Anton Geesink

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Anton Geesink
Image illustrative de l’article Anton Geesink
Anton Geesink en 1961.
Contexte général
Sport pratiqué Judo
Période active de 1950 à 1967
Biographie
Nationalité sportive Drapeau : Pays-Bas Néerlandaise
Naissance
Lieu de naissance Utrecht
Décès (à 76 ans)
Lieu de décès Utrecht
Taille 1,98 m (6 6)[1]
Poids 115 kg (253 lb)[2]
Palmarès
Jeux olympiques 1 0 0
Championnats du monde 2 0 1

Anthonius Johannes Geesink dit Anton Geesink, né le à Utrecht et mort le dans la même ville, est un judoka néerlandais, combattant dans la catégorie des poids lourds.

Il fut champion olympique (1964), champion du monde (1961 et 1965) et premier non Japonais à remporter chacun de ces titres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anton Geesink, un géant de 1,98 m et 115 kg, participe pour la première fois aux championnats d'Europe de judo en 1951. Médaillé d'argent cette année-là, il enlève le titre continental l'année suivante. À l'occasion des premiers championnats du monde, organisés à Tokyo en 1956, le Néerlandais obtient la médaille de bronze derrière deux combattants nippons.

En raison de l'absence du judo au programme olympique, Geesink cherche à participer aux Jeux olympiques en pratiquant la lutte gréco-romaine. Il enlève le titre national dès 1956 et est sélectionné pour les Jeux olympiques d'été de 1960, qui ont lieu à Rome, avec l'équipe de lutte. Il ne peut toutefois pas se rendre à Rome en raison de son statut professionnel : il est professeur de judo, donc assimilé à un sportif professionnel par le CIO.

Il poursuit sa carrière en judo pendant la période où il pratique la lutte, lui permettant de renforcer le haut de son corps. En 1961, lors de la troisième édition des Mondiaux à Paris, Geesink devient le premier judoka européen à battre un Japonais lors des championnats du monde[2]. Cet exploit crée un traumatisme dans le pays originel du judo et des catégories de poids sont introduites pour contrer le Néerlandais[3].

Malgré ces précautions, lors du premier tournoi olympique de judo à Tokyo, les Japonais ne peuvent l'empêcher de devenir champion olympique du titre suprême toutes catégories. Le , il domine en finale Akio Kaminaga[2], remportant ainsi la seule médaille d'or non japonaise lors de ces Jeux. Après neuf minutes de combat, il réussit à immobiliser son adversaire au sol, mettant en pratique le travail effectué, pendant trois mois à l'Université de Tenri (en)[2]. Ce titre est la récompense de son acharnement à l'entraînement (souvent plus de six heures par jour).

L'ancien judoka devient membre du Comité international olympique en 1987[4]. En 1997, la fédération internationale de judo lui attribue le 10e dan, et il fait partie du « Hall of fames de cette fédération » depuis le [5] aux côtés de Jigorō Kanō et de Charles Palmer.

De 1964 à 1976, il séjournait régulièrement au Golfe Bleu le Beauvallon à Sainte-Maxime, lieu de résidence et d'entraînement de nombreux judokas espoirs français et étrangers (dont Wim Ruska, futur champion olympique).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Anton Geesink en 1961.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Peter Nichols, « Anton Geesink obituary », sur theguardian.com, (consulté le 4 mai 2019).
  2. a b c et d Eurosport, « Il était une fois les Jeux (6) », sur eurosport.fr, (consulté le 6 décembre 2018).
  3. « Anton Geesink : La puissance tout en souplesse », dans Benoît Heimermann et Raymond Pointu, 100 champions pour un siècle de sport, Issy-les-Moulineaux, SNC L’Équipe et Musée olympique, (ISBN 2-9512031-2-8), p. 86.
  4. Fiche d'identité, sur le site du Comité international olympique.
  5. (en) « GEESINK, Anton », IJF.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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