Antonio Benivieni

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Antonio Benivieni
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Girolamo Benivieni
Domenico Benivieni (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Antonio Benivieni est, né à Florence le et mort dans la même ville le , un médecin florentin considéré comme le pionnier de l'autopsie pour la détermination des causes de la mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antonio Benivieni est le premier des cinq enfants de Paolo Benivieni, notaire, et de Nastagia de' Bruni, d'une ancienne et noble famille florentine[1].

Il embrasse d'abord une carrière littéraire et étudie le latin et le grec avec Cristoforo Landino. Il abandonne ensuite les Lettres pour se consacrer à la médecine toujours sous la protection des Médicis : Cosme l'Ancien et Pierre de Médicis dit le Goutteux[1].

Il étudie la médecine à l'université de Pise ainsi qu'à celle de Sienne. Devenu médecin en 1470, il acquiert une grande renommée à la suite de sa précision dans les diagnostics, pour son utilisation rationnelle des médicaments et surtout pour son habileté en tant que chirurgien[1].

Il devient le médecin des membres de familles nobles et puissantes telles que les Médicis, les Pazzi, les Adimari, les Strozzi et également des couvents Saint-Nicolas, Sainte-Catherine, Santissima Annunziata et San Marco. Il soigne François Guichardin à seize ans et Savonarole dont il devient l'ami et le disciple. Il est très lié au cercle de Laurent de Médicis[2] dont il soigne la fille. Il lui dédie De Regimine Sanitatis où il explique à Laurent le Magnifique comment cultiver « à la fois la Philosophie et la Médecine : la première, la mère de tous les arts, guérit les âmes et les libère des désirs ; la seconde doit surtout nous préserver des maladies du corps[3]. » Il lui dédie aussi De peste[4]. Il fait partie de l'Académie néoplatonicienne de Marsilio Ficino.

Bienvieni n'a pas publié au cours de sa vie le résultat de ses nombreuses études bien qu'il ait pratiqué quinze autopsies en essayant de les corréler avec le motif du décès[5],[6] pour en comprendre la cause[7].

Le traité intitulé De Abditis morborum Causis[Note 1](Les Causes cachées de la maladie) est publié en 1507[8] peu de temps après sa mort par Giovanni Rosati, un médecin florentin, à la demande du frère d'Antonio, Girolamo Benivieni[2],[Note 2]. Ce livre est considéré comme l'un des premiers ouvrages consacrés à la pathologie[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Trouvé aussi sous le titre De abditis nonnullis ac mirandis morborum et sanationum causis
  2. ou Geronimo Benivieni

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (it) Ugo Stefanutti, « BENIVIENI, Antonio », dans Enciclopedia Treccani, vol. 8 : Dizionario Biografico degli Italiani, Rome, Istituto dell'Enciclopedia Italiana, (lire en ligne).
  2. a et b Alfredo Perifano, « Aspects d'une polémique médicale au XVIe siècle », Les Académies dans l'Europe humaniste : idéaux et pratiques - actes du colloque international de Paris,‎ , p. 163-186 (ISBN 9782600011754, lire en ligne).
  3. L. Millet, « A. Benivienii, De Regimine Sanitatis ad Laurentium Medicem [compte rendu] », Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, vol. 7, no 4,‎ , p. 384 (lire en ligne).
  4. (it) « Antonio Benivieni, De peste », sur http://www.bml.firenze.sbn.it, Biblioteca Medicea Laurenziana (consulté le ).
  5. a et b (en) Manuela Testa, « The 18th century. Clinical anatomy and the pathology of organs. Spallanzani. Jenner », History of Medicine, sur http://pacs.unica.it, Università degli Studi di Cagliari (consulté le ).
  6. (en) « Autopsy », Encyclopædia Britannica,‎ (lire en ligne).
  7. (en) Steven I. Hajdu, « The First Printed Case Reports of Cancer », Cancer, vol. 116, no 10,‎ , p. 2493–2498 (DOI 10.1002/cncr.25000, résumé).
  8. (la) Hermann Boerhaave, Tractatio medico practica de lue venerea, apud Henricum vander Deyster et Philippum Bonk, , 392 p. (lire en ligne), p. 59.

Liens externes[modifier | modifier le code]