Antoine Grumbach

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Grumbach (homonymie).
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
La mise en forme de cet article est à améliorer (août 2015).

La mise en forme du texte ne suit pas les recommandations de Wikipédia : il faut le « wikifier ». Découvrez comment faire.

La typographie, les liens internes ou externes, les conventions de style, la présentation des sourcesetc. sont autant de points qui peuvent ne pas convenir voire être absents. Si seules certaines sections de l'article sont à wikifier, pensez à les indiquer en utilisant {{section à wikifier}}.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (août 2015).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Le ton de cet article ou de cette section est trop promotionnel ou publicitaire. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Modifiez l'article pour adopter un ton neutre (aide quant au style) ou discutez-en.

Antoine Grumbach
Naissance (74 ans)
Oran (Algérie)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Architecte-Urbaniste
Formation
Distinctions

Grand prix de l'urbanisme - 1992
Membre du Conseil Scientifique de l' Atelier international du Grand Paris (AIGP) - 2010

Chevalier de la Légion d'Honneur - 2010

Antoine Grumbach, né en 1942 à Oran, est un architecte-urbaniste[1], professionnel et enseignant émérite à l'école nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville (ENSAPB). Il concentre ses activités entre études urbaines, architecturales et recherches.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine Grumbach est le fils de Françoise née Bloch, chef du laboratoire de chimiothérapie anti-tuberculeuse de l'Institut Pasteur, et de Jean Grumbach, résistant mort pour la France en 1944. Il est né à Oran alors que ses parents y étaient de passage pour rejoindre de Gaulle[2]. Il est le frère de Tiennot Grumbach[3].

Après des études à Paris au Lycée Carnot, il entre à l'atelier Beaudouin de l'École des Beaux Arts en 1960 avant de rejoindre l'atelier Candilis en 1963. Durant ses études aux Beaux Arts, il prépare un doctorat de Sémiologie avec Roland Barthes à l'EPHE et suit les cours d'Henri Lefebvre, Lévi-Strauss[2] et Benveniste.

Avec Christian de Portzamparc et Roland Castro, il anime la revue Melpomène de l'ENSBA. Il représente à l'UNEF les écoles d'art[2] et contribue à écrire dans la revue 21/29,7 sur les questions culturelles. Durant ses études, il a aussi été le délégué étudiant à la commission de réforme de l’enseignement de l’architecture avec Max Querrien et Michel Rocard. Son projet d'étudiant pour une Maison de la Culture réalisé à l'école a été retenu par André Malraux. Son diplôme en 1967 est un des premiers diplômes traitant de l'espace public d'une ville (Montmorency)[2]. À la suite de ce dernier, il a été associé à une recherche de la DGRST sur les villes européennes sous la direction du professeur Peletier et a été chargé par l'APUR (Atelier Parisien d'Urbanisme) d'une étude sur la vocation du quartier des Halles après le départ des grossistes.

En 1969, Antoine Grumbach fonde le bureau d'études et de recherches TETA (Temps Espace Technique Architecture) et se voit confier la mission de concevoir et réaliser la Liaison Organique du secteur 2 de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée avec Christian de Portzamparc[4].

En 1978, il rédige avec Léon Krier, Pierluigi Nicolin, Angelo Villa et Maurice Culot la "Déclaration de Palerme", un manifeste qui renie les logiques capitalistes et mécaniques du développement urbain au profit d'une réflexion humaniste autour des espaces de la ville[5]

En 1980, il crée sa propre agence d'architecture libérale, puis en 1996 il crée une société d'architecture, Antoine Grumbach et Associés, avec lesquelles il réalisa de nombreuses études urbaines en France (Paris, Marseille, Lyon-Venissieux, Bordeaux, Nîmes, Saint-Julien-en-Genevois, Saint-Denis, Bondy) et a l'étranger (Berlin, Shanghai, Marrakech). Il réalise aussi de vastes espaces publics (Marne la Vallée, Aix en Provence, Nîmes, Saint-Denis, Saint-Julien-en-Genevois, Paris) et nombre de bâtiments publics et privés dont des logements (Paris, Berlin), des bâtiments publics (Poitiers, Saint-Quentin-en-Yvelines) des hôtels et résidences universitaires (Paris, Saint-Quentin-en-Yvelines, Eurodisney[6],[7], Saint-Denis) et des ensembles liés aux transports (Paris, Poitiers ).

En 2008, dans le cadre de la conslutation sur le Grand Paris, Antoine Grumbach présente le projet Seine Métropole dans lequel il visionne le développe de la métropole sur un axe Le Havre-Rouen-Paris[8],[9].

En 2010, il crée la société AGTerritoires pour des misions de consultant. En 2011, il fonde avec Jean Robert Mazaud la Société d'Études et d'Ingénierie des Nouvelles Ecomobilitées (SEINE).

