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Antonio Franconi

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Antonio Franconi
Fonction
Directeur
Amphithéâtre Anglais (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, tombeau de Franconi ainé (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfants

Antonio Franconi est un écuyer italien né à Udine le et mort à Paris le . Il est marié en premières noces avec Marie-Anne Merleti et en secondes noces, en 1798, avec Elisabeth Massucati avec laquelle il a eu trois fils, Louis (1774-1807), Laurent (1776-1849) et Henri (1779-1849)[1].

Arrivé en France vers 1760 après avoir quitté Udine apparemment à cause d'un duel où il aurait tué son opposant, il commence par être bateleur dans le sud de la France. Il est notamment dans les Cévennes en 1769, à Rouen, puis à Bordeaux où il organise des combats de taureaux, puis à Lyon où il s'installe aux Brotteaux dans un établissement qui accueille progressivement ses exercices équestres.

Citoyen de Lyon, il sillonne la France avec ses spectacles équestres. Il paraît pour la première fois le 15 avril 1789 chez l'écuyer anglais Philip Astley qui avait ouvert un manège à Paris où Franconi s'installe en 1793 alors que l'écuyer anglais a dû quitter la France. La même année son établissement à Lyon brûle et Antonio Franconi cherche désormais à s'établir définitivement à Paris. Il apparaît régulièrement lors de courses équestres à Paris après la Révolution et il en organise lui-même plusieurs lors des fêtes révolutionnaires. Il paraît, avec ses fils Laurent et Henri, chez différents entrepreneurs de spectacles parisiens, puis s'installe à Yerres, où sa cataracte le rend quasiment aveugle en 1798. Il est soigné mais semble ne plus remonter réellement à cheval laissant à ses fils les affaires familiales.

Amphithéâtre de Franconi.

Ce sont ainsi, Laurent et Henri Franconi qui en 1802 établissent le manège Franconi au Couvent des Capucines. Le jardin est exproprié pour le percement de la rue Napoléon en 1806 et les Franconi s'installent alors rue du Mont-Thabor et ouvrent le premier Cirque Olympique, dédié au spectacles équestres.


Les fils, petit-fils et arrière petit-fils ont inscrit la dynastie Franconi dans la lignée des grandes familles des spectacles parisiens. Hommes de cheval réputés et recherchés, ils ont dirigé les théâtres équestres, cirques et hippodromes de spectacles de Paris, faisant rayonner les arts équestres et les arts du cirque au travers de la France et dans toute l'Europe ainsi qu'aux Etats-Unis, attirant le public par le talent de leurs écuyers et la perfection de la mise en scène de leurs pièces féeriques et militaires. Victor Franconi a fondé le un célèbre établissement parisien de spectacles équestres en plein air, baptisé « l'Hippodrome », et situé alors place de l'Etoile[1] et Charles Franconi a dirigé le Cirque d'Hiver jusqu'en 1907 [2].

Antonio Franconi est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (35e division)[2].

L'amphithéâtre de Franconi vu par Louis-Marie Prudhomme en 1804[modifier | modifier le code]

Amphithéâtre de Franconi, au jardin des Capucines.
Ce sont des chevaux dressés à divers exercices très-curieux. Mademoiselle Franconi danse sur des chevaux avec beaucoup de grâce. Chacun admire le cheval savant qui se couche, fait le mort, ramasse un fouet, un mouchoir, etc. Il y a autant de différence entre un cheval dressé par Franconi, et un cheval qui n'a que son instinct naturel, qu'il y en a entre un homme élevé à la cour, et un paysan qui n'est jamais sorti de son village[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Franconi, Écuyers et écuyères, histoire des cirques d'Europe (1680-1891), par le Baron de Vaux, J. Rotschild éditeur, Paris 1893, p.307.
  2. Domenico Gabrielli, Dictionnaire Historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIe et XIXe siècles, Ed. de l'Amateur, , 334 p. (ISBN 978-2-85917-346-3), p. 141
  3. Louis-Marie Prudhomme, Miroir de l'ancien et du nouveau Paris, avec treize voyages en vélocifères, dans ses environs. Tome 2 / . Ouvrage indispensable aux étrangers et même aux Parisiens, et qui indique tout ce qu'il faut connoître et éviter dans cette capitale. Orné d'un plan de Paris et de 18 gravures., Paris, Prudhomme, fils, rue des Marais, F. B. St.-G. Debray, rue St. Honoré, barrière des Sergens. An XIII. - (1804.), pp.315-316.

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