Antonin Louis

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Antonin Louis
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Biographie
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Rue CadetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Antoine-Magdeleine LouisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Antoine-Magdeleine Louis, dit Antonin Louis, né à Lyon le et mort à Paris le , est un chansonnier et compositeur nationaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine-Magdeleine Louis est né le , plusieurs mois après la mort de son père, au no 4 de la rue du Tupin-Rompu, à Lyon[1].

Après avoir été volontaire dans l'armée d'Afrique[2], Antonin Louis étudie l'harmonie et la composition auprès de Savard, Elward et Clapisson au Conservatoire[3] et se lance dans une carrière musicale à la fin du Second Empire, en collaborant notamment avec Paul Burani puis avec Gaston Villemer. Avec ces derniers, il est l'un des principaux auteurs de chansons humoristiques et/ou politiques au début de la IIIe République.

Républicain, franc-maçon (affilié à la loge « République démocratique ») et nationaliste, il rejoint le mouvement boulangiste et adhère à la Ligue des patriotes de Paul Déroulède, dont il est l'un des plus fidèles partisans. L'air de ses Pioupious d'Auvergne est ainsi la marche officieuse du boulangisme[2].

Entre 1888 et 1893, il dirige La Diane, hebdomadaire satirique boulangiste (et pro-commandant Hériot)[4]. En , il fonde avec Gyp un nouvel hebdomadaire nationaliste, La Patrie illustrée, mais la publication cesse au bout de quelques mois[2].

Passé de mode depuis le début du XXe siècle[2], Antonin Louis meurt le à son domicile du no 18 de la rue Cadet[5].

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Pompiers de Nanterre (musique d'Antonin Louis, paroles de Paul Burani et Philibert), 1868.
  • Le Sire de Fisch Ton Kan (musique d'Antonin Louis, paroles de Burani), 1870-1871.
  • Le Chant de l'internationale (musique d'Antonin Louis, paroles de Burani et d'Alfred Isch-Wall), 1871.
  • Les Pioupious d'Auvergne (musique et paroles d'Antonin Louis), créée par Bourgès en 1887.
  • La Charrette (musique et paroles d'Antonin Louis), 1899.
  • Les Entravées (musique et paroles d'antonin Louis), 1910[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives municipales de Lyon, registre des naissances (juillet-décembre 1845), acte no 4558 du 29 novembre, (vue 315 sur 416).
  2. a b c et d Joly (2005), p. 247.
  3. Le Figaro, 29 août 1897, p. 3.
  4. Le Matin, 13 mai 1893, p. 3.
  5. Archives de Paris, état civil du 9e arrondissement, registre des décès de l'année 1915, acte no 1501 du 16 novembre (vue 17 sur 31).
  6. « Les entravées : chansonnette comique », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 15 février 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français (1880-1900), Paris, Honoré Champion, 2005, p. 246-247.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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