Antonin Servière

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Antonin Servière
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Antonin Servière est un compositeur, enseignant et musicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une formation de saxophoniste au Conservatoire de Paris où il obtient un Diplôme de Formation Supérieure de saxophone en 2004, il étudie la musicologie à la Sorbonne, puis la composition. En 2007, il obtient un doctorat de musicologie avec la thèse L’Œuvre symphonique de Jean Sibelius (1865-1957) : Essai de caractérisation stylistique Paris, 2007[1]. De 2007 au 2010 il est chercheur en musicologie à la Haute École de musique de Genève (Conservatoire), institution dans laquelle il obtient également en 2010 un Bachelor de Composition. Il collabore ainsi en 2009-2011 au programme de recherche Musicologie des Techniques de Composition Contemporaine (MuTeC)[2].

Comme compositeur de musique classique contemporaine, il s'intéresse aux expressions sonores de sujets historiques. Ainsi, en 2011-2012 il participe à la composition d'une dramatisation musicale de la Divine Comédie de Dante, projet international du Ulysses Network [3] dans le cadre de la Fondation San Fedele à Milan[4]. En 2012, il compose un opéra de chambre (inachevé, sur un livret de Pierre Kuentz[5]), inspiré sur l'impératrice romaine Galla Placidia, créé à l'Abbaye de Royaumont.

Le 23 avril 2013, il est l'un des compositeurs de Paris dont la musique est jouée en Finlande par l'Uusinta Ensemble dans le cadre d’Echos de Paris - Works by Parisian composers et le 10 avril 2014, le même ensemble finlandais interprète une autre pièce de Servière, radiodiffusé par le Finnish Radio Broadcasting Company[6].

En octobre 2013, il est finaliste du concours de la Fondation San Fedele avec Aquaeductio[7], radiodiffusé par la radio autrichienne Ö1[8] et en 2015 finaliste du Prix Feeding music à Milan avec Procrastinatio[9].

En juillet 2015, au 17e Congrès mondial du saxophone Saxopen à Strasbourg sa Sonate pour saxophone alto et piano est exécutée par les musiciens portugais Carlos Canhoto et Yan Mikirtoumov,[10] de même que Secret Procession, joué par le saxophoniste finlandais Joonatan Rautiola[11],[12].

En 2017 il est lauréat du 8e Forum International des Jeunes Compositeurs avec la partition Le Songe d'Honoria, exécuté par l'Ensemble Aleph à Paris[13]. Cette partition est également sélectionnée par le MotoContrario ensemble à Trente pour Call for Scores 2018[14].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Pièces solos
  • Twenty Minutes Of Love, pour percussion et dispositif vidéo (2015), op. 33 (11')
  • Le Jour où la Nuit…, pour percussions et bande (2012), op. 9b (5')
  • Bagatelle sans altérité, pour piano (2010), op. 15 (3')
  • Moment d'hiver…, pour harpe seule (2007), op. 7a (6')
  • … et moment d'infini, pour harpe seule (2012), op. 7b (3')
  • Motum, pour violoncelle seul (2006), op. 4 (9')
Musique de chambre (2-8 instruments)
  • Timing, pour saxophone alto, piano, percussion et contrebasse (2016-2017), op. 35 (37')
  • Quiproquos, 3 pièces pédagogiques pour saxophone et accompagnement (2016), op. 36 (7')
  • Lampedusa, duo pour flûte et harpe (2015-2017), op. 33b (9')
  • Le Songe d'Honoria, pour 7 instruments (2012, rev 2016), op. 27 (8')
  • Velociter, miniature pour quintette (2015), op. 31 (2'30)
  • Procrastinations, pour 6 instruments (2015), op. 29 (13')
  • Ob…, trio pour piano, violon, violoncelle (2014), op. 26b (13')
  • E io tremava ne l'etterno rezzo, pour quatuor à cordes (2012), op. 19 (6')
  • Sonata for alto saxophone and piano (2011, rev 2016-2017), op. 18 (20')
  • Le Rythme des Autres, pour 7 instruments et électronique (2010), op. 12 (16')
  • Inconstances, duo pour hautbois et clavecin (2010), op. 16 (8')
  • D'après "Dans la nuit", pour quintette (2009), op. 10b (11')
  • Non nova sed nove, pour quatuor de saxophones (2006, rev. 2009), op. 6 (14')
  • Car je croyais (…), pour cor et trio à cordes (2008), op. 11b (13')
  • Trio pour flûte, alto et harpe (2008), op. 8 (12')
  • Pseudomorphosis II, quintette pour flûte, clarinette, piano, violon, violoncelle (2005), op. 3 (13')
  • Pseudomorphosis I, quatuor pour clarinette, percussions, piano, violoncelle (2004), op. 5 (11')
  • Velle non discitur, sextuor pour quatre saxophones, percussions, piano (2004), op. 2 (16')
Musique pour ensembles (8-15 instruments)
  • Kumahdukset, pour ensemble de neuf instruments (2014), op. 26a (13')
  • Aquaeductio, pour ensemble de quatorze instruments (2013), op. 25 (10')[15]
  • Déclinaison, pour ensemble de neuf instruments (2013), op. 24 (17')
  • Postscaenia, pour trois quatuors (2012), op. 23 (7')
  • Hi paludes pro civitatibus habent, pour huit instruments (2012), op. 22 (11')
  • Le Mur et le Fleuve, pour ensemble de deux quintettes (2011), op. 17 (11')
Musique pour orchestre
  • Facettes, pour orchestre (2016), op. 34 (17')
  • Wacharme!, miniature pour orchestre d'harmonie (2014), op. 28 (2')
  • Cinq Esquisses, orchestration de l'op. 114 de Jean Sibelius (2012), op. 23b (10')
  • Migratio II, pour orchestre à cordes (2012), op. 20 (4')
  • Exo(r)de, pour grand orchestre (2011), op. 13b (6')
  • Dans la nuit, pour petit orchestre (2008), op. 10a (10')
Musique vocale, musique pour la scène
  • Galla Placidia, opéra de chambre pour trois voix et cinq instrumentistes (2012), op. 21 (25')
  • Barbaricum atque immane gemunt, pour six voix d'hommes et percussions (2010), op. 14 (7')
Musique avec électronique
  • Le Jour où la Nuit, pour percussions et bande électroacoustique (2012), op. 9b (5')
  • Car je croyais ouïr de ces bruits prophétiques…, pour cor et électronique (2008-2009), op. 11a (13')
  • Étude pour deux métaux et une peau, pour bande électroacoustique (2008), op. 9a (10')

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]