sera le trophée remis aux lauréats du prix de l'éducation pour la paix décerné annuellement par l'Unesco[3].

En 1982 lui est décernée la médaille d'or de la Généralité de Catalogne, l'année suivante c'est la Légion d'honneur française, puis, en 1987, la médaille d'or de la ville de Barcelone[3].

Il s'éteint à son domicile parisien le .

Expositions rétrospectives[modifier | modifier le code]

El bon temps perseguint la tempesta, Barcelone.

Œuvres notoires[modifier | modifier le code]

  • 1923 Guitarrista
  • 1925 Mujer sentada. Paris
  • 1929 Palmira. Paris
  • 1930 Mujer tendida. Barcelone
  • 1931 Muchacha en el balcón. Barcelone
  • 1938 Lleida
  • 1939 Buste de Jean Cocteau à l'écharpe
  • 1939 Buste de Jean Marais
  • 1944 Monument aux martyrs d'Oradour-sur-Glane
  • 1950 Métamorphose des sœurs de Phaéton. Fundación Apel·les Fenosa, El Vendrell (Tarragone)
  • 1951 bas-relief Ophélie, inspiré par Rimbaud. Fundación Fenosa, El Vendrell, et inauguré à La Défense en 1987.
  • 1957 Christ. Église du Christ-roi, Fribourg (Suisse)
  • 1957 Tempestad perseguida por el Buen Tiempo
  • 1961 Mujer con los brazos alzados. Fundación Fenosa, El Vendrell
  • 1966 Busto de Nicole con sombrero
  • 1970 La Primera. Fundación Fenosa, El Vendrell
  • 1971 Orlando furioso. Fundación Fenosa, El Vendrell, et complexe Antigone, Montpellier
  • 1949 Polyphème. Installé à Dole en 1972.
  • 1973 Primavera. Fundación Fenosa, El Vendrell
  • 1973 Sphinx. Fronton de la porte du Conseil constitutionnel, Paris.
  • 1977 Monument à Pau Casals. Parc Turo, Barcelone
  • 1977 Relief de Saint Georges terrassant le dragon. Centre d'Études catalanes de La Sorbonne (Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie)
  • 1978 El Buen Tiempo persiguiendo a la Tempestad. Avenue Gaudí, Barcelone et La Défense, Paris

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Josefina Alix, Escultura Española 1900/1936, Madrid, Ediciones El Viso, 1985. (ISBN 84-7483-412-0)
  • Jean-Charles Gateau, Éluard, Picasso et la peinture (1936-1952), Paris, Droz, 1983.
  • Roger Caillois, Fenosa, recueil de dix proses illustrées de vingt lithographies originales de l'artiste, Paris, Fernand Mourlot, 1972
  • Francis Ponge, Des étrangetés naturelles, illustré de sept lavis de Fenosa, Marseille.
  • Bernard Noël et Bernard Vargaftig, Suite Fenosa, Marseille, Ryôan Ji, André Dimanche éd., 1987
  • Jean-Marie Gleize, Le temps n'existe pas, Paris, A Encrages, 1990 (édition française).
  • Leymarie, Jean. Fenosa, Genève, Skira, 1993 (édition française).
  • Apel.les Fenosa, Propos d'atelier, édition établie, annotée et présentée par Bertrand Tillier, Creil et Cognac, Dumerchez & Le Temps qu'il fait, 1996
  • Collectif, Fenosa ou le Limon ailé, Cognac, Le temps qu'il fait, 1997 (contributions de Jordi Pujol, Federico Mayor, Michel Cournot, Jean-Marie Gleize, ...).
  • Nicole Fenosa et Bertrand Tillier, Apel.les Fenosa, catalogue raisonné de l'œuvre sculpté, Barcelone et Paris, Ediciones Poligrafa & Flammarion, 2002 (édition quadrilingue; catalan, espagnol, français et anglais).

Liens externes[modifier | modifier le code]