Antonio Vallejo Nágera

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Antonio Vallejo Nágera
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à Paredes de NavaVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité EspagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants Juan Antonio Vallejo-Nágera (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université de Valladolid (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Profession Psychiatre, écrivain, médecin et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Grand-Croix de l'ordre civil du ministère de la Santé (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Real Academia Nacional de Medicina (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Antonio Vallejo-Nájera Lobón[1],[2] est un psychiatre militaire, qui figure parmi la liste des psychiatres militaires s’étant livrés à des expérimentations sur les prisonniers de la Guerre d'Espagne, à dessein d’y déceler la présence d’allégués gènes communistes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon le juge Baltasar Garzón « Francisco Franco... autorisa en août 1938 le chef des Services psychiatriques militaires à créer le Cabinet d'investigations psychologiques, dont la finalité primordiale était la recherche des racines psychophysiques du marxisme, qui ne peut avoir d'autre précédent que l'Institut pour la recherche et l'étude de l'hérédité créé [dans l'Allemagne nazie] par Himmler », et il attribue à Vallejo Nagera « Nous avions déjà exposé dans d'autres travaux l'idée des relations intimes entre le marxisme et l'infériorité mentale... La vérification de nos hypothèses à une transcendance politico-sociale énorme, car, si comme nous le pensons, les militants marxistes sont de préférence des psychopathes antisociaux, la ségrégation totale de ces sujets dès l'enfance pourrait libérer la société d'une plaie si terrible »[3]

En 1938, certains membres des Brigades internationales sont soumis à des tests physiques et psychologiques ; il s’agit de l’une des premières tentatives systématiques de mettre la psychiatrie au service d’une idéologie politique.

Un film[4], explore, à ce propos, les expérimentations du docteur Vallejo : « Les enfants perdus du franquisme[5],[4],[6],[7] ». Ce reportage décrit une situation expérimentale, dans laquelle les enfants des républicains ne peuvent rester avec leur mère génitrice au-delà de trois ans. Ces enfants sont ensuite pris en charge par une institution catholique, qui leur inculque une idéologie en tout point opposée à celle de leurs parents. Très souvent, d’ailleurs, ces derniers perdent leur trace. Sans aucun fondement scientifique, le rapport déclare :

« [...] Les relations intimes existant entre le marxisme et l’infériorité mentale sont évidentes et concluent, sur base de ce postulat, que la mise à l’écart des sujets, dès l’enfance, pourrait affranchir la société de cette idéologie… »

— Dr Antonio Vallejo Nágera, médecin psychiatre

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Concerto pour instruments désaccordés : Souvenir d'un psychiatre, Éditions du Cerf, 1984.
  • (es) Construyendo a Caín. Diagnosis y terapia del disidente : Las investigaciones psiquiátricas de Vallejo Nágera con presos políticos, R Vinyes, Ayer, 44 (2001), p. 228-250.
  • (es) Niños y Jóvenes anormales, Antonio Vallejo Nágera, sans éditeur, Madrid, 1941

Filmographie sur ce sujet[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. El apellido compuesto Vallejo-Nájera según el Diccionario heráldico hispanoamericano, de Endika Mogrobejo — Euskal.net.
  2. À ne pas confondre avec Juan Antonio Vallejo-Nágera, son fils, né à Oviedo, en 1926, également médecin psychiatre.
  3. Crimes de Franco: le juge Garzon recule, mais l'Espagne ne peut plus oublier nov 2008
  4. a et b (fr) [vidéo] Histoire vivante — Les enfants volés du franquisme, tsr.ch (via le cache de google), diffusé le 7 août 2011. Durée : 57:18.
  5. (ca) Els nens perduts del franquisme – Les enfants perdus du franquisme. Réalisation : Ricard Belis i Garcia. Musique : Victor Cortina. Production : Muntsa Tarres, 2004. Durée : 30 min.
  6. (fr) [vidéo] « Les enfants volés du franquisme », Arte, (consulté le 27 janvier 2011)
  7. (fr) « Bébés volés du franquisme : les victimes espèrent une enquête », Le Nouvel Observateur, (consulté le 27 janvier 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]