Antoinette de Pons

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Portrait contemporain d'Antoinette de Pons par François Quesnel

Antoinette de Pons-Ribérac, souveraine du Canada, comtesse de La Roche-Guyon et marquise de Guercheville (vers 1560- Paris 16 janvier 1632) fut dame d'honneur de Marie de Médicis. Elle sera première dame d'honneur de la reine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'Antoine de Pons-Ribérac, elle épouse en premières noces Henri de Silly, comte de la Rocheguyon. D'un second mariage en 1594 avec Charles du Plessis-Liancourt, comte de Beaumont et Gouverneur de Paris, elle a Roger du Plessis-Liancourt, duc de la Rocheguyon, pair de France. Elle rencontre Henri IV après la bataille d'Ivry.

Antoinette est restée dans les mémoires comme pieuse et vertueuse, et d'une grande beauté. Elle portait une grande attention aux jésuites des colonies françaises d'Amérique et contribua notamment au financement et à la fondation de la mission de Saint-Sauveur sur l'île des Monts Déserts, dans le Maine actuel. Cette colonie fut néanmoins détruite par les Anglais, prétextant un non-respect des limites territoriales françaises. En outre, sa dévotion pour l'état et pour le roi contribuèrent à lui donner le titre de souveraine du Canada. Elle protégea aussi Bernard Palissy.

Elle usera de son influence auprès de la Reine, comme l'avait fait auparavant le père Coton auprès d'Henri IV, pour que Jean de Poutrincourt avec la compagnie de Jésus puisse continuer à fonder des missions en Amérique. Poutrincourt, qui fut pendant 15 ans le premier gouverneur de l'Acadie, était déjà parti dans son 3e voyage en 1610, « à la grande colère de ses associés huguenots[1] », avec deux pères jésuites sur ordre du Roi. Il voulait effectivement évangéliser la colonie, mais il semblerait qu'il ait eu de la répugnance vis-à-vis de la compagnie de Jésus, trop matérialiste à son goût. Antoinette recueillit les fonds nécessaires aux expéditions de Poutrincourt, afin de compenser les désistements d'autres bailleurs de fonds, et continua à aider Poutrincourt dans ses recherches de fonds, lui-même étant incapable de trouver des associés. Les jésuites, représentant notamment Mme de Guercheville, et intervenant continuellement dans les affaires temporelles de la colonie, créeront un climat problématique en Acadie et contribueront au discrédit de Poutrincourt[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Pons, au Canada, est possiblement nommé en son honneur[3].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chronologie de la colonisation
  2. Jean de Poutrincourt
  3. (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Énergie, Mines et Ressources Canada, Ottawa, 1975, p.255.

Lien externe[modifier | modifier le code]