En 2012, il remporte avec Jean-Michel Vilmotte la consultation internationale sur le Grand Moscou[10].

En 2015, il met fin à son atelier pour se consacrer avec sa société "AGTerritoires" à des missions de consultant et d'assistance a maitrise d'ouvrage (AMO) pour les projets architecturaux, urbains et territoriaux en France et à l'étranger.

Concepts[modifier | modifier le code]

Antoine Grumbach est l’un des premiers architectes urbanistes à avoir mis en avant la nécessité de bâtir "la ville sur la ville", considérant que la nature sédimentaire des villes est le marqueur principal de leur ADN. Le travail de l’architecte et de l'urbaniste est selon lui de contribuer à la mise en forme de la "mémoire collective", par l’attention portée à tout ce qui est déjà là. Ainsi, l’histoire de la formation des territoires est l’un des outils de tout projet architectural et urbain.

Le souci du contexte n’exclut pas d’élaborer des "fictions narratives"  comme il l’a mis en place dés 1969 pour la Liaison Organique du secteur 2 de Marne la Vallée  sous forme d’une "archéologie inverse" en réalisant les ruines d’une ville qui aurait existé avant la ville nouvelle .

Son travail sur les grandes métropoles mondiales met en évidence leur "inachèvement perpétuel"  et pose la question de la possibilité de conceptualiser une forme sans limites[11]. Attaché à faire émerger l’espace public megapolitain, Antoine Grumbach concentre ses recherches sur les formes et le tressage des systèmes de mobilité.

Les projets pour le Grand Paris (2008) et le Grand Moscou (2013)[12] avec lesquels il réalise de nombreuses études urbaines des espaces publics et des bâtiments résument ses objectifs conceptuels pour l'aménagement des territoires.

Projets (Sélection)[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Articles et participations a des livres collectifs [21]

  • France: Les Laboratoires de l'Architecture, ed. Academy Éditions Ltd, 104 pages, 1978, ISBN 978-0856704314
  • Georges Rousse, architectures, ed. Bernard Chauveau, ISBN 978-2915837605
  • L'ombre, le seuil et la limite, Musée d'art et d'histoire du judaïsme, 2007[22]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Antoine Grumbach » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Archiguide
  2. a, b, c et d Jérôme Fenoglio, « L'homme du fleuve », sur Lemonde.fr,‎
  3. Geneviève Dreyfus-Armand, Antoine de Baecque, Les années 68: le temps de la contestation, Paris (lire en ligne), p.253
  4. « Liaison Organique Val Maubuée », sur Antoinegrumbach.com
  5. Jean-Louis Cohen, La coupure entre architectes et intellectuels, ou les enseignements de l'italophilie, Mardaga (lire en ligne), p.253
  6. a et b (en) Paul Goldberger, « ARCHITECTURE VIEW; A Curious Mix Of Versailles And Mickey Mouse », sur Nytimes.com,‎
  7. a et b (en) Cathleen McGuigan, « Apres Mickey, Le Deluge », sur Newsweek.com,‎
  8. a et b Laurent Houssin, « Antoine Grumbach : «La Seine est le vecteur d’identité de la métropole» », sur Liberation.fr,‎
  9. a et b Valérie Peiffer, « Antoine Grumbach : "Paris a besoin du Havre et de Rouen" », sur Lepoint.fr,‎
  10. a et b Jean-Didier Revoin, « 28 septembre 2012 », sur Lecourrierderussie.com
  11. Antoine Grumbach, Les formes des métropoles, Paris, AIGP,‎ , 97 p.
  12. « Grand Moscou, le renouvellement de la ville sur elle-même (Russie) », sur Egis.fr,‎
  13. (en) Dom Holdaway, Rome, Postmodern Narratives of a Cityscape, Londres, Pickering & Chatto Publisher,‎ , p.163 à 165
  14. « Les promenades de Rome », sur Antoinegrumbach.com
  15. « Plan d'aménagement Mare et Cascades », sur Antoinegrumbach.com
  16. « La Maison Suger », sur Fmsh.fr
  17. « Antoine Grumbach: The Garden Bridge », sur Antoinegrumbach.com
  18. Anthony Vidler, Antoine Grumbach, Paris, Jalons, Centre Georges Pompidou,‎
  19. « Une nouvelle génération de métros automatiques », sur Usinenouvelle.com,‎
  20. Sandra Roumi, « A l’aube d’un nouveau Millénaire », sur Businessimmo.com,‎
  21. « Publication par AG 2 », sur antoinegrumbach.com,‎ (consulté le 17 août 2015)
  22. « L'ombre, le seuil, la limite », sur Antoinegrumbach.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]