Anton Makarenko

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Makarenko.
Anton Makarenko
Makarenko.jpg

Anton Makarenko

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 51 ans)
GolitsynoVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Période d’activité
À partir de
Nationalités
Activités
Autres informations
Membre de
Site web
Distinction

Anton Semionovitch Makarenko (en russe : Антон Семëнович Макаренко), né le [1]) à Belopolie (oblast de Soumy, Ukraine), mort le à Moscou, était un pédagogue russe. À la suite de la Révolution russe, il a fondé des maisons coopératives pour les orphelins de la guerre civile, notamment la colonie Gorki. Plus tard, sous les auspices de Staline, la commune Dzerjinski à Kharkov[2]. Makarenko a écrit plusieurs ouvrages, aux nombres desquels Le Poème pédagogique (Педагогическая поэма), une histoire romancée de la colonie Gorki, a été très populaire en URSS[2],[3]. Le film Le Chemin de la vie réalisé par Nikolai Ekk en 1931 est grandement inspiré de l'expérience de Makarenko[4],[5]. La même expérience présentée du point de vue des élèves d'un tel établissement, est relatée dans la nouvelle autobiographique de Grigori Belykh (ru) et L. Panteleïev (ru) portée l'écran en 1966 sous le titre La République ChKID[6].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 1er mars 1888 à Belopolié d’une famille ouvrière en Ukraine - qui à cette époque fait partie de l'Empire russe - Makarenko devient instituteur à l’âge de dix-sept ans, formé et diplômé par l’École de cheminots la plus renommée du pays. Au moment de la grande guerre, il est réformé à cause de sa forte myopie et ira étudier sur les bancs de l’Institut pédagogique de Poltava. Il commence à écrire des poèmes satiriques et des nouvelles ce qui l’amène à entretenir une correspondance avec Maxime Gorki.

Makarenko enseigne et devient directeur dans différentes écoles primaires et secondaires jusqu’en 1920 où il prend la responsabilité d’une colonie qu’il a créé : la colonie Gorki, un établissement qui regroupe et héberge jeunes délinquants et enfants sans protection dont le nombre ne cesse de grandir après la révolution russe. Bien qu'établis dans le cadre paramilitaire, les principes fondateurs de ce genre de structure prônent la liberté d'expression, le respect des valeurs et le respect d'autrui. L'autorité est confiée au conseil constitué de membres les plus respectés et c'est en assemblée générale qu'on prend les décisions importantes. Le travail agricole et artisanal assure la suffisance de la communauté et crée les liens grâce à l'activité collective[7].

Makarenko dirige plusieurs colonies jusqu’en 1936, en étant souvent en opposition avec le Commissariat de l’Instruction Publique, et commence ses œuvres en particulier le Poème pédagogique. À l’âge de 39 ans, il épouse Galina Salko qui travaille à la commission de la délinquance d’Ukraine. En 1932, il publie ses premiers essais pédagogiques et, deux ans après, participe à la direction de la Commission des communautés de travail d’Ukraine puis il est admis à la société des écrivains.

En 1936, ses théories pédagogiques sont officiellement reconnues avec un changement complet du Commissariat de l’Instruction Publique. Moscou l’appelle alors et il enseigne sa pédagogie en conférence, à la radio, dans des réunions de parents de la capitale russe. En 1938, il est décoré de l’Ordre du Drapeau rouge du Travail et publie Les drapeaux sur les tours et Problèmes d’éducation à l’école soviétique. Toujours influencé par le parti communiste russe, Makarenko n’en sera jamais membre car il décède d’une embolie en 1939, quelques semaines après avoir fait sa demande d’adhésion.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Plusieurs de ses œuvres ont été traduites puis éditées et rééditées en français :

  • Le poème pédagogique écrit de 1925 à 1935 que l'on trouve aussi sous le titre Le chemin de la vie
  • Le livre des parents écrit en 1937
  • Les drapeaux sur les tours écrit en 1938

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir passage au calendrier grégorien pour le changement de calendrier en Russie
  2. a et b G.N.Filonov, « Anton Sémionovitch Makarenko (1888-1939) », sur unesco.org (consulté le 17 juin 2016)
  3. « Makarenko (Anton Semenovitch) », sur larousse.fr (consulté le 17 juin 2016)
  4. Bernadette Moussy, Les pédagogues dans l’histoire, Chronique Sociale, (ISBN 9782367173283, lire en ligne)
  5. Jean Tulard, Le Nouveau guide des films - Intégrale, Robert Laffont, (ISBN 9782221124864, lire en ligne)
  6. (en)Marina Balina,Evgeny Dobrenko, Petrified Utopia: Happiness Soviet Style, Anthem Press, (ISBN 9780857283900, lire en ligne), p. 99
  7. Jean Pierre Dufoyer, « Délinquants et militaires : relire Makarenko », sur lemonde.fr, (consulté le 14 février 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]