Antoine d'Orléans-Bragance (1881-1918)

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Sur ce qui est considéré comme la « dernière photo de la famille impériale au Brésil » (1888), le prince apparaît assis sur les marches, entre sa grand-mère, l’impératrice Thérèse-Christine de Bourbon-Siciles, et sa mère, la princesse Isabelle. À leurs côtés, on trouve également l’empereur Pierre II, le comte d’Eu, Pierre-Auguste de Saxe-Cobourg et les princes Louis et Pierre d’Alcantara. Photo de Otto Hees.
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Antoine Gaston Philippe François d’Assise Marie Michel Gabriel Raphaël Gonzague d’Orléans-Bragance, prince du Brésil, est né à Paris, le , et est mort à Edmonton (Angleterre), le .

Famille[modifier | modifier le code]

Dom Antoine d'Orléans-Bragance est le troisième fils d'Isabelle de Bragance (1846-1921), princesse impériale du Brésil et plusieurs fois régente de son pays, et de son époux le prince Gaston d'Orléans (1842-1922), comte d'Eu. Par sa mère, il est le petit-fils de l’empereur Pierre II du Brésil tandis que, par son père, il est l’arrière-petit-fils du roi des Français Louis-Philippe Ier.

Bien que d’un tempérament séducteur, le prince Antoine ne s’est jamais marié et n’a eu aucune descendance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine d’Orléans-Bragance, que sa famille appelle affectueusement « Toto », naît à Paris, pendant un voyage que ses parents, la princesse impériale du Brésil et le comte d’Eu, réalisent en 1881, pour des raisons de santé. Mais le prince et ses parents rentrent rapidement au Brésil et Antoine passe les premières années de sa vie dans la région de Petrópolis, auprès de son grand-père, l’empereur Pierre II, et du reste de la famille impériale.

En compagnie de ses deux frères aînés, le prince Antoine reçoit une éducation soignée, donnée par une multitude de précepteurs choisis par l’empereur et encadrés par le baron Ramiz Galvão.

Mais, le 15 novembre 1889, une révolution éclate et la république est proclamée au Brésil. Le prince Antoine, alors âgé de 8 ans, doit donc quitter son pays et suivre sa famille en exil, d’abord au Portugal, puis en Normandie. C’est dans cette région, et plus particulièrement au château d’Eu, racheté par son père au comte de Paris, que le prince passe ensuite la plus grande partie de son existence.

Entre 1908 et 1914, le prince Antoine part en Autriche-Hongrie pour y apprendre le métier des armes. Son père, le comte d’Eu, préfèrerait bien le voir s’engager dans l’Armée française, mais, bien que brésilien, Antoine est soumis, comme tous ses parents, à la loi qui interdit, depuis 1886, aux membres des familles ayant régné en France de servir sous le drapeau bleu-blanc-rouge. Comme ses deux frères, Antoine devient donc lieutenant des Hussards de l’Armée impériale et royale et sert à plusieurs reprises l’empereur François-Joseph.

En 1914, le prince Antoine quitte cependant l’Armée austro-hongroise car il refuse de combattre la France, qu’il considère comme son second pays. Mais, toujours soumis à la loi de 1886, il ne peut espérer s’engager dans l’Armée française et ce, même dans la légion étrangère. Comme son frère Louis, le prince Antoine sollicite donc au roi George V du Royaume-Uni l’autorisation d’intégrer son armée, ce qui lui est autorisé. Le prince du Brésil s’enrôle donc dans la Royal Navy, où il sert comme pilote d’avion.

C’est d’ailleurs aux commandes d’un avion que le prince trouve la mort. Le prince réussit pourtant à traverser la Première Guerre mondiale sans être blessé. Malheureusement, un accident se produit alors qu’il réalise des manœuvres d’exercice, près de Londres, trois jours seulement après l’Armistice. Il meurt finalement de ses blessures quelques jours après et il est ensuite enterré à la chapelle royale de Dreux en France. D'ailleurs, le prince est aujourd’hui le seul Orléans-Bragance[1] à être enseveli en France, puisque les corps de ses parents et de son frère ont été transférés dans la cathédrale de Petrópolis quelques années après la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À l'exception de Pia-Maria d'Orléans et Bragance, « comtesse » de Nicolaÿ, et d'Isabelle d'Orléans et Bragance, « comtesse de Paris ».

Source[modifier | modifier le code]

  • Isabelle d'Orléans, comtesse de Paris, Tout m'est bonheur (souvenirs), Éditions Robert Laffont, coll. « Vécu », Paris, 1978. 440 p.-[16] p. de pl. ; 24 cm. (ISBN 2-221-00107-9).

Liens externes[modifier | modifier le code